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Sihem Ben Sedrine, toujours victime, jamais coupable !
Publié dans Business News le 05 - 03 - 2018

Le contentieux de l'Etat se trouve accusé par l'Instance Vérité et Dignité d'être responsables des retards successifs de son travail en demandant le report de près de 1.000 audiences d'arbitrage. Est-ce vraiment la raison ? Les séances d'arbitrage sont-elles réellement neutres comme veut bien le dire Sihem Ben Sedrine ? Un enregistrement fuité d'une de ces séances d'arbitrage montre que la vérité est loin de celle prétendue par la présidente controversée.

Victime un jour, victime toujours. Sihem Ben Sedrine, bien avant la révolution, excelle dans ce rôle de pleurnicharde pour dire qu'elle ne fait que subir les affres du pouvoir. Ce manège a longtemps fonctionné avec les Tunisiens et les étrangers avant la révolution, mais tient de moins en moins la route. Ses sympathisants ont fondu comme neige au soleil et il ne lui reste que quelques uns pour la soutenir, en dépit de ce qu'elle veut bien prétendre en faisant miroiter des sondages orientés.
Médias, hommes politiques et élus de l'IVD n'ont de cesse, depuis des années, de crier sur tous les toits que Mme Ben Sedrine multiplie les infractions et les contrevérités. Contre vents et marées, elle crie au complot et joue sa sempiternelle carte de victime. Elle est victime des mafias, du pouvoir, du régime, des médias, des naïfs, des hurluberlus, des contre-révolutionnaires, de l'Etat profond.
Le dernier communiqué de l'IVD, non signé et publié dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 mars 2018, va dans ce sens. Son nouveau bourreau, cette fois, s'appelle Boubaker Ben Akacha. D'après elle, il ne l'aurait pas invitée à son émission du vendredi 2 mars où il était question d'un procès à charge par contumace, ce qui est contraire aux règles basiques du professionnalisme et de la neutralité. Toujours selon Mme Ben Sedrine.
Autre bourreau signalé dans ce même communiqué nocturne, le Contentieux de l'Etat. L'IVD déclare, qu'à une exception près, le Contentieux de l'Etat n'a jamais proposé un dédommagement pour régler un dossier d'arbitrage dans lequel l'Etat est victime. Quant à l'exception, elle remonte l'ancien chargé du Contentieux de l'Etat qui était, selon elle, très coopératif et qui fut limogé pour des raisons inconnues.
L'IVD qualifie de négatif le rôle de l'actuel contentieux de l'Etat qui (selon elle) aurait demandé le report d'examen de quelque 1000 dossiers d'arbitrage. Ces demandes de report « se faisaient d'une manière systématique indépendamment de l'objet de la séance ». Elle pointe du doigt le ministre des Domaines de l'Etat, Mabrouk Kourchid, qui aurait promis, selon elle, de régulariser toutes les situations avant décembre 2017, ce qui n'eut pas lieu. Et de s'interroger sur l'engagement de l'Etat dans le processus de réconciliation et d'arbitrage et de son exécution de l'article 148 de la Constitution.

Outre son hobby de jouer aux victimes, Sihem Ben Sedrine possède un autre, celui de jouer aux menaces. Dans le communiqué nocturne du dimanche, l'IVD menace à tout va. Elle commence par Boubaker Ben Akacha avec son émission du vendredi où il aurait été question de suspicion de corruption à son encontre. « Ceci peut faire l'objet de poursuites judiciaires sur la base du code pénal ou de l'article 66 de la Loi sur la justice transitionnelle », indique le communiqué qui se conclut, dans sa dernière phrase, avec une autre menace en utilisant le même article-élastique 66 et cible cette fois toute personne qui bloque le processus de la justice transitionnelle avec des actes ou des paroles ! Une menace qui peut viser n'importe qui, y compris les magistrats du Tribunal administratif.

Ces multiples données présentées par Mme Ben Sedrine comme étant des vérités absolues ne tiennent cependant pas la route. Si Mme Ben Sedrine voudrait déposer une plainte contre quelqu'un qui a bloqué le processus de la justice transitionnelle, elle devrait commencer par sa propre personne qui n'a eu de cesse de multiplier les couacs contre ce même processus. En commençant par le limogeage en bonne et due forme des membres élus de l'IVD qu'elle a écarté de l'instance et du processus, car ils ont refusé d'aller dans son sens et contre la loi. Elle peut également s'en vouloir de ne pas avoir appliqué les décisions du Tribunal administratif ou encore d'avoir dilapidé l'argent public dans des achats superflus, comme les voitures des membres de l'IVD ou encore sa propre coupé-cabriolet dont la justice transitionnelle ne peut en avoir nullement besoin.
Quant aux séances d'arbitrage, Mme Ben Sedrine ne prononce qu'une partie de la vérité, car ces séances n'obéissent pas vraiment aux règles de neutralité ordinaires qu'on pourrait observer dans de telles séances.
Certaines séances démontrent clairement que la présidente n'est pas vraiment neutre et tente, par tous les moyens, de jouer de son influence.
Elle dit que le représentant du Contentieux de l'Etat aurait demandé le report d'un millier de séances, mais il se trouve que l'on peut voir ce même représentant dans une séance essayer de faire son travail correctement, mais en train de subir une tentative d'influence de Mme Ben Sedrine. Il s'agit de la séance avec Slim Chiboub, gendre de l'ancien président de la République. Un court enregistrement fuité de cette séance (visible ci-dessous) démontre nos propos.
On y voit Mme Ben Sedrine ne ressemblant en rien à cet « arbitre » supposé être neutre et à équidistance entre les deux parties en conflit, à savoir M. Chiboub et l'Etat. Rien qu'après avoir visionné cette vidéo, il y a lieu de s'interroger sur la neutralité théorique de la « dame aux barbes artificielles », sachant qu'elle est en contact avec le gendre de l'ancien président depuis que ce dernier était encore réfugié aux Emirats. On se rappelle également de sa prestation et de ses « morceaux choisis » dans l'audition de Imed Trabelsi où l'on ne sait plus qui est la victime et qui est le bourreau. A vrai dire, et à la tête du client, c'est Mme Ben Sedrine qui choisit le rôle à donner à chacun et on a bien vu quelqu'un accusé jadis de malversations devenu, par miracle, victime !


Face aux accusations incessantes de la présidente de l'IVD, qui l'accable de tous les maux et le rend responsable de tout son retard, le contentieux de l'Etat est pour le moment muet, si l'on excepte une rare sortie médiatique de l'un de ses syndicalistes qui a témoigné de l'ambigüité de travailler avec elle. L'IVD aurait refusé de livrer certains détails nécessaires pour évaluer le préjudice et le dédommagement empêchant ainsi le contentieux de l'Etat d'exercer normalement son travail. Nonobstant cette exception, il est dès lors difficile d'imaginer qu'un magistrat représentant l'Etat puisse accuser publiquement une autre institution de l'Etat de manquer à ses obligations légales de neutralité, voire d'intégrité. Sihem Ben Sedrine n'hésite pourtant pas à violer ce principe basique de tout fonctionnaire ou haut fonctionnaire doté du sens des responsabilités, mais le représentant du Contentieux de l'Etat préfère officiellement rester au-dessus. Il y va du prestige de l'Etat et de son image, mais également de l'image même de la justice transitionnelle bien salie par Sihem Ben Sedrine depuis des années, comme en témoignent ses propres pairs élus !


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