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UTICA UGTT : le clash des unions !
Publié dans Business News le 29 - 12 - 2015

Entre l'UGTT et l'UTICA rien ne va plus, et la rupture semble bel et bien consommée. Les deux centrales, syndicale et patronale, se mènent une guerre sans merci, par médias interposés. La pomme de discorde : les majorations salariales dans le secteur privé. Les négociations trainent depuis déjà quelques mois et aucune issue n'est à l'ordre du jour semble-t-il, chaque camp, campant sur ses positions. Le premier, syndical, agressif et jusqu'au-boutiste, l'autre, patronal, ne faisant aucune concession, arguant en cela la situation de crise économique que traversent les entreprises. Dans cette Tunisie en plein chamboulements politiques et sociaux, travailleurs et patrons ne font rien pour apaiser les choses…


Négociations et refus à rallonge, la Tunisie a vécu ces derniers temps au rythme du bras de fer entre l'UGTT et l'UTICA. Chacun des deux camps se disant victime de pressions et de menaces de l'autre camp. Toutefois, il est vrai que c'est le syndicat qui est pointé du doigt et son sens des responsabilités qui est mis en doute. Les revendications à répétition de l'UGTT sont perçues comme des manœuvres inconscientes et irresponsables, au vu de la situation en crise et l'économie tunisienne en berne. Les entreprises peinent en effet à joindre les deux bouts selon les patrons et plusieurs sont dans une situation telle, qu'elles pourraient mettre la clé sous la porte, ce qui envenimerait encore plus le climat social et celui des affaires.
Situation inextricable donc, d'un coté les travailleurs qui réclament des augmentations certes légitimes, au vu de la dégradation du pouvoir d'achat et de l'inflation, d'un autre, les patrons, qui se retrouvent dos au mur et risqueraient d'étouffer, voire de faire banqueroute pour certains.

Les deux lauréats du Prix Nobel de la Paix sont au cœur d'une guéguerre qui a beaucoup trop duré. Le citoyen lambda n'en a que faire de ces querelles interminables. Mais cette guéguerre ne semble pas profiter à l'UGTT, dont l'image se retrouve égratignée à cause de ses menaces et de ses grèves répétitives. Au retour d'Oslo les deux unions devaient trouver une solution définitive à leurs différends, c'est ce que disait le ministre des Affaires sociales qui se voulait rassurant en affirmant que les positions des deux parties se sont de plus en plus rapprochées.
« Les différences sont, désormais, minimes entre les positions et les propositions avancées par les uns et les autres, et nous sommes persuadés qu'un accord est possible et peut même intervenir juste après le retour des responsables des deux organisations d'Oslo où ils viennent de recevoir le Nobel de la paix décerné au Quartet ayant parrainé le Dialogue national », a-t-il précisé en substance. Et pourtant, depuis le retour des protagonistes rien n'a été fait. Pire, la situation n'a fait qu'empirer jusqu'au point de rupture.

Dimanche, Wided Bouchamaoui et Houcine Abassi se sont rencontrés à Dar Dhiafa, sous la houlette du chef du gouvernement. Cette réunion n'a encore rien donné et a été le théâtre de grandes tensions. Certaines sources disent même que la présidente de l'UTICA a dû quitter les lieux après trois heures de discussions. Le lendemain le groupement du secteur privé relevant de l'UGTT décide de reprendre la série de grèves régionales dans le secteur privé, annulée auparavant suit à l'attentat terroriste de Tunis, fin novembre. La première grève est prévue le 21 janvier sur le Grand Tunis, si les revendications en termes de hausse des salaires ne sont pas satisfaites par l'UTICA. Mais encore, l'UGTT fait porter l'entière responsabilité de la dégradation du climat social à l'UTICA, se disant toujours ouvert au dialogue…

Le ton est monté d'un cran entre les deux organisations. Houcine Abassi, intervenant dans la soirée de lundi sur la chaîne nationale impute le blocage des négociations à des parties « influentes » et des lobbies qui ne veulent pas céder. « Nous voulons instaurer une stabilité sociale. Elle dépend de quelques dinars et certaines parties s'entêtent à vouloir imposer leur loi » avait-il soutenu. « Nous n'acceptons pas qu'on nous impose des démonstrations de force ! ». Cependant qu'en est-il des démonstrations de force employées par l'UGTT, les grèves n'en seraient pas une ? Il est vrai qu'il s'agit d'un droit constitutionnel, personne ne le conteste, mais en user et en abuser lui a enlevé cet aspect militant et responsable. Se défendant et défiant le patronat, Abassi rétorque : « la grève est une façon de défendre ses intérêts, état d'urgence ou pas nous allons vers la grève ! ». Voilà qui est dit !

Au point où nous sommes, les deux parties affirment que le blocage se situe sur le pourcentage de l'augmentation. Le chef du gouvernent avait fait une première proposition consistant en une augmentation de 40dt. Proposition acceptée par l'UGTT mais rejetée par l'UTICA, estimant que cela ne correspondait pas au pourcentage requis. La deuxième proposition consiste en une majoration de 6%, plus une indemnité de transport de 10dt. Sauf que l'UGTT a exigé une hausse de 5dt touchant la prime de présence ou alors que la majoration salariale soit revue à 7%.

En ces temps de vaches maigres, les grèves et les revendications du syndicat sont décriés. Chefs d'entreprise et représentants du patronat tirent la sonnette d'alarme, évoquant et rappelant les retombées négatives, voire catastrophiques, qu'auraient les grèves sur une économie nationale, déjà presqu'à l'agonie. Dans l'autre camp, on s'entête, fort du soutien assuré de ses bases, l'UGTT continue sur sa lancée, en employant et réemployant ses méthodes guerrières et offensives. La hache de guerre sera-t-elle enterrée pour bientôt ? Cela reste tributaire du sens des responsabilités de tout un chacun…


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