Elaa Saïdi décroche le bronze à Radès !    Le Festival Thysdrus ou Journées Romaines d'El Jem se tiendra les 28 et 29 mars 2026 (programme)    Le roman de Nizar Chakroun finaliste du Booker arabe à Manama remporte le prix Naguib Mahfouz au Caire    Journée mondiale de lutte contre le cancer : recommandations de l'OMS pour prévenir les risques    La Tunisie concernée : des pluies intenses prévues dans 10 pays arabes    Ramadan 2026 : 73 % des femmes et 76 % des jeunes dépensent davantage en ar    Salon national des arts plastiques: des talents à promouvoir (Album photos)    Les téléviseurs et moniteurs OLED Samsung 2026 compatibles NVIDIA® G-SYNCTM pour des performances gaming d'élite    Carrefour Tunisie s'impose comme l'enseigne la plus primée des Tunisia Digital Awards 2026 avec cinq distinctions, dont quatre Gold.    Najia Gharbi reconduite à la tête de la CDC : qui est la directrice générale ?    Prix Deepal S07 en Tunisie : Hybride rechargeable dès 103 980 DT TTC    Après une accalmie printanière, les pluies font leur retour dans plusieurs régions    Un Tunisien à la tête du GISR : Mohamed Ali Chihi nommé Executive Director    Prix international de la fiction arabe (IPAF) : six romans en lice pour le Booker arabe 2026    Groupe UIB: 40 millions de dinars pour le financement de la première centrale photovoltaïque tunisienne, à Chebika    Adnane Belhareth prend les rênes du Club Africain de handball    Etude de cas - Venezuela: Anatomie d'une opération spéciale, l«Absolute resolve»    Candidats à l'installation au Canada: trois jours pour tout savoir, dès ce lundi à Tunis    Iran–Etats-Unis: Une réunion sous haute tension prévue ce vendredi, ce que l'on sait    L'Université de Sousse obtient l'accréditation internationale « Université entrepreneuriale » du NCEE    Tokyo : Les Tunisiens peuvent enfin renouveler leurs passeports facilement depuis l'ambassade !    Météo Tunisie : temps partiellement nuageux et pluies éparses sur les côtes nord jeudi    Pourquoi le député Ahmed Saidani a-t-il été arrêté ?    Ramadan 1447 en Arabie Saoudite : voici quand débutera le jeûne et l'Aïd al-Fitr    Trois startups tunisiennes sélectionnées pour participer à GITEX Africa Morocco 2026    Le Conseil européen de la fatwa fixe la date du début du Ramadan    Nizar Chakroun fait rayonner la littérature tunisienne avec le Prix Naguib Mahfouz    Taekwondo : la Tunisie remporte trois nouvelles médailles aux Emirats arabes unis    Trump 2.0: l'avènement de l'Etat-entreprise et la recomposition de l'ordre mondial    Un enfant tunisien retenu depuis deux mois à Kuala Lumpur    Tunisie : nomination ou élection des présidents d'université ?    Météo Tunisie : Temps nuageux, vents forts, pluies orageuses et baisse des températures mercredi    Jalila Baccar, Fadhel Jaibi et Taoufik Jbali: mille mots pour saluer de grands artistes    Sidi Bou Saïd menacée par les glissements : comment protéger la colline ?    Le PSG officialise l'achat de Khalil Ayari    Picasso: l'éternel réinventeur de l'Art    Taekwondo : Amenallah Trabelsi décroche l'argent pour la Tunisie au tournoi d'Al Fujairah    Football : le Paris Saint-Germain confirme l'achat de l'attaquant tunisien Khalil Ayari    Mohamed Harbi: Un grand frère disparu    ATMEDIA lance la première session de formation sur l'intelligence artificielle pour les journalistes    Yadh Ben Achour : Le déclin de l'universalité des droits de l'homme (texte intégral)    Ooredoo Tunisie Sponsor Officiel du Champion du monde Mohamed Khalil Jendoubi    La Tunisie au Conseil de Sécurité : Rien n'a changé dans les territoires palestiniens occupés, le cessez-le-feu reste violé par la puissance occupante (Vidéo)    Constituants sans constitutionnalisme, thème des Journées Abdelfettah Amor    Décès d'une star du football, Mahfoudh Benzarti : une carrière singulière    Abdellaziz Ben-Jebria – Mes périples et maisons : lieux en souvenir    Programme Ceinture Verte en Tunisie : reboisement pour lutter contre la dégradation des sols et la désertification    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tunisie : Discours de Kaïs Saïed à Mahdia et Sfax sur l'émigration illégale
Publié dans WMC actualités le 03 - 08 - 2020

Extrait de l'allocution du président de la République, Kaïs Saïed, lors de la visite, dimanche 2 août 2020, à Sfax et à Mahdia, sur le thème : l'émigration illégale.
« Au cours de nos discussions avec les responsables européens et particulièrement Italiens portant sur la question de l'émigration clandestine, l'approche est à mon avis claire. Plutôt que d'investir davantage pour éradiquer ce fléau, en renforçant les moyens matériels et humains des forces côtières, il faudra penser d'abord et surtout à éliminer les causes originelles qui poussent ces candidats à se jeter à la mer bravant la mort.
Si l'on remonte dans l'histoire contemporaine, des années 70 et 80 du siècle passé, ce phénomène n'existait pas. Il est temps de se pencher aujourd'hui sur les vraies raisons qui poussent des jeunes et des moins jeunes à partir moyennant ces embarcations de la mort.
Les raisons sont multiples. Elles sont d'abord directement liées à la répartition des richesses et des ressources dans le monde. La question qui se pose est : cette répartition est-elle équitable ?
Il ne faut pas non plus perdre de vue cette séquence de l'histoire au cours de laquelle les Tunisiens émigraient de manière régulière vers l'Europe, notamment vers la France, en tant que main-d'œuvre bon marché, à l'issue de la Deuxième Guerre mondiale, pour construire les villes européennes totalement rasées.
Ensuite, et, petit à petit, les restrictions ont commencé à être imposées par les visas, avec le durcissement des autorisations de séjour dans l'espace européen. Commence alors à prendre place, au début des années 2000, ce que l'on appelle l'immigration ciblée. Seuls sont admis les cadres, les jeunes diplômés hautement qualifiés des pays de départ.
En outre, il ne faut pas perdre de vue que la question se pose d'abord localement. Avons-nous réussi à résoudre les problèmes économiques et de développement des Tunisiens ? Il faut bien reconnaître que la réponse est non. Ici, en Tunisie, nous n'avons pas été à même de résoudre ces problèmes qui touchent à la vie de nos concitoyens.
Outre les relations qui nous lient avec les pays du Nord donc. La question est essentiellement tuniso-tunisienne.
N'oublions pas que la grande vague migratoire a eu lieu après le 14 janvier 2011. En quelques jours, plus de 25 000 personnes ont émigré en Italie. Ce n'est pas le fruit du hasard.
Cette vague s'explique également par des raisons politiques. Derrière cette grande déferlante, des réseaux de passeurs et des acteurs politiques tiraient les ficelles. Les enjeux sont clairs. Démontrer l'échec du processus démocratique. Montrer l'inanité des élections qui n'ont pu atteindre leurs objectifs, poussant alors les Tunisiens à partir vers d'autres cieux, même illégalement.
Aujourd'hui, des projets sont fin prêts mais n'ont pu voir le jour pour des raisons de lenteurs ou carrément de blocages des procédures administratives.
Nous pouvons prendre un exemple édifiant, les consultations avaient commencé le 15 novembre et nous en sommes encore à ce jour en train de mener des négociations sans fin en vue de former un gouvernement.
L'autre problème est le chômage endémique en Tunisie. Comment fournir aux Tunisiens un emploi qui leur permette de vivre dignement.
Cela dit, nous travaillons sur des projets, et sommes en train de les mettre sur pied. Je citerais, entre autres, la ville médicale Aghlabide de Kairouan, le TGV qui reliera le pays de part en part, de Bizerte à Ben Guerdane, ainsi que le projet des marchés de production des fruits et légumes situé au Centre du territoire, précisément dans le gouvernorat de Sidi Bouzid.
Nous travaillons en silence, malgré ces interminables consultations qui ralentissent la mise en œuvre des grandes réformes.
Il est clair que certains tentent par tous les moyens de mettre en échec l'expérience tunisienne. Oui, il est vrai que les monstres terrestres sont plus féroces que les dangereux requins.
Ceux qui ont pris pour habitude de simuler les crises, pour donner l'impression de réussir leur gestion. Ces mêmes crises qu'ils ont inventées de toutes pièces.
Résultat : la jeunesse tunisienne se considère à juste titre comme une victime. Victime de la pauvreté. Le taux de pauvreté augmente de jour en jour. Sans parler de la misère politique qui est une autre question.
Je suis venu ici aujourd'hui pour prouver que l'Etat tunisien est présent et que nous ne sommes pas dupes. Les slogans scandés par certains qui ont atteint la côte italienne ne laissent aucun doute sur leurs motivations et basses manœuvres pour déstabiliser le pays, et noyauter les institutions de l'Etat.
Cela étant dit, l'approche sécuritaire n'est pas la meilleure qui soit ni suffisante pour éradiquer ce phénomène des migrants illégaux. Je l'ai dit et le répète aujourd'hui. Je tiens à rappeler également qu'à une certaine époque non lointaine, l'émigration se faisait du Nord vers les pays du Sud. Des groupes italiens et en provenance d'autres pays se sont installés sur les côtes tunisiennes et ailleurs. Ils sont parmi les meilleurs artisans qui soient.
Ces dernières années, la saison de l'émigration vers le Nord (en évocation au célèbre roman de l'écrivain soudanais Tayeb Saleh) est le résultat, comme je l'ai dit, de la répartition non équitable des richesses à travers le monde.
J'ajouterais, pour finir, que l'Etat tunisien est une République indivisible. Il n'y a pas de multitube d'Etats, il n'y en a qu'un seul. Et un seul président qui porte l'entière responsabilité devant Dieu, devant le peuple et face à l'histoire. Responsable pour préserver la souveraineté de l'Etat tunisien, pour répondre aux attentes des Tunisiens, pour réaliser les objectifs de développement et de bien-être.
Je tiens à vous remercier car vous êtes des héros ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.