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Tunisie : Attentisme destructeur
Publié dans WMC actualités le 02 - 03 - 2011

C'est incroyable ce que beaucoup de Tunisiens (les adultes) semblent avoir la mémoire courte, ou font semblant de tout oublier pour tourner en leur faveur un mérite dont ils étaient incapables il y a seulement trois mois. Disons-le une fois pour toutes –car c'est une vérité incontestable: la Révolution tunisienne, ce sont les jeunes qui l'ont faite, pas nous. Pas nous!... Nous autres, les quinquagénaires et plus (dont je fais partie, puisque vous cherchez à connaître mon âge), avons vécu avec une matraque sur le crâne: pas un mot, silence, allégeance et obéissance.
De juillet 1957 jusqu'à janvier 2011, jamais adulte tunisien –ou presque- n'a ouvert le bec ou levé le petit doigt pour protester ou seulement suggérer quoi que ce soit. Face à deux pouvoirs consécutifs, la presse, muselée et bâillonnée comme la Pravda russe, s'est régulièrement contentée d'obtempérer, jamais d'essayer de critiquer. Tous les journalistes, pour préserver leur pain, se sont transformés en des Béni-oui-oui, alors que les rares récalcitrants se sont trouvés en prison et ont payé de leur carrière un soupçon d'opposition.
Les plus braves des citoyens tunisiens n'ont manifesté qu'en de très rares occasions: deux ou trois fois pour soutenir Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe, quatre ou cinq fois pour soutenir le peuple palestinien lors de ses Intifadha. Avec, en prime, cette blague très amère et indigeste: ces Tunisiens qui semblaient tant soutenir le peuple palestinien portaient –comble du ridicule!– un foulard à losanges noirs et blancs autour du cou (allusion à Arafat); mais lorsqu'on leur avait demandé de consentir de l'argent au profit du peuple palestinien, très peu avaient offert quelque aide, juste minime. Nous connaissons parfaitement ces porteurs de foulards hypocrites qui se targuent d'une arabité (ôurouba) fallacieuse et mensongère.
Et la même blague –horrible, honteuse, indigne, ignominieuse!– s'est reproduite, chez nous, avec la Révolution des Jeunes: des cadres, des fonctionnaires et des personnels de tous rangs ont exigé, au risque de paralyser l'économie tunisienne, des primes et des augmentations de salaires, suite à une Révolution qu'ils n'ont jamais eu le courage de faire. Ce sont les JEUNES qui ont fait LA REVOLUTION et ce sont les ADULTES qui réclament les dividendes et les bénéfices d'une opération que JAMAIS ils n'ont pu envisager.
Et alors?... Et alors, on nous demande aujourd'hui de faire taire les jeunes, coupables, aux yeux de certains, d'être seulement des fauteurs de troubles. La belle blague! Rappelons-nous que ces supposés fauteurs de troubles ont renversé un dictateur et toute sa mafia. Et c'est tout à leur HONNEUR! Rappelons-nous que ces supposés fauteurs de troubles détiennent une arme qu'on croyait enfantine mais avérée par trop efficace et, au besoin, dangereuse: Facebook. Ces jeunes-là, des diplômés du supérieur, se sont trouvés il y a quatre jours face à un ministre, sur le plateau de la Télévision Tunisienne, et lui ont dit: «Nous ne voulons pas de ce programme Amal et ses deux cents dinars, dites au Premier ministre de vivre avec deux cents dinars le mois» (sic).
Et donc, c'est à nous, maintenant, que vous vous attaquez en nous taxant de manipulateurs?!... Que cela soit dit sans ambages: nous ne sommes ni des RCDistes ni les partisans de quelque parti que ce soit (ces partis d'opposition qui recevaient des millions de dinars de la part du président déchu en contrepartie de leur…opposition !). Il est vrai que notre métier est d'informer, mais il est aussi de notre devoir de crever l'abcès. A commencer par ce premier abcès qui a semé la haine chez les jeunes: alors que les Administrations publiques et autres ont consenti des augmentations salariales allant de 150 jusqu'à…500 dinars selon les cas, l'Etat, lui, n'a consenti que…deux cents dinars pour les jeunes diplômés en chômage. C'est ça la BOMBE qui a incendié le tout Tunis!
Et vous autres, qu'est-ce que vous préconisez?... Vous préconisez d'attendre. D'attendre que les choses soient mises en place. D'attendre les élections. Soit. D'accord. Mais en attendant, Tunis est en train de brûler. Si cela vous amuse…


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