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Rapport World Economic Forum - Inégalité hommes-femmes : les pays nordiques les mieux classés
Publié dans WMC actualités le 09 - 11 - 2007

Des progrès ont été réalisés dans le monde entier pour réduire le clivage existant entre les sexes dans les secteurs de l'économie, de la politique et de l'éducation, ce qui n'est pas le cas dans le domaine de la santé, où l'écart se creuse.
Une fois de plus, quatre pays nordiques La Suède (1re), la Norvège (2e), la Finlande (3e) et l'Islande (4e) arrivent en tête du classement de l'indice sur l'inégalité entre les sexes (Gender Gap Index) publié aujourd'hui par le World Economic Forum, ce qui signifie qu'ils affichent les plus faibles disparités. Tous les pays figurant parmi les 20 meilleurs ont réalisé des progrès par rapport à l'année dernière, certains plus que d'autres. C'est la Lettonie (13e) et la Lituanie (14e) qui enregistrent la plus belle remontée en gagnant respectivement six et sept places, grâce aux améliorations opérées en matière de taux d'activité et de salaires.
Suite à une performance en demi-teinte l'année dernière, les Etats-Unis (31e) ont perdu six places au classement par rapport à 2006: si leur résultat en matière d'influence politique s'est amélioré, il a toutefois été contrebalancé par un creusement de l'écart hommes-femmes en terme de participation économique. La Suisse (40e), pour sa part, a reculé de 12 places sur la même période. Ce recul s'explique par une modification du calcul des revenus du travail estimés des femmes et des hommes introduit par le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD): sur cette nouvelle base, le ratio entre les revenus des femmes et des hommes s'est aujourd'hui détérioré (0.61 en 2007 contre 0.9 en 2006). Les scores de la Suisse (je ne comprend je mettrai : comparés à toutes les autres variables ne changent pas dans l'ensemble. La France (51e) demeure l'un des rares pays à être numéro un à la fois dans le domaine de l'éducation et celui de la santé, et a fait d'énormes progrès en se hissant de la 70e place en 2006 à la 51e place en 2007. Cette prouesse est due à une amélioration du ratio entre les taux d'activité des femmes et des hommes ainsi qu'à la disponibilité de nouvelles données sur l'accession des femmes à des emplois qualifiés. Les calculs, qui reposent sur ces nouvelles données, montrent que la part des femmes parmi les travailleurs intellectuels et techniques de même que parmi les législateurs, les hauts fonctionnaires et les managers a augmenté. Dans les derniers rangs, des pays tels que la Tunisie (102e), la Turquie (121e) et le Maroc (122e) ont non seulement perdu des places dans le classement relatif mais ont également enregistré une baisse de leurs résultats par rapport à l'année dernière. En revanche, la Corée (97e), les Emirats Arabes Unis (105e) et l'Arabie Saoudite (124e) progressent de manière encourageante en 2007.
Les résultats de l'indice sur l'inégalité entre les sexes correspondent à la réduction de l'écart existant entre les femmes et les hommes exprimé en pourcentage. Si l'on considère les moyennes des sous-indices pour 115 pays en 2006 et 2007, on observe que des progrès ont été réalisés dans le monde entier et que l'écart entre les sexes par rapport à la valeur idéale de 100% est passé de 91,55% à 91,60% en matière d'éducation, de 14,07% à 14,15% dans le domaine de l'influence politique et de 55,78% à 57,30% en terme de participation économique. Concernant la santé en revanche, le clivage s'est accentué, avec un recul de 96,25% à 95,81%.
«Le Global Gender Gap Report permet de quantifier les défis à relever: il montre que le pays le mieux placé a diminué d'un peu plus de 80% son clivage entre les sexes, tandis que ce chiffre dépasse à peine les 45% pour le pays fermant la marche. En offrant un cadre compréhensible visant à évaluer et à comparer les écarts existant entre les sexes dans le monde et en indiquant les pays qui, quel que soit le niveau général de ressources dont ils disposent, sont des exemples en matière de répartition équitable des ressources entre femmes et hommes, nous espérons que ce rapport servira de catalyseur pour une plus grande prise de conscience ainsi que pour un renforcement des échanges entre les dirigeants politiques», a expliqué Saadia Zahidi, responsable du Women Leaders Programme du World Economic Forum.
Le Global Gender Gap Report 2007 a été élaboré selon une nouvelle méthodologie utilisée pour la première fois l'année dernière et comprend des profils détaillés qui fournissent des informations sur les aspects économiques, légaux et sociaux des écarts entre hommes et femmes observés dans chaque pays. Le rapport mesure l'ampleur de ce clivage dans quatre domaines fondamentaux de l'inégalité entre les sexes:
1) la participation et les opportunités économiques: résultats sur les salaires, les niveaux de participation et l'accès à des emplois hautement qualifiés
2) le niveau d'éducation: résultats relatifs à l'accès à l'enseignement de base et supérieur
3) l'influence politique: résultats sur la représentation au sein des structures décisionnaires
4) la santé et la survie: résultats relatifs à l'espérance de vie et au ratio hommes-femmes «Le Global Gender Gap Report du World Economic Forum constitue un cadre permettant de rendre compte de l'ampleur des disparités existant entre les sexes dans le monde entier et d'observer leur évolution dans le temps.
Alors que les responsables politiques et les chefs d'entreprises tentent de trouver une solution au manque de travailleurs talentueux, il devient de plus en plus urgent de réduire l'écart entre les sexes et d'exploiter le savoir-faire à la fois des hommes et des femmes. Au World Economic Forum, nous privilégions une approche regroupant les différentes parties prenantes pour relever ce défi qui transcende la plupart des cultures, des industries et des catégories de revenus du monde», a expliqué Klaus Schwab, fondateur et président du World Economic Forum.
Le rapport est issu de la collaboration entre Ricardo Hausmann, directeur du centre pour le développement international de l'Université de Harvard, Laura Tyson, professeur de gestion d'entreprise et d'économie à l'Université de Californie, Berkeley, et Saadia Zahidi. «L'indice évalue les pays sur la manière dont ils répartissent leurs ressources et leurs opportunités entre hommes et femmes, quel que soit le niveau de ces ressources et de ces opportunités. Toutefois, il ne pénalise pas les pays présentant un faible niveau général d'éducation, mais plutôt ceux dans lesquels la distribution de l'éducation n'est pas équitable entre les sexes», a déclaré Ricardo Hausmann.
Le rapport indique qu'il existe un lien entre le clivage hommes-femmes et la performance économique des pays.
«Notre travail montre une forte corrélation entre compétitivité et résultats en termes d'écart entre les sexes. Bien que l'on ne puisse établir clairement de rapport de causalité, le lien observé repose sur des bases théoriques possibles élémentaires: les pays qui ne tirent pas pleinement parti de la moitié de leurs ressources humaines courent le risque de fragiliser leur potentiel de compétitivité. Nous espérons d'une part mettre en valeur les avantages économiques que procure l'autonomisation des femmes et, d'autre part, promouvoir l'égalité comme un droit humain fondamental», a ajouté Laura Tyson.
Le World Economic Forum ne cesse d'étendre la couverture géographique du rapport. Avec 128 pays évalués au total, l'édition 2007 fournit des informations sur le clivage hommes-femmes existant chez plus de 90% de la population mondiale. Le rapport 2007 a intégré plusieurs nouveaux pays: l'Arménie, l'Azerbaïdjan, Belize, la Biélorussie, Cuba, les Maldives, le Mozambique, Oman, le Qatar, le Suriname, la Syrie, la Tadjikistan et le Vietnam.
Il couvre par ailleurs tous les pays de l'Union européenne ainsi que les candidats à l'adhésion, 23 pays d'Amérique latine et des Caraïbes, 23 pays d'Afrique subsaharienne, plus de 20 pays d'Asie et 15 pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. Parmi les 14 variables utilisées pour calculer l'indice, 13 proviennent de données brutes accessibles au grand public collectées par des organisations internationales telles que l'Organisation Internationale du Travail, le Programme des Nations Unies pour le Développement et l'Organisation mondiale de la Santé.

(Source : Rapport du Forum Economique Mondial)


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