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Tunisie : Foued Ratel… Un amour de montres
Publié dans WMC actualités le 27 - 07 - 2012


Parcours
Inutile de chercher dans les annuaires, bottins ou autres guides la liste des entreprises d'horlogerie africaines. Il n'y en qu'une. Et elle est tunisienne. Son nom? ratel: la précision est de taille, avec un «r» minuscule.
Située tout le long de la route qui va de Tunis à Sousse (la Nationale 1), à la zone industrielle d'Ez-zahra plus précisément, dans la banlieue sud de Tunis, ratel a élu domicile dans cette partie du monde en 1974. Déjà un bail!
Au départ, le projet consistant à créer une entreprise tunisienne d'horlogerie a été initié par un homme: Hédi Ratel. Disparu à la fin des années quatre-vingt dix, son portrait trône en bonne place au beau milieu du bureau de son fidèle frère, Foued Ratel, aujourd'hui maître des lieux.
L'entreprise commence par l'assemblage
Le «virus» de l'horlogerie, Hédi Ratel l'a contracté en Suisse où ce Gabésien pure souche vivait et où l'un de ses fils a, aujourd'hui, de solides attaches puisqu'il gère une entreprise partenaire de ratel, Ratel Genève (avec un «r» majuscule) qui fabrique également des montres de qualité qu'elle exporte un peu partout dans le monde. L'entreprise ratel lui fabrique les bracelets de ses montres.
L'entreprise commence, d'abord, par l'assemblage et travaille pour des fabricants de montres européennes. Elle tourne avec 500 ouvrières et destine toute sa production à l'export. Puis arrive le temps de voler de ses propres ailes. Après avoir, donc, maîtrisé le processus de fabrication. En somme, une maturité à laquelle accède l'entreprise en 2002.
Petit à petit, ratel s'aguerrit et impose sa marque aussi bien en Tunisie qu'en dehors des frontières tunisiennes. Assurant un taux d'intégration de l'ordre de 70%, l'entreprise a des marchés en Afrique subsaharienne: au Sénégal et au Mali principalement. Mais aussi dans les pays du Maghreb: en Algérie et en Libye grâce au concours de grossistes.
Un monde que celui de l'horlogerie. Car, il ne faut aujourd'hui pas moins de onze pièces pour fabriquer une montre: un mouvement, un fermoir, un fond, une couronne, des aiguilles, un cercle, des tiges, des barrettes, un boîtier, un bracelet et un cadran. Et tout un métier pour les concevoir, les fabriquer et les assembler. Et ensuite, vendre la montre en lui concevant un bon coffret, un circuit de distribution, une exposition dans les vitrines… Un savoir-faire que Foued Ratel a appris sur le tas.
Disposer de son propre circuit de distribution
«Toutes les pièces de la montre ne peuvent être fabriquées en Tunisie. Par exemple, aucun industriel tunisien n'est pas en mesure de fabriquer un cadran d'une certaine épaisseur», regrette Foued Ratel, qui nous fait visiter les ateliers de l'entreprise. De grands espaces où tout commence par la conception des produits sur ordinateurs et finit par l'assemblage des pièces, en passant par des machines qui fabriquent des moules de boîtiers et des bracelets, qu'ils soient en cuir, en plastique ou encore en métal.
L'entreprise se lance, dans les années quatre-vingt, dans un nouveau projet: disposer de son propre circuit de distribution. Des magasins à l'enseigne ratel voient le jour à Tunis, mais aussi dans les grandes villes: à Sousse, à Sfax,… Souhaitant diversifier ses activités, l'entreprise se lance parallèlement dans l'activité cadeaux. Avec des pendules, des montres personnalisées, des porte-clés…
Formé à la gestion d'entreprise à la Faculté des sciences économiques de Tunis, Foued Ratel, qui intègre l'entreprise familiale alors qu'il est encore étudiant, engage ratel dans deux grands projets: la mise à niveau de l'entreprise et la certification de son système qualité, actuellement en cours d'exécution. «Un véritable sésame si l'on souhaite continuer à prospérer», lance-t-il. Avant d'ajouter: «C'est du reste très utile pour l'entreprise».
«Examiner un à un les catalogues ou les nouveautés»
Les clés du succès? Pour Foued Ratel, la réussite a toujours une explication: le travail. «Un aimant me tient à l'usine», affirme-t-il. Il poursuit: «Il m'est arrivé de me lever le matin avec la ferme intention d'aller inspecter les magasins ratel. Mais, je ne m'y rends pas. La voiture me conduit directement au bureau».
Il faut également suivre les évolutions et les mutations qui se dessinent dans le monde de l'horlogerie. Ainsi, pour rien au monde, Foued Ratel n'accepte de rater les salons de l'horlogerie qui comptent dans la profession comme ceux de Bâle (Suisse) et de Hong-Kong (Chine), qui se tiennent chaque année.
«C'est l'occasion de découvrir les innovations introduites tant au niveau des produits que des machines et de rencontrer les professionnels», rappelle-t-il. Foued Ratel est également abonné à des revues spécialisées. Et ne quitte pratiquement jamais le soir son bureau sans aller sur certains sites Internet. «Pour examiner un à un les catalogues ou les nouveautés».
Seule peut-être ombre au tableau de l'industrie horlogère tunisienne: la formation. Foued Ratel procède à la formation de ses employés le plus souvent en appelant un formateur suisse ou en les envoyant à l'étranger. Un centre de formation a été certes créé à Gammarth, dans la banlieue nord de Tunisie. Mais, ce dernier n'est plus en adéquation avec les évolutions qui se sont dessinées dans le monde de l'horlogerie avec l'avènement des montres à Quartz. Celles-ci ne peuvent plus être réparées. «Au mieux, un horloger changera la pile ou le mouvement d'une montre. Sinon, la montre est bonne pour la poubelle», déclare-t-il.


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