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Crise dans la crise… Tous les ingrédients sont là!
Publié dans L'expert le 26 - 10 - 2010

Il parait que ce monde est en train de vivre ses pires années. Il passe de guerre en guerre et de crise en crise. La plus récente, et qui persiste encore dans nos esprits est la crise financière et économique, dont les répercussions et l'onde de choc sont à l'ordre du jour. Les rapports et les institutions financières et de notations, veulent nous faire avaler la pilule, et nous montrer que tout va bien, et que la reprise est bien réelle. Mais la réalité est tout autre. Le chômage grimpe partout dans le monde, les marchés financiers sont perturbés, les prix des matières premières et agricoles passent d'un record à un autre, les déficits publics s'aggravent, et la récession est plus proche que la croissance.
Dans ce contexte, l'économie mondiale est secouée depuis un mois par un nouveau scandale qui risque de la replonger dans une crise encore plus grave, et qui risque d'être le coup de grâce pour le développement dans le monde. Il s'agit du scandale du «Forclosure gate» ou tout simplement «le scandale des saisies».
Une histoire absolument rocambolesque!
Les répercussions de la crise financière, qui s'est transformée en crise économique, sont perceptibles jusqu'à nos jours ; et l'onde de choc continue sous des formes différentes. Cette crise s'est déclenchée suite à la crise des subprimes aux Etats Unis, ou la crise des prêts immobiliers. Pour rafraîchir la mémoire à certains, il s'agit de prêts immobiliers à taux variables, donnés aux ménages américains même les plus moyens, pour acquérir un logement. A la suite de l'élévation du taux d'intérêt, des millions de clients se sont trouvés en impossibilité de payer. Des investisseurs qui ont acheté ces titres de prêts (titrisés) se sont trouvés avec des crédits à la solvabilité douteuse. Et depuis c'est la chute en dominos. La mondialisation financière, n'a que facilité la contagion pour toutes les places financières. Rien qu'aux Etats Unis, plus de 145 banques ont fait faillite depuis le fameux Septembre 2008.
Ironie du sort, cette même crise des subprimes à l'origine de la plus grande crise financière qu'a connue le monde depuis la deuxième guerre mondiale, revient encore sur la scène économique internationale. Et comme d'habitude c'est aux Etats Unis qu'elle trouve ses origines.
L'économie américaine vit depuis des semaines sur un «champ de mines». L'affaire est appelée «le foreclosure gate» ou le scandale des saisies immobilières. En effet, les prêts hypothécaires accordés par les banques américaines depuis des années, et qui ont causé la crise des subprimes, étaient illégaux, et cachaient une fraude massive.
L'histoire est partie lorsque les banques ont voulu saisir les biens immobiliers des clients qui étaient dans l'incapacité de payer leurs crédits.
En effet, ayant obtenu des hypothèques sur les biens financés, les banques ont échangé ces hypothèques, et les ont vendues sous forme de produits financiers (la titrisation). L'enregistrement des hypothèques et leur échange nécessite des procédures longues et des frais importants. Les banques américaines ont créé en 1997, un système informatisé nommé MERS pour l'enregistrement électronique de ces opérations. Ceci a été fait en coopération avec les deux organismes parapublics de prêts hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae.
Conséquences directes chèrement payées:
En voulant contourner la loi, et éviter des frais importants d'enregistrement, les banques américaines ont commis une faute grave, qu'ils risquent de payer cher. En effet, les saisies immobilières qui se basaient sur les enregistrements effectués sur le système MERS, ont été jugées irrecevables. Donc les banques, se sont trouvées face à des hypothèques non conformes, et donc ne peuvent pas récupérer leurs biens. Afin d'éviter cet imbroglio juridique, les banques ont eu recours aux services de quelques avocats, qui ont signé des actes d'hypothèques, sans voir les documents qui s'y rapportent. Ils ont même eu recours aux services de personnes pour signer des contrats d'hypothèques à la place des propriétaires, afin de reconstituer les dossiers, qui s'avèrent perdus par les banques. Ces personnes ont été nommées «les robots-signataires». Une infraction grave assimilée à la fraude et à l'escroquerie. En plus, avec la création du système MERS, les banques ont économisé des milliards de dollars de frais d'enregistrement qui devraient être payés au trésor américain. Résultat des courses :
-Les banques américaines se sont trouvées avec des hypothèques irrecevables devant la justice, et ne peuvent, par conséquent, pas récupérer leurs mises,
-Les banques américaines ont commis une infraction importante en évitant de payer les frais d'enregistrement à travers la création du système MERS,
-Les banques sont accusées d'usage de faux, à travers l'implication d'avocats dans les opérations de création de titres d'hypothèques.
-Les investisseurs qui ont acheté les titres d'hypothèques, se sont trouvés avec des titres sans valeur légale.
Le montant de la facture selon certains analystes, s'élève à plus de 1500 milliards de dollars, répartis entre immobiliers non saisies, dommages et intérêts, et arriérés de taxes impayées. Cette facture salée risque de pousser plusieurs banques et fonds d'investissements à déclarer faillite. Les principales banques impliquées dans cette affaire sont Bank Of America, J.P.Morgan….
Face à cette situation, des voix s'élèvent pour un moratoire sur les saisies immobilières. Une alternative refusée par la Maison Blanche. Plusieurs banques ont déjà arrêté les opérations de saisies et commencent à faire le bilan des pertes. Des associations de consommateurs américaines, et des actes groupés en justice, sont déjà lancées. Le débat sur cette affaire ne fait que commencer, et risque de causer des pertes importantes pour les principales banques américaines.
L'économie mondiale risque à nouveau, de subir un choc:
Vu le poids des Etats-Unis dans l'économie mondiale, et surtout le poids de ses banques dans le système financier mondiale, les impacts de ce scandale risquent de peser lourd sur l'économie mondiale. L'onde de choc risque de se propager sur d'autres places financières, principalement européenne.
L'économie mondiale qui vient juste de percevoir les signes d'une reprise, va sombrer dans la récession encore une fois, avec le retour du spectre de la crise profonde. Une affaire à suivre.


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