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A mon père Aziz Miled, vous avez vécu dignement, vous êtes parti dignement
Publié dans Business News le 08 - 11 - 2012


Par Nizar Chaari
Si Aziz, je n'ai pas pu dormir cette nuit sans écrire ces quelques mots. Ca ne vous servira à rien, que Dieu ait pitié de votre âme, mais ça servira sûrement à ceux qui liront ces lignes.
Si Aziz, je voudrais que tout le monde sache que vous êtes parti avec le sourire aux lèvres. Je voudrai que tous ceux qui vous ont fait du mal jusqu'à la dernière minute de votre vie et ceux qui ont trouvé drôle de commenter la date de votre départ sachent que vous êtes parti dignement tel un chevalier qui a combattu toute sa vie sans arrêt et sans souiller le code de la chevalerie.
Hélas, Si Aziz, vous êtes parti sans que les Tunisiens ne sachent vraiment qui vous êtes réellement. Moi même, je ne savais rien de vous avant de connaître votre fille, un certain jour de mai 2006. C'est probablement une lacune dans ma culture, mais c'est sûrement votre discrétion. « Vivons cachés, vivons heureux » me disiez-vous. Mais ça, c'était avant, Si Aziz. C'était avant les chaînes télé, Facebook et Twitter, vous ai-je répondu dans votre bureau, un certain jour de 2011.
Si Aziz, je vais respecter vos souhaits de ne pas parler des gens, mais je ne peux pas ne pas révéler au moins le peu que je connais de votre noblesse et de vos valeurs. Je ne vous ai jamais dis cela, mais sachez là où vous êtes, que le premier jour où je vous ai rencontré sur la plage du Sindbad à Hammamet, est un jour inoubliable pour moi. Tout le monde m'avait prévenu que vous étiez un homme fort de caractère, juste mais qui impressionnait par son charisme. Moi, j'ai trouvé en vous un père, un homme simple, et un bon vivant.
Un an après cela, je suis venu avec mes parents, demander la main de votre fille, vous m'avez dit avec votre sourire calme : « Il était temps ». Vous n'avez pas vu en moi le jeune homme de famille modeste que j'étais, vous m'avez dit tout au contraire : « Tu me rappelles ma jeunesse ».
J'étais plein de fougue et d'ambition, vous m'avez appris à me modérer, à patienter. Un jour, en 2009, je suis venu vous voir chez vous, exaspéré, après une nième licence de Radio donnée à une autre personne que moi, et moi qui avais fait ma demande depuis 2006, je me sentais laissé pour compte. Je vous ai demandé de me faire une faveur et de me pistonner chez le président. Vous m'avez répondu : « Nous, on ne demande pas ». Et pour finir la discussion, vous avez ajouté : « La seule fois où j'ai demandé au président quelque chose, c'était lors d'une cérémonie après les élections de 2004, je lui ai demandé : « Monsieur le président, j'ai un seul souhait, j'aimerais vivre avec ma famille sans avoir peur d'être opprimé sous votre présidence » »
Si Aziz, excusez-moi si je n'étais pas assez mûr pour comprendre toutes les leçons que vous m'avez donné implicitement, car vous n'aimiez pas dire les choses directement. Mais je vous promets de retenir la dernière leçon : la patience du guerrier, rester debout jusqu'au dernier souffle, ne pas fléchir, s'il faut que je meurs, ainsi soit il. Je mourrais car tout le monde mourra un jour. La différence entre une mort et une autre, c'est l'allure.
Et vous, vous êtes mort dignement, votre mémoire sera dans les esprits de ceux qui vous ont côtoyé, ceux que vous avez aidés, ceux que vous avez guidés et les autres. Car même ceux qui ne savent pas qui vous êtes réellement, maintenant, ils seront intéressés de le savoir.
Si Aziz, votre vie sera une source d'inspiration pour plusieurs générations de Tunisiens, votre amour pour la perfection sera un outil de travail pour plusieurs personnes et votre sens du challenge sera le défi de plusieurs d'entre nous.
Lancer une agence de voyages quand on vient de commencer sa vie, construire un hôtel quand on a à charge toute une famille, apprendre à voler quand on est destiné à monter à cheval, créer une compagnie aérienne privée dans un pays où l'état monopolise tout et tant d'autre défis relevés avec brio.
Survivre à tant de gouvernements, survivre à tant d'envieux, survivre à tant de bâtons dans les roues, ça c'est de la persévérance.
Aimer sa patrie à ce point, donner tout pour illuminer le nom de la Tunisie dans le monde. Etre l'ambassadeur des ambassadeurs pour que ce bout de terre ait une image brillante partout, ça c'est la dévotion.
Si Aziz, je pourrai continuer à raconter des anecdotes qui m'ont servi de leçons toute la nuit, je pourrais même en faire un livre, qui sera probablement quelque chose à faire.
Mais ce soir, je voulais juste dire à tout le monde que vous êtes parti avec le sourire sur le visage et c'était votre plus beau sourire, celui d'un homme qui a fait ce qu'il avait à faire et qui est parti le cœur léger.
Rabbi yarhmek papa.
Nizar Chaari


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