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Rym Mourali : "Le CNI: quand il s'agit de la securité nationale il n'y a pas de consensus qui tienne"
Publié dans Tunisie Numérique le 31 - 07 - 2017

Rym Mourali : Nous avons, la semaine dernière, fêté le soixantième anniversaire de la proclamation de la République, ainsi la fierté que nous offre notre pays par ses titres de gloire et ses acquis, la fidélité que nous lui vouons et notre volonté de le défendre, n'ont d'égal que notre souci d'aller de l'avant dans la voie de l'avenir, afin de réaliser de nouvelles étapes sur le chemin de la réussite et de l'invulnérabilité.
Il est de notre devoir aujourd'hui de nous atteler à sauver la République des déviations qui l'entachent, à réhabiliter ses valeurs et ses principes et à faire prévaloir la souveraineté du peuple et le respect de sa volonté. Nous œuvrerons dans le cadre de notre projet politique à consolider les fondements de l'Etat de droit, des institutions et des libertés. La défense de l'intégrité de la Tunisie pour faire face à toute méprise ou à toute malfaisance dont elle viendrait à être la cible, ne sont pas l'apanage de l'Etat uniquement mais également de la responsabilité et du devoir de toute Tunisienne et de tout Tunisien.
Un sursaut national est impératif pour assurer la sauvegarde de la nation, la pérennité de ses institutions en ces moments cruciaux ou même la souveraineté est en péril.
Q1/ Vous alertez sur les dérives dans le domaine de la digitalisation des données. De quoi s'agit-il?
Le Centre national pour l'Informatique est un établissement public à caractère non administratif, fondé il y a une quarantaine d'années, le centre a toujours été synonyme de développement et de modernisation de l'administration tunisienne de par son importance dans l'architecture de l'état de l'indépendance, le centre a pour mission principale d'appuyer les structures publiques de l'administration dans la réalisation, le déploiement et l'exploitation des systèmes d'information.
Concrètement aujourd'hui, le CNI est le centre névralgique de l'administration dans toutes ses dimensions mais est aussi en rapport direct avec la vie quotidienne de chaque citoyen tunisien on y draine toutes les données allant des registres de l'état civil, les registres des fonctionnaires publiques sans oublier le registre électoral, tout en assurant aussi l'hébergement des applications en rapport avec la gestion des affaires courantes des différents ministères, administrations et institutions ainsi que la sauvegarde des données. Présentation succincte du CNI faite et pour répondre à votre question, il est important de rappeler que l'amnistie générale décrétée en 2011 n'a aucunement disculpé les condamnés de leurs crimes et que toutes les dispositions d'intégration des amnistiés au sein de la fonction publique n'ont jamais été accompagnées de mesures de sélections en rapport avec la nature des crimes pour lesquels les condamnations furent prononcées, les exemples en ce sens sont plus qu'édifiants et sur plus d'un registre faut il juste rappeler que selon les statistiques du ministère de l'intérieur plus de 75% des amnistiés en rapport avec l'attaque terroriste de Soliman (2007) furent repris ou impliqués dans les attaques terroristes ou tentatives enregistrées depuis 2011 ou en rapport avec les réseaux de djihad en Syrie. Il est impératif de signaler que le 04 Mars 2013 un amnistié fut recruté au sein du CNI en qualité de technicien au service de traitement et d'intégration des données, recrutement fort contesté par les cadres de l'établissement surtout que des agissements suspects ont été relevés au vu des quels il a été décidé de sa mutation dans un autre service à sensibilité moindre décision à laquelle il a refusé d'obtempéré d'ailleurs et continue à avoir accès à des données incommensurables et d'une importance capitale en faisant partie d'un service d'une sensibilité extrême touchant directement notre sécurité nationale .
Q2/ En quoi cela touche-t-il la sécurité nationale ?
D'abord, compte tenu de la particularité de cet établissement et de l'importance des informations qui y sont traitées et du caractère secret de certaines données et compte tenu aussi de la situation sécuritaire du pays et de la région d'ailleurs il est inadmissible de se dire engagé dans la lutte contre le terrorisme et d'accepter qu'au CNI il y ait des recrues ayant bénéficiées de l'amnistie générale de 2011 affectées à des postes assez sensibles, ensuite je pense qu'un établissement d'une sensibilité pareille doit être assister afin de garantir la confidentialité de ses données et autres il y va justement de notre sécurité nationale sachant un peu l'intérêt que représentent certaines informations à caractère particulier pour certains acteurs de la scène politique. Il est inexcusable aujourd'hui que l'on continue comme après 2011 à entrer au CNI comme on entrerait dans un moulin
Q3/En divulgant ces informations vous avez dérangé et subit des pressions, qui avez-vous dérangé?
Il est vrai qu'en portant ces informations sur la place publique ça n'a nullement été au gout de ceux qui avaient tout intérêt à garder la chose secrète il est important de signaler qu'Ennahdha depuis 2012 a rapidement cibler les institutions stratégiques consciente de leur importance mais aussi des opportunités qu'ils pourraient offrir en situation d'inconfort, de crise, ou tout simplement de rétablissement de l'Etat de droit il suffit juste de savoir que le CNI assure la gestion des salaires de la fonction publique par exemple .
Ce n'est tout de même pas un hasard qu'Ennahdha toujours œuvrer à garder la main si ce n'est les deux sur le ministère des télécommunications et ce pour plus d'une raison la première est financière me direz vous je vous répondrai que la seconde est bien plus importante compte tenu du fait que le CNI est sous la tutelle du ministère des télécommunications et que stratégiquement avoir toutes les facilités d'acces aux CNI vaut tous les ministres réunis et j'insiste surtout en ses temps d'orage et ou des nuages épais et bas assombrissent le ciel de l'Islam politique toutes appellations confondues d'ailleurs.
Q4/ Comment contrer cette stratégie?
La société civile doit-elle intervenir? Contrer la stratégie revient d'abord au chef du gouvernement qui a été saisi par le syndicat de base du CNI à travers un courrier en date du 04 Mai 2017 lui demandant de bien vouloir rattaché l'établissement à la présidence du gouvernement (précédé par un courrier déjà adressé à Mehdi Jomaa en 2014 pour les mêmes motifs ) sauf que la chose ne semble pas l'interpeller plus que ça il est donc capital de s'orienter vers le Président de la République et de l'alerter à ce sujet surtout qu'aujourd'hui la pérennité de l'Etat passe essentiellement par la lutte contre le terrorisme, lutte qui ne peut être approximative ou tolérer un quelconque compromis Le rôle de la société civile est important voire même essentiel en ses temps où la Tunisie a grandement besoin d'un sursaut patriotique et d'une vraie conscience politique
Q5/Quel est le risque sur les élections?
Elections dites vous ? les dés sont pipés d'avance quoiqu'on dise , aujourd'hui au CNI il y aussi un ingénieur recruté le 02 décembre 2013 membre du Majless Choura d'Ennahdha occupe un poste avancé au sein de la direction du traitement et de l'intégration des données au sein du CNI tout en étant fortement investi dans l'organisation des élections municipales, sans oublier le fameux épisode des élections des membres de l'ISIE à l'ANC et d'une certaine candidate ecartée pour accointance avec Ennahdha et qui fut nommé secrétaire générale au CNI et qui aujourd'hui assure la gestion du centre National de Backup au CNI ( la sauvegarde) et que le chef du gouvernement voudrait nommer à la tête du CNI d'ailleurs . Apres ce constat je vais vous rappeler que le CNI gère le registre électoral aussi.


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