Orientation scolaire 2026 en Tunisie : calendrier, réorientation et démarches à suivre    Liberta rassure les Tunisiens : Les vols de la Omra vers l'Arabie Saoudite se poursuivent sans aucun changement    Série Galaxy Buds4 dévoilée par Samsung : Le meilleur son Hi-Fi à ce jour, avec un confort et une tenue améliorée    FET 2026: huit entrepreneures tunisiennes triomphent et sont propulsées à l'international    La politique Qualité de Tunisie Telecom, un pilier stratégique au service de la performance et de la confiance    Pourquoi les organisations qui survivront à l'IA ne sont pas celles qui automatisent le plus    Macron remet la dissuasion au centre et prépare le grand renouvellement nucléaire français    Sadok Chaabane, toujours épris des « Leçons de la politique »    Le salon international du café, pâtisserie, boulangerie et gelaterie, le Printemps du Café 2026 du 16 au 19 avril    Prix et spéculation : le barème des amendes et des peines d'emprisonnement en vigueur    Météo en Tunisie : temps partiellement nuageux sur la plupart des régions    Tunisie : les légumes sont dans les rues mais absents du marché...pourquoi ?    Pourquoi le ciel devient jaune ou orange ? Le phénomène des poussières sahariennes expliqué    Poussières sahariennes : quels risques pour la santé respiratoire ?    Date limite aujourd'hui : déclaration fiscale obligatoire, qui est concerné ?    Edito: Réinjecter l'expertise des retraités    Le VAR se réinvente... Les grandes nouveautés pour le Mondial 2026    Abdelmajid Chaar : Le papier et l'encre, notre trésor!    Les Nuits ramadanesques du Bardo 2026, du 6 au 15 mars dans plusieurs espaces    Météo en Tunisie : temps peu nuageux, températures stationnaires    L'envoi vers les zones de conflit » : jugements sévères en appel, jusqu'à 24 ans de prison    Monopole de la farine : 24 ans de prison pour Mohamed Bouanane    Soirées ramadanesques à Bhar Lazreg : Ramadan Nights at B7L9    Elyes Ghariani - De la retenue à la puissance: le tournant stratégique allemand    Louvre : Christophe Leribault nommé après le vol    Les mathématiques en Tunisie: un potentiel en perte de vitesse et une réforme inévitable    Dar Sebastian relance la manifestation 'Au Claire de la Lune' spécial Ramadan 2026 du 2 au 8 mars (Programme)    Espérance : qui manquera face à Métlaoui ?    Régime 100 % végétarien (végétalien): avantages, limites et comment le faire correctement    Kaïs Saïed en visite : zéro tolérance face aux abus et à la corruption    Tremblement de terre léger ce mercredi matin à Gabès    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    Kamel Laabidi: conviction et désenchantement    Le Stade Tunisien demande les enregistrements du VAR    Leila Shahid: une vie à raconter la Palestine au monde    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Visa Schengen 10 ans : qui pourra en bénéficier ?    Zoubeida Khaldi: Ce cavalier    Iran : Guerre probable, versus, paix improbable ?    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Anis Lassoued : ''Enda a été le déclic qui a permis à Moez de briser les chaînes du silence''    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tunisie – Dette extérieure : Le système serait-t-il déjà dans un état avancé d'insolvabilité ?
Publié dans Tunisie Numérique le 13 - 07 - 2020

Slim Azzabi, ministre du développement, de l'investissement et de la coopération internationale a indiqué aujourd'hui lundi 13 juillet 2020 lors d'une conférence de presse tenue à la Kasbah que la Tunisie négocie avec quelques pays, le report du règlement d'échéances de crédits prévu au cours de 2020. Les négociations sont menées, d'après le ministre, avec quatre pays qui sont l'Arabie saoudite, le Qatar, la France et l'Italie.
Aucune précision n'a été donnée concernant l'enveloppe du report mais le document approuvé du budget de l'Etat 2020 évoque, pour cette année, le paiement de quelques 6617 millions de dinars de dette extérieure, en principal et intérêts. La déclaration de Slim Azzabi laisse entendre que le pays trouve d'énormes difficultés pour mobiliser des fonds permettant d'honorer ses engagements. Ceci veut clairement dire que la Tunisie est en phase de passer à l'état de l'insolvabilité, si ce n'est pas déjà le cas.
Ce qui confirme ce constat est aussi la déclaration faite lors de la même conférence par le ministre des finances, Nizar Yaiche qui a souligné, que le gouvernement vise la conclusion d'un nouveau programme de financement avec le Fonds Monétaire International (FMI), d'ici les 3 ou 4 prochains mois.
Clairement, cette manœuvre est à son tour la manœuvre du dernier recours, certainement juste avant le début du processus macabre de rééchelonnement ou de consolidation de la dette extérieure tunisienne.
En outre, le ministre a reconnu que malgré le besoin croissant du financement extérieur, le gouvernement ne comptera pas se diriger aux marchés financiers internationaux. Ceci s'explique évidemment, pour le grand risque d'échec encouru, à ce titre, en raison des notations souveraines négatives et des perspectives très peu rassurantes des finances du pays.
Nizar Yaiche a évoqué l'importance de se pencher sur le marché intérieur de la dette et a précisé qu'entre 10 et 12 nouveaux outils seront mis en place prochainement par la Banque Centrale de Tunisie permettant à l'Etat de lever entre 2 et 3 milliards de dinars de dettes.
D'après le ministre des Finances, l'encours de la dette globale de la Tunisie devrait se situer à un niveau de 85% du PIB au terme de l'année en cours, dont 62% de dette extérieure. Des prévisions complètement décalées de la réalité...
Depuis, 2011, la plupart des économistes et financiers se demandent pourquoi la Tunisie est elle-passée dans un laps de temps très court d'une gestion extrêmement prudente de ses finances publiques au laxisme le plus total?
Les Etats défaillants dans le monde se trouvant dans une situation de quasi-accrochage font recours au FMI et autres organisations similaires.
Par le passé, le Tunisie a recouru à l'endettement mais raisonnablement, principalement pour financer des investissements, sauf dans les périodes de crises économiques aiguës.
L'endettement public en Tunisie était constamment depuis 2011 liée aux dépenses courantes, à la couverture d'autres charges souvent difficilement cernables et au maintien d'un équilibre fragile des comptes publics.
Pour le système de l'après 2011, l'endettement avait permis une certaine survie durant ces années de vaches maigres. Toutefois, il a mené au dépassement des limites budgétaires d'une gestion prudente et sérieuse. Il a permis aussi de dépenser sans pour autant augmenter, de manière adéquate, normalisée et équitable, les prélèvements obligatoires, mesure évidemment délicate pour multiples raisons.
La dette tunisienne est considérée comme dette insoutenable vu que son encours extérieur dépasse 3 fois les avoirs nationaux en devises et 9 fois le solde de la balance courante extérieure. Il est à préciser, aussi, que les dettes obtenues en 2019 ont été dépensées à hauteur de 92% pour rembourser les créanciers du pays au cours de la même année, d'après les données du Ministère des finances.
En recourant excessivement à l'endettement, les gouvernements de l'après 2011, ont agi selon une logique de facilité qui a ajourné le recouvrement sérieux et équitable de la recette fiscale et des cotisations sociales et ont légué à leurs successeurs la charge de la gestion de cette situation. Les rapports de la Cour des Comptes n'ont eu aucun effet sur les politiques.


Partagez17K
Tweetez
+1
Partagez
17K Partages
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.