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Etablissement de l'ISIE : le manque de confiance entre Ennahdha et les démocrates
Publié dans Business News le 22 - 07 - 2013

Si les choses n'avancent pas comme il se doit en matière de consensus au sein de la classe politique, les ratages des différentes étapes du Dialogue national ne lui sont pas étrangers. Comment peut-on, en effet, bâtir de la confiance avec des partis qui n'ont pas respecté les engagements pris et les consensus obtenus suite à un long processus de discussions ?

La tâche de former l'ISIE s'annonce donc, dès le départ, difficile car il s'agit de trouver un consensus au sein de l'Assemblée nationale constituante (ANC) et ce n'est pas chose facile en l'absence de confiance entre les partenaires.
La chute de Kamel Ben Messaoud au premier tour du processus d'élection de l'ISIE a compliqué davantage la situation. Les constituants d'Ennahdha ont crié à la manipulation de la part du bloc démocratique. La situation a été certes reprise au tour suivant.
A partir du troisième tour, c'est l'autre bord qui a crié au scandale suite à l'élection de Faouzia Drissi alors que Lamia Zarkouni Lassoued et Wafa Khouja n'ont pas recueilli les voix nécessaires. Lamia Zarkouni a été repêchée au 4ème tour. Mais Wafa Khouaja peine à obtenir le 9ème poste, celui de l'experte en finances.

Mais, au-delà de ces tractations, c'est l'essence même du consensus qui est à revoir. Certains des candidats retenus ne sont pas aussi indépendants qu'on le souhaite pour une instance des élections, comme l'a souligné la députée Salma Mabrouk.
On s'est, en effet, permis de déclasser une candidate experte en matière électorale, en l'occurrence Alexandra Leyla Hovelacque, juste pour des considérations politiques. Le pire, c'est que sa remplaçante souffre d'un double handicap. Elle n'est pas vraiment compétente et, aussi, elle est soupçonnée d'appartenance politique.

Donc, le parcours d'élection de l'ISIE n'est pas aussi facile qu'on l'espérait et cela était attendu. Pourvu que cela n'affecte pas toutefois le processus électoral. Mais, à ce niveau, rien n'est garanti. Cela dépendra de tous les acteurs politiques.
Au niveau de la scène politique, la moindre des choses que l'on puisse dire suite aux tractations à l'Assemblée nationale constituante (ANC), c'est qu'il s'agit d'un terrain miné où les acteurs ne sont pas maîtres de leurs décisions. D'où la pertinence de la proposition d'Ahmed Néjib Chebbi, parrainée par l'Union pour la Tunisie, appelant à la création d'une instance supérieure de décision, formée de tous les partis représentés à l'ANC et qui gèrerait de manière consensuelle ce qui reste de la phase de transition. Mais, la question de toujours : qui ose garantir qu'Ennahdha ne revienne pas sur ses engagements et se justifie, comme toujours, de la souveraineté de l'ANC ?

En fait, personne, même pas la rue, ne saurait garantir un processus jusqu'à la sortie des urnes. Les tractations sur la composition de l'ISIE en sont la preuve éclatante. Quoique l'on puisse dire concernant le mode d'entente sur ses membres, il est clair qu'Ennahdha n'a pas tenu parole, jusqu'à maintenant, concernant ses engagements lors du Dialogue national.
Connaissant Ennahdha, on ne saurait dire qu'il s'agit d'un manque de discipline. Rached Ghannouchi a régulièrement rappelé que la dernière décision revient à l'ANC. Histoire de rappeler, qu'Ennahdha détient la majorité relative et qu'il peut exercer la pression au moment voulu.
Il ne faut pas, non plus, oublier les propos de Sahbi Atig car ils traduisent l'esprit d'Ennahdha, une fois soumis à la pression de la rue. C'est dans le cadre de ce flou artistique que la Tunisie va gérer ce qui reste de la phase de transition.

Tous les terrains sont donc minés. C'est dire qu'il faudrait choisir le parcours susceptible de causer le minimum de dégâts possibles pour la Tunisie. La pression de la rue est certes nécessaire, mais encore faut-il qu'elle ne dépasse pas certaines limites pour ne pas tomber dans le désordre incontrôlable. Plusieurs voix, notamment celles appartenant à la Troïka au pouvoir, affirment que Tunisie n'est sûrement pas l'Egypte, mais, il est logiquement indéniable que ce qui s'est passé à la Place Ettahrir ne saurait ne pas avoir d'influence sur la Tunisie.

Cette première étape de l'élection de l'ISIE est un premier apprentissage.Le résultat n'est pas parfait mais, malgré le sacrifice de candidats valeureux, la liste finale des membres du conseil de l'ISIE compterait au final huit membres sur neuf dont la compétence est certifiée et seulement deux dont la neutralité est sujette à caution.
Au regard de la configuration de l'Assemblée constituante, qui traîne le lourd fardeau de la dispersion des voix des démocrates lors des élections du 23 octobre 2011, ce résultat ne saurait être considéré que satisfaisant et devrait garantir une protection du processus électoral futur, surtout si la société civile assume sa responsabilité.

La situation flottante de la Tunisie ne saurait se résoudre que dans un mixage savant entre le consensus politique, la pression de la rue et … un peu de chance.


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