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53ème anniversaire de la République: La République généreuse
Publié dans TAP le 24 - 07 - 2010

TUNIS, 24 juil 2010 (TAP) - La Tunisie célèbre, dimanche, le cinquante-troisième anniversaire de la proclamation de la République. Pareil rendez-vous annuel est tout à la fois un instant de mémoire, de fierté, de promesses et de résolutions.
La Fête de la République est un temps d'arrêt solennel où le peuple tunisien réaffirme sa fidélité et reconnaît la dette due à nos aînés, où il apprécie le coût des sacrifices des héros et martyrs de la Libération nationale et saisit la valeur et la portée de ce que les bâtisseurs de notre émancipation nous ont laissé comme héritage.
Depuis vingt-trois ans, à pareille date, la Tunisie évalue le chemin qu'elle a parcouru sur la voie de l'enrichissement de ses conquêtes républicaines, juge sa contribution à l'édifice glorieux de la République tunisienne, forme de nouvelles espérances, fixe de nouvelles bornes, dessine de nouvelles ambitions, promet d'étendre le champ des gains républicains et prend les fermes résolutions de garder intacte la souveraineté du peuple tunisien et de préserver la liberté de sa décision.
La Fête de la République, en définitive, est un retour vers le passé pour marquer la gratitude de la nation envers les pionniers de l'Etat moderne, une projection vers l'avenir, réaliste, optimiste et convaincue, mais aussi une halte pour mieux apprécier les avancées que la Tunisie a accomplies dans le consensus et la cohésion.
Démocratie, pluralisme et participation
Le Changement a réhabilité la République et ravivé ses valeurs. A l'origine, il y avait la Déclaration du 7 novembre 1987 qui reconnaissait haut et fort «la responsabilité et la maturité» du peuple tunisien, exprimait la conviction profonde que «ses enfants sont à même d'apporter leur contribution à la gestion de ses affaires conformément à l'idée républicaine» et défendait avec grande détermination la souveraineté populaire.
Cet esprit de la première heure de l'Ere nouvelle, qui venait réaffirmer l'expression définitive et logique de la République, allait vite s'atteler à la tâche urgente qui consiste à donner un sens aux valeurs républicaines pour que les concepts de souveraineté nationale, indépendance du pays, volonté et libre-choix du peuple, s'affirment dans l'ordre politique autant que dans les sphères sociales, économiques et culturelles.
C'est donc cette interaction entre le projet sociétal du Président Ben Ali et le texte constitutionnel qui a produit des choix politiques et les réformes des textes législatifs qui garantissent la primauté de la Constitution, l'Etat de droit, les droits de l'Homme, le pluralisme, et défendent avec forte détermination la solidarité et la tolérance entre les individus et les catégories sociales.
Dès les premières semaines du Changement, un Conseil constitutionnel est créé et la Loi suprême allait, par la suite, renforcer la position de cette institution et affirmer la nature obligatoire de ses opinions auprès de toutes les institutions républicaines et tous les pouvoirs publics.
Ce droit de regard du Conseil constitutionnel précisera la vision tunisienne de la République: la donne républicaine est aujourd'hui clairement positive, et le caractère et les fonctions de nos institutions démocratiques sont définis de la manière la plus exacte possible, dans le respect total de la Loi.
C'est ainsi qu' à rendez-vous réguliers des élections libres et transparentes ont été organisées dans notre pays, que le déroulement de ces scrutins a été soigneusement préparé et qu'à chaque occasion la volonté souveraine du peuple et le suffrage universel se sont exprimés avec indépendance sur le choix des mandataires du peuple, qu'il s'agisse du Président de la République, des législateurs ou de l'autorité municipale.
En l'espace de six mois (octobre 2009-mars 2010), à l'occasion des élections présidentielle, législatives et municipales, les urnes ont parlé librement et les électeurs ont choisi, en toute liberté et toute transparence, leurs candidats.
Et les règles de l'art démocratique, en tous points et de bout en bout de ces opérations électorales, ont été scrupuleusement respectées.
Au début aussi, le Changement a été une révision des fondements moraux, philosophiques et intellectuels de la République. Dès 1988, le Pacte national a clairement défini le rapport que le citoyen tunisien entretiendra avec la République en tant que système de gouvernement et organisation de la société, en tant qu'expérience humaine tangible, en tant que culture.
Lorsque le 7 novembre 1988, les partis politiques, les organisations professionnelles et les composantes de la société civile ont apposé leurs signatures à ce Pacte, le régime politique, est devenu une valeur, des valeurs et une citoyenneté qui réaffirment les vertus de la civilité, du civisme et de la moralité.
Désormais, il s'agira d'une citoyenneté avec ses symboles et ses expressions concrètes, un apprentissage des normes démocratiques et leur respect, l'invocation des valeurs de justice et de l'égalité et leur consécration.
Législatif bicaméral
Sur les principes de la Constitution et de la primauté de la loi, qui placent la Tunisie en tout premier lieu et en dernière analyse, l'Ere nouvelle allait ainsi lancer sa construction de la «République de demain».
En possédant des fondements intellectuels solides et des idéaux autour desquels l'unanimité de la communauté nationale est totalement acquise, la République, qui a pris le plus grand soin de définir le système où se réalisent les rapports que chaque citoyen entretient avec le système républicain, a choisi d'exister à travers une culture politique, sociale et économique, des mécanismes et des rouages d'appropriation qui n'ont jamais cessé d'étendre le champ de leurs théories et surtout de leurs pratiques.
La nouvelle praxis institutionnelle, plus transparente et plus efficace, a donné naissance, en 2002, à la Chambre des conseillers: une nouvelle expression de la souveraineté populaire, une représentation plus large des régions, des diverses composantes de la société civile, des organisations professionnelles, des personnalités et compétences nationales.
Ainsi, disposant de deux Chambres, le travail parlementaire s'en trouve aujourd'hui sensiblement revalorisé, et la qualité du service rendu par nos législateurs à la nation nettement améliorée, avec des règles nettes et un ordre du jour nouveau et clair pour examiner, débattre et adopter les meilleures propositions de loi, étendre les libertés individuelles et la responsabilité de l'Etat.
C'est sans nul doute, sur ce terrain-là, que le Changement a donné les preuves les plus irréfutables de son inventivité: le juste milieu de L'Ere nouvelle a forgé la cohésion de la communauté nationale et servit de contexte où la «démocratie républicaine» est devenue sociale et économique, grâce à la jonction solide faite entre les diverses dimensions du développement dans notre pays.
«Les droits civiques et politiques ne peuvent en effet atteindre leur plénitude sans être accompagnés de la garantie des droits économiques, sociaux et culturels et des autres droits reconnus par les générations subséquentes,» ainsi que l'a rappelé le Président Ben Ali, lors du 50ème anniversaire de la proclamation de la République.
Les libertés fondamentales et les droits de l'Homme sont désormais garantis dans «leur universalité, leur globalité, leur complémentarité et leur interdépendance» et la solidarité est devenue une valeur de référence de notre République, une valeur de conduite obligatoire, une norme morale de tous les jours qui met en avant la dimension consciente et volontaire de notre Développement.
Ce rayonnement de la solidarité en Tunisie de l'Ere nouvelle, incontournable dans les textes de loi, dans les discours publics et les comportements quotidiens, et volet principal des droits des Tunisiens, s'est acheminé vers une acceptation juridique et politique.
Plus qu'une fraternité isolée, plus qu'une charité séparée ou une entraide individuelle, la solidarité renvoie à une interdépendance très étendue entre tous les membres de la communauté nationale, toutes les régions du pays, toutes les catégories sociales et générations. Elle implique des ancrages nouveaux et divers qui mettent en avant «La Tunisie d'abord».
Parlement des Jeunes, nouvelle donne institutionnelle
Ce qui a assuré sa popularité entière au modèle républicain tunisien, c'est qu'il a également su répondre aux attentes, préoccupations et aspirations de la jeunesse, pour «lui assurer un avenir meilleur et pour l'associer à l'élaboration des contours de la Tunisie de demain, de la meilleure manière», ainsi que l'affirme le Chapitre 8 du programme présidentiel 2009-2014 «Ensemble, relevons les défis».
La participation de la jeunesse à la chose publique émane de la conviction élémentaire et profonde que la préservation du système républicain est une responsabilité qui incombe à toutes les générations, celles de l'expérience tout autant que celles de l'enthousiasme.
Ecoute de la jeunesse, échanges avec elle, consultations périodiques, jusqu'à l'organisation, en 2008, d'un dialogue national scellé par un Pacte de la Jeunesse tunisienne du 7 novembre 2008, un contrat s'articulant autour de valeurs cardinales (fidélité à la Tunisie, à notre histoire, aux acquis glorieux de notre peuple) et de fermes résolutions (dévouement et persévérance pour la grandeur de la Tunisie, défense du juste milieu, modération, ouverture, bannissement de l'extrémisme, du fanatisme et du terrorisme).
Cet engagement de la jeunesse tunisienne, qui a ouvert la voie à la meilleure synthèse républicaine, a été un parcours initiatique soigneusement préparé et savamment exécuté, jusqu'à l'apothéose du Parlement des Jeunes.
La prise de la parole par la jeunesse et la liberté de son expression et de ses opinions ont été, également, l'occasion pour cette frange sociale de prendre conscience de ses droits entiers et ses devoirs totaux.
C'est ainsi que le lien s'est établi avec pertinence et souplesse entre enseignement théorique et expérience pratique, en passant par l'apprentissage.
Le Parlement de la Jeunesse, une nouvelle donne institutionnelle, est un autre accomplissement de la République tunisienne et le fruit naturel du Changement, lui qui a abaissé l'âge du vote de 20 à 18 ans.
Pour que les filles et les fils de la Tunisie apprennent à prendre en charge leur destin, pour qu'ils sachent attendre utilement avant de devenir, eux à leur tour, mandataires et représentants du peuple et prendre des décisions en notre nom.
Ainsi, la République tunisienne, en 2010, est un modèle accompli, chargé de sens, de culture et de pratiques. Elle est une, indivisible et riche de l'adhésion de toutes ses parties, de tous ses citoyens égaux, admissibles à toutes les dignités et emplois, selon leurs capacités, selon leurs mérites.
En 2010, la République tunisienne est souveraine et invulnérable car elle a mobilisé toutes les convictions sincères, toutes les bonnes volontés, toutes les régions et les générations, pour mieux se projeter dans l'avenir, le meilleur avenir pour toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens.


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