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Tunisie : Politique des prix… l'alibi du FMI ?
Publié dans WMC actualités le 12 - 03 - 2013

L'économie tourne au ralenti. Le coup de manivelle donné lors de l'exercice 2012, par la politique de Go & Stop, n'a eu qu'un rendement faible. La reprise s'est amorcée, mais elle est inconsistante car le taux de croissance n'est que de 3,5%. Cela fait que l'Etat est privé du supplément de recettes attendu d'autant qu'il n'aura pas, comme en 2012, beaucoup de rentrées de la vente des biens confisqués. Il est, par conséquent, acculé à trouver des ressources pour combler le déficit du budget.
Le recours au relèvement du prix de l'énergie lui procure un appoint momentané. L'ennui est qu'il survient hors contexte car le cours mondial du brut n'a pas varié.
Comment justifier cette hausse, inopportune et impopulaire? Il se trouve que la négociation en cours avec le FMI pourrait aider à entretenir l'idée que le FMI serait derrière tout cela. Un parfum de PAS (Plan d'Ajustement Structurel) évacuerait la colère des consommateurs/électeurs sur le FMI.
Il faut bien admettre que l'échec de la politique économique du gouvernement de Hamadi Jebali est un handicap. Mais par-delà ce seul point, est-ce qu'une politique de nivellement de la Caisse générale de compensation, quand bien même cette dernière plombe les finances publiques, peut servir de perspective de développement?
Confusion et amalgame
L'économie tunisienne appelle des réformes. Notre modèle plafonnait à un palier de croissance voisin de 5% qui a été impuissant à absorber le chômage. La politique de redistribution n'a pas non plus résolu le problème des inégalités régionales. Un modèle économique nouveau s'imposait comme solution logique afin de booster notre potentiel de croissance à l'effet d'éradiquer nos tares économiques.
On devait donc s'inscrire dans la rupture et pas dans le colmatage. La politique de go & stop suivie en 2012 n'est qu'une mesure hasardeuse de dépannage pas une politique économique. Elle a d'ailleurs fini en queue de poisson. N'ayant pas relancé l'investissement, elle a considérablement alourdi les charges de l'Etat. Et cela appelle davantage de ressources pour faire la soudure du budget. Alors l'Etat se débrouille comme il peut.
Après avoir surchargé les alcools et les cigarettes, la seule vache à lait qui reste c'est la pompe. Et il y va. Le timing n'était pas favorable car les cours mondiaux sont sages. Alors fusent de-ci de-là des explications en vrac. L'explication par la péréquation budgétaire est un peu courte. Chercher à couvrir, avec ce qu'on prélève sur le pétrole, l'emballement des cours du blé, n'est pas un argument pertinent. Soutenir mordicus que l'heure est arrivée pour dégraisser la Caisse de compensation n'est pas plus rigoureux.
Et puis voilà que les négociations avec le FMI sont amplifiées. On laisse subodorer que le FMI verrait d'un bon œil une amorce de renoncement à la politique de subvention. Même si le gouvernement ne s'est pas ouvertement défaussé sur le FMI, il a laissé faire.
Le FMI a bon dos. Pour un crédit de précaution à débloquer en 2014, on trouve que les négociations ont démarré un peu tôt. On sent bien que même si cela n'était pas orchestré à dessein, l'occasion de se réfugier derrière le FMI peut détourner l'attention des citoyens de l'échec de la politique économique du gouvernement de Hamadi Jebali. Il est vrai que la politique de vérité des prix soulagerait les finances publiques. Le transfert de ces ressources vers l'investissement serait d'un bon effet. Mais est-ce la panacée?
Austérité n'est pas rationalité
Le problème n'est pas de mettre plus de ressources entre les mains du gouvernement déjà qu'il n'a pas épongé tous les fonds budgétaires en 2012. La vérité des prix suppose qu'en même temps que l'on augmente les prix, on aille vers des solutions de rationalité économique. Augmenter les prix à la pompe sans accompagnement par une refondation du transport public ne fera qu'enraciner davantage l'inflation. Il faut bien se dire que la paix sociale a un prix. Quand les prix augmentent et pour ne pas se laisser embarquer dans la spirale des «effets de second tour» de l'inflation, il est nécessaire que les salaires doivent suivre. Le bon équilibre économique veut que leur augmentation provienne d'un gain de productivité. Et dans cette perspective, la riposte ne peut venir que du saut technologique des entreprises.
De cela il n'est question nulle part dans les mesures du gouvernement. Ce serait bien, à l'avenir, de s'attaquer au mal et non pas à ses symptômes.


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