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Tunisie-Journées de l'Entreprise 2010: Afif Chiboub parle d'un rendez-vous émetteur de valeurs entrepreneuriales
Publié dans WMC actualités le 09 - 12 - 2010

Webmanagercenter: Tout d'abord, comment se passe la reconversion de Afif Chiboub, de la politique au monde des affaires?
Afif Chiboub
: Ce n'est ni une mutation ni une reconversion. Je suis plutôt dans la continuité. Dans mon rôle de parlementaire, j'ai continué à porter la casquette de l'entrepreneur, tout en laissant à mes proches collaborateurs une plus grande marge de manœuvre. Bien entendu, il n'est pas évident d'intégrer, du jour au lendemain, la galaxie du business, dans toute sa complexité, ses turbulences, ses défis et l'étendue de ses responsabilités, après une longue période de relatif décrochage. Au fait, il s'agit maintenant d'une simple reprise en main, d'une réadaptation qui se fait calmement, dans la sérénité et la constance.
Et puis, l'Assemblée nationale est une véritable caisse de résonnance de la vie publique. Des acteurs économiques. Des agitateurs d'idées culturelles. Des faiseurs d'opinion. Des synthèses. Du verbe. Des émotions. Des plaideurs. Des contestataires. Député de proximité. Proche de ma base, des réalités de mon pays et à l'écoute des doléances de mes collègues, j'ai pu ré-enfourcher, à la fin de mon mandat, le cheval de la vie civile dans de bonnes conditions.
Le parlementaire a-t-il la même vision de la scène entrepreneuriale que l'acteur économique?
Tout est question de bon sens. Les ressorts sont les mêmes. Les valeurs aussi. De l'intégrité. De la transparence. Du partage. La députation est un acte de proximité permanent. L'entrepreneur est de tout temps au corps à corps avec le feu prométhéen. C'est un dispensateur de symboles. De projets. D'efforts. D'énergies. Qui est challengé à toute heure. A tout instant. Contraint de se mouvoir dans un monde de compromis et de nuances.
Le parlementaire, lui, est dans une logique de synthèse. De lucidité. Il est en charge des intérêts de toute sa base. Dans toutes ses contradictions sociales. Ce qui requiert une hauteur de vues. Un regard dépassionné. Et un vrai sens de l'Etat.
C'est votre première participation, en tant que décideur économique, à un forum de l'IACE. Qu'attendez-vous de ce type de conclave?
L'Institut arabe des chefs d'entreprise (IACE), partie intégrante de la société civile tunisienne, est en train de jouer, dans toute la région méditerranéenne, un rôle de premier plan au niveau de la réflexion, du réseautage et de l'expérimentation. Au contact de la réalité économique nationale et internationale. C'est la parabole d'un savoir-faire typiquement tunisien. Son rôle de think tank est de déverrouiller la scène entrepreneuriale, d'illustrer les chantiers qui recèlent des promesses d'avenir.
Et puis, à l'heure des mutations internationales, des brouillages des codes, de la bagarre multipolaire, qui va être rude et longue, de la dérégulation de la sphère économique, de la fulgurance moderne du virtuel et de ses réseaux et de la levée de toutes les barrières, j'attends de cette 25ème session des Journées de l'Entreprise 2010 et de tous les participants à ce forum le mixage des idées, la mutualisation des expériences, le décryptage des problématiques liées aux défis de la gouvernance et l'échange des grilles de lecture dans un monde ultra concurrentiel, ultra compétitif. Afin de permettre aux uns et aux autres de rebondir, de se confirmer, de tisser des liens et de prioriser leurs objectifs.
Pensez-vous que les positions concurrentielles des entreprises tunisiennes soient menacées face à un Bassin méditerranéen de plus en plus compétitif?
Je ne le pense pas. Même si personne n'est à l'abri de la concurrence. Chacun a sa mission. Chaque talent est à l'œuvre. Car les problématiques se globalisent. En affaires, vae victis, malheur aux vaincus comme on dit. Il faut donc se doter des moyens intellectuels et moraux pour coller aux impératifs d'un marché, conduisant, de tout temps, à l'exigence du neuf, la sélection d'une élite, la passion de la découverte, l'aspiration au changement et le goût de la mobilité. Créativité et innovation vaudront plus demain que la simple manufacture des marchandises.
Selon certains, la valorisation des ressources humaines et l'innovation sont le talon d'Achille de l'entreprise tunisienne. Etes-vous d'accord avec ce diagnostic?
C'est le talon d'Achille de l'entreprise tout court. Quelle que soit sa nationalité. Le déficit de démocratie dans la gestion entrepreneuriale demeure au cœur de la réflexion de plusieurs ONG à l'échelle internationale. Mais je suis confiant dans l'intelligence économique des capitaines d'industrie tunisiens, qui font toujours le tour du propriétaire. Essaient toutes les manettes. Regardent ce qui marche ou pas. Supputent ou soupèsent.
Quelles sont les stratégies à développer, de la part des entrepreneurs tunisiens, pour une projection à l'international?
Cela relève de la culture de chaque entreprise. Il s'agit d'une vocation. Certains entrepreneurs tunisiens imposent leur chance. Vont vers leurs risques. Ré-empoignent par les cheveux la mondialisation qui va passer. D'autres vivent de leurs rentes. De leurs acquis. Cela dit, chaque homme d'affaires est détenteur d'une parcelle de l'intérêt national. Ce qui suppose un style, une stratégie, un management et une culture en phase avec le credo de la globalisation.
Quel est, d'après vous, le profil type de l'entrepreneur tunisien de demain?
Dans l'absolu, il doit être un entrepreneur. Tout simplement. C'est à la fois un substantif et une épithète. Il s'agit de s'assumer comme tel. De retrouver constamment de la profondeur stratégique. De réfléchir aux vrais enjeux. De disposer d'un flair sans pareil. De repenser, à tout moment, ses relations avec son environnement. Et c'est beaucoup. Car la réforme, c'est la vie. Et il faut se remettre en question pour suivre la vie. De tout temps, le manager doit diriger, anticiper, créer, imaginer, investir et s'investir. Afin de paraître patient, méthodique et tenace. Un véritable travail de titan.


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