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Le Sida en Tunisie au-delà des chiffres
Publié dans L'expert le 04 - 07 - 2011

L'office national de la famille et de la population a repris dernièrement la tenue des Cercles de la population et de la santé de la reproduction. Le premier cercle post-révolution a fait la lumière sur le thème du « Sida en Tunisie : au delà des chiffres ». Ce cercle fut une occasion pour évaluer la stratégie de lutte contre le sida mise en place depuis 1985 ainsi que le plan stratégique de lutte contre le VIH Sida et les IST pour la période 2006-2011 en collaboration avec l'ONUSIDA et notamment le programme « Appui au partenariat et au renforcement de la riposte à la menace d'extension du VIH SIDA en Tunisie » qu'a approuvé le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour la période 2007-2012 pour un montant de 16.180 millions de dollars.
L'ONFP en tant que bénéficiaire principal a assuré la gestion de ce programme en partenariat avec des partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux.
Mme. Faouzia Ouzini PDG de l'ONFP a souligné que l'office a priorisé la prévention de la transmission du VIH en collaboration avec les institutions publiques et privées concernées ainsi que les différents composantes de la société civile œuvrant pour la lutte contre le sida.
Pr. Ridha Kammoun président de l'association ATL/MST section Tunis a, pour sa part, noté que les priorités consistent actuellement au renforcement de l'engagement politique et financier, à l'accès universel aux services de la prévention et de la prise en charge et la lutte contre la stigmatisation des groupes les plus exposés : PAVIH, populations clés, femmes, enfants, pauvres, minorités etc…
D'après M. Lassad Soua expert auprès du groupe thématique des Nations unies en Tunisie sur le VIH/Sida, a indiqué que les personnes les plus exposées au risque de VIH sont celles qui ne jouissent pas de l'intégralité de leurs droits, car la vulnérabilité est un facteur d'exposition au risque.
« Ce virus vient rappeler à l'Homme sa vulnérabilité sur tous les plans : sanitaire, économique, sociale, politique et culturelle. », a souligné Pr. Kammoun.
Certains groupes sont plus vulnérables parce qu'ils sont incapables d'exercer leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels : femmes, enfants, minorités, jeunes non encadrés, migrants, etc.
L'inégalité des femmes par rapport aux hommes (ex: faible capacité de négociation au moment des rapports sexuels) les rend plus vulnérables.
La stigmatisation : l'obstacle le plus important
La stigmatisation et la discrimination sont également à l'origine de risques de transmission du VIH plus élevés :
Les droits des Personnes Vivant avec le VIH/sida (PVVIH) sont souvent violés du fait de leur séropositivité présumée ou connue, cela bloque leur accès à la prévention, au traitement, au soutien, à l'appui, mais aussi à l'emploi, au logement, etc.).
La stigmatisation et les pratiques punitives envers les Usagers de Drogues Injectables (UDI), les Travailleuses du Sexe (TS) et les Hommes ayant des rapports sexuels avec des Hommes (HSH) bloquent les actions de la riposte et les rendent plus vulnérables.
M. Soua a, dans ce contexte, rappelé la Déclaration de l'Assemblée de Haut Niveau juin 2011qui réaffirme l'engagement des Etats pour la Déclaration 2001, la Déclaration politique de 2006 et les OMD, la nécessité d'adapter la riposte aux situations épidémiologiques en ciblant les populations les plus exposées au risque d'infection (art. 27 et 29), l'importance de la réalisation des droits humains :
- Egalité entre les sexes et autonomisation des femmes (art 22 et 53).
- Droit à un accès et à une qualité de traitement (art. 32).
- Respect des droits de l'Homme pour réduire la stigmatisation, la discrimination et la violence liés au VIH (art. 39 et 77-85).
- Création d'environnements juridiques favorables aux ripostes nationales (art.24).
Les orientations stratégiques de l'ONUSIDA (2011-2015), d'après M.Soua, sont :
- Révolutionner la prévention du VIH pour atteindre l'objectif de zéro nouvelle infection ;
- Favoriser l'émergence d'un traitement, de soins et d'un appui de nouvelle génération pour qu'il n'ait plus de cas de décès lié au sida.
- Promouvoir les droits humains et l'égalité des sexes pour soutenir la riposte au VIH : zéro discrimination.

Priorités de la riposte
M. Soua a également passé en revue les objectifs de la riposte au VIH : enrayement de la propagation du VIH et inversement de la tendance (OMD 6 pour 2015), la réalisation de l'Accès Universel (AU) à la prévention, au traitement, aux soins et à l'appui en matière de VIH à tous ceux qui en ont besoin. (Assemblée générale de l'ONU de juin 2006) : La notion d'Accès universel signifie un accès à l'information et aux services qui soit équitable, abordable, complet et durable et la réalisation de l'Accès universel repose sur le respect des principes d'égalité des droits et de dignité humaine (Rapport mondial sur le sida 2010).
Mais l'efficacité de la riposte au VIH dépend du respect des droits humains, où le non respect de ses droits constitue un obstacle majeur à la riposte au VIH et exacerbe la propagation du VIH/sida.
Pour sa part, Pr. Kammoun considère la pérennisation de soutien financier au programme : Réussir le Round 11, la poursuite des avancées sur tous les fronts et la promotion de la tolérance politique, juridique et sociale pour lutter contre toute forme de stigmatisation et de discrimination (clé du succès), sont les priorités de la riposte en Tunisie.
Passage d'une maladie mortelle à chronique
En Tunisie, Pr Kammoun a résumé la situation actuelle : un engagement politique fort et constant existe, la prise en charge médicale gratuite mais il faut quand même améliorer l'accompagnement, l'accessibilité et l'acceptabilité de Préservatif reste à améliorer, le suivi épidémiologique perfectible pour connaître les groupes vulnérables, une société civile engagée mais qui demande encore un renforcement des capacités. La communication reste frileuse face à la résistance des tabous, le soutien des PAVIH est insuffisant et la stigmatisation des groupes les plus exposés crée : clandestinité, inaccessibilité.
Les priorités sont : dépister (CDAG) et traiter (gratuité, éducation thérapeutique), Garantir l'accès des populations à haut risque (MSM, UDI, TS) à des services adaptés (Prévention et PEC) et lutter contre la stigmatisation et la discrimination
Ces dernières années, la lutte contre le sida a enregistré quelques acquis : sur le plan politique il y a eu une riposte contre le sida basée sur les Droits Humains, sur le plan économique un investissement majeur dans la riposte (Fonds Mondial) et sur le plan scientifique, grâce au traitement, le sida passe d'une maladie mortelle à une maladie chronique.
« Ces acquis nous les devons aux acquis mondiaux et à notre riposte précoce et continue, à l'accès au financement du Fonds Mondial (Round 2006), au renforcement majeur des OSC, à une meilleure coordination entre les acteurs et une meilleure connaissance de l'épidémie. » a souligné Pr. Kammoun.


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