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Scandaleuse arnaque à l'aéroport de Tunis : «Taxistes» roublards…
Publié dans La Presse de Tunisie le 11 - 05 - 2019

Nombre de «taxistes» préfèrent effectuer des courses à partir de l'aéroport de Tunis-Carthage. Et, pour cause, ils se sentent libres, de pratiquer les tarifs leur convenant et… à la tête du client. Des tarifs souvent astronomiques que le visiteur étranger ne fait qu'accepter, bouche cousue, les yeux fermés. L'un des touristes nous en parle avec indignation et amertume. L'on s'attardera, par la même occasion, sur le phénomène de l'intrusion d'un nombre grandissant d'automobilistes marginaux et malveillants, n'ayant rien à voir avec la profession. Qui opèrent constamment au vu et au sur de tous… impunément! Détails
Au risque de verser dans une maladroite lapalissade, disons-le, quand même, et l'on n'aura jamais assez de le dire, nos aéroports, tout comme tous ceux disséminés de par le monde, sont les vitrines par excellence du pays.
C'est bien là que le visiteur étranger se fait la première impression, bonne ou mauvaise, bien entendu, de la contrée et de la terre qu'il foule pour la première fois.
Ceci dépend, d'une bonne part, d'un tout petit trajet, de celui de débarquement (à l'aire d'atterrissage), de celui d'embarquement, dans le premier taxi ou autre moyen de locomotion. Sans oublier la première traversée de l'enceinte de l'aéroport, en passant par la salle de bagages. La petite idée qu'il se ferait serait peut-être gravée et s'inscrirait en lettres de feu dans la mémoire de l'intéressé.
Du conditionnel à profusion
Il se dirait alors et dirait bien, dès son retour aux siens, que, dans tel pays ou tel autre, l'on est bigrement propre, lorsqu'il fait ce que fait si bien seul chaque jour, sa majesté le Roi, dans des toilettes bien saines et d'une propreté monastique. Que, dans le pays où on a formidablement «musiqué» la révolution, on est réglé comme du papier à musique, lorsque, dans l'éternelle salle de surprises (celles des bagages), on est servi plus vite que la musique !
«Dame Roublardise» : «Coucou! me voilà !»
Que notre peuple (honni soit qui mal y pense) manquerait de sérieux et d'honnêteté, lorsque «Dame Roublardise» dit : «Coucou! me voilà!», dès que l'illustre «M. Dollar», sacralisé, nous dit : «Bonjour, je suis là!»
Que… et que… et que…. que de «que»!
Tenez justement, à propos de roublardise et «magouille», voilà une histoire importunante, qui m'a poussé à l'enquête, dès que je l'ai ouï dire, me blessant l'oreille, à vrai dire.
Un mien ami «étranger», libanais pour les curieux, venant de séjourner chez nous, me téléphone à son retour au bercail pour me remercier de mon hospitalité. Et, par ricochet, m'expédier et me flanquer avec son gentil bravo, un cinglant camouflet. L'uppercut m'a rendu rouge, comme un coquelicot, jusqu'au blanc des yeux, me couvrant de pudeur et de honte!
Le pourquoi? Sans le «parce que»…
Le camouflet? «Ecoute cher ami, me dit-il à distance, sincèrement dit, ce n'est pas dut tout sérieux chez vous! Il me dit avoir payé son taxi, à l'aller (aéroport-centre-ville), en argent sonnant et trébuchant, une trentaine de nos dinars, non moins trébuchants. Alors qu'au retour, et pour le même trajet, on ne lui a réclamé que la bagatelle de trois courts dinars! Soit, dix fois moins! Pourtant, s'exclame-t-il, l'air de rire jaune, les deux taxis sont «kif-kif» jaunes! Il me demande un «parce que» sensé, à son «pourquoi», au sujet de cet écart insensé. De mon côté, et à cette aberration, nulle réponse instantanée à improviser. «N'y voyant dalle» et ne sachant goutte à ce sujet !
Au trot… au galop !
Mais le «questionnaire-colle» m'ayant été posé n'est pas évidemment tombé dans l'oreille d'un sourd-muet. Et hop ! Au trot… au galop… vite l'enquête et la recherche de la vérité !
L'on sonne donc à la bonne porte : la chambre de la corporation, issue de l'organe où trônent nos messieurs dames ès-qualités.
Et je suis heureux de me vite trouver nez à nez avec les maîtres des lieux, imprégnés du fléau, jusqu'à la moelle des os… Au moindre temps, argent et carburant. Et ça n'arrive pas hélas souvent…!
Enfin ! On ne défend pas le diable !
On a alors bien discuté. Et, la lumière a bien jailli. Avec l'odeur du rance et du moisi !
Pour une surprise? c'en est une. Agréable? Tout à fait.
Paradoxalement, là au moins, on ne défend pas le diable. Comme le font le plus souvent les boucliers des corporations. On nous promet ainsi, de lâcher le morceau, déployer «scalpels et bistouris» pour «crever le profond abcès» et disséquer le problème avec nous. Et cela ne veut pas dire que mes braves interlocuteurs ne sont pas solidaires avec les leurs. Et s'en lavent les mains, en lavant le linge sale du secteur des mille et une incuries. Mais ils sont rouges de rage et de colère contre une poignée de leurs pairs et surtout des intrus à foison. Pour qui, l'argent n'a pas d'odeur, mais de la saveur, énormément ! Les uns et les autres étant omniprésents, pour ternir terriblement l'image de marque du secteur, au vu et au su de tous. A commencer par les diverses parties prenantes officielles en la matière.
La réflexion ainsi faite, passons… Et revenons-en tout de suite, pour une fois, peut-être, à notre mouton. Un doux mouton (non pas en chair et os) issu, comme déjà dit, du superbe pays du cèdre. C'est-à-dire au bonhomme qui a vu d'un très mauvais œil le tour qu'on lui avait joué dès son arrivée. Lui, qui ne semble pas avoir les yeux et les oreilles dans sa poche.
Donc, vite le compte rendu de nos investigations, faites à droite et à gauche. Et aussi, surtout de nos enrichissantes discussions avec les sympathiques bonhommes ayant préféré se ranger du côté du «ministère public», plutôt que du côté de la «défense»… du diable!
«Ceintures noires»… pas en karaté…
On nous dit tout de suite que le secteur des taxis (surtout du côté de l'aéroport de Tunis-Carthage) est trempé jusqu'au cou dans un trafic fou. Le réseau est bien ramifié. Et il s'active à qui mieux mieux, chaque jour que le bon Dieu fait pour profiter de substantiels dessous de table, devenus allègrement des dessus de table, servis aux uns et aux autres au clair du jour et du soleil ! Aux portefaix, aux agents internes de sécurité et autres intrus de tous bords, claironnant et se prévalant d'être «ceintures noires» en matière de système «D». Tout ce «beau» monde mafieux ne «vit» (dans la luxure) que de ce trafic si grotesque et vilain, au nom de la vieille musique du gagne-pain, en réalité du «gagne-gâteau» et du «gagne-vin». Le pain, parfois beurré étant déjà assuré douze sur douze et sept sur sept, ailleurs, là où ils sont payés pour être ailleurs.
Ces êtres, ne craignant ni Dieu ni le diable, encore moins «Monsieur, contrôle» si «aimable» et d'une «gentilesse angélique» (Vive le fric!), se tiennent toujours prêts à happer l'éventuel pigeon qui pointe à l'horizon! Pour le conduire dare-dare et tout droit au «guet-apens», au «bon» «taxiste» qui «poirote» et attend, tendant l'hameçon.
«Le troupeau et… le berger»
Cela dit, supposons que le fabuleux maître de la fable, ayant si bien fait parler toute la hiérarchie de la forêt, vienne aujourd'hui à être ressuscité. La «fontaine», toujours fraîche, malgré le temps, et le robinet universel de la sagesse, de l'image subtile et allégorique, aurait, métaphoriquement dit ceci, de la faune précédemment décrite :
«La bête grasse, toujours vorace, mais pas si bête, du grand ‘‘troupeau'' dont je viens de parler, se plairait à brouter paisiblement à profusion et à volonté… ‘‘manger''. ‘‘Manger'' avec la bête noire adroitement domestiquée… entendez le berger. Qui leur rendrait la vie, naguère morose, aujourd'hui bien rose.
Et, voilà qu'à la fin, le canard importé des champs de cèdre et de ses poulaillers, maillon faible de la chaîne foutrement organisée, est copieusement dévoré, par le lion de la jungle… aux aguets!» Fin de citation et des propos imaginaires. Je ferme donc la fontaine de M. Jean De La Fontaine…
Le cancer de la gabegie !
Cela dit, on nous dit que la maladie chronique, à prendre peut- être en «charge par la Cnam en Apci», n'aurait pas touché rien que l'aéroport et ses taxis… Et que, l'ensemble du secteur serait rongé par le «cancer» de la gabegie.
Rien ne baigne dans l'huile, semble-t-il. Et, tout ce monde faunesque baigne plutôt dans une «sauce tomate, fortement épicée et pimentée» par une infinité d'irrégularités. Il s'agirait en quelque sorte, autrement dit, d'une salade cocktail de crudités d'illégalités, copieusement «bectée» par des gourmands gloutons-nés, mangeant et mettant le nez, les mains et les pieds dans tous…les rateliers !
L'on rencontrerait, aux commandes du «Pip ! Pip !» jaune, mal réglementé, des têtes de pipe venant de tous bords et de toutes les spécialités, mal maîtrisées : le fonctionnaire en éternel congé payé, Ie factotum mal rémunéré, le plombier ambulant en mal d'atelier, etc.
Bref, les ratés de la société circuleraient partout où il y a bitume et enrobé…sans perturber personne ni déranger. Sauf, bien sûr, les professionnels infortunés du dur métier…
Une becquée compromise par les becs irréguliers
Tout ce personnel roulant, passant inaperçu derrière leurs volants mal acquis, sillonneraient les routes et les artères des cités, éblouissant peut-être par leurs phares et leur générosité certains «gentils» hommes du sifflet. Ces taxistes «blancs-becs» occasionnellement reconvertis auraient, peut-être, des becs à nourrir et une ribambelle de bambins, leur réclamant le pain, au quotidien.
Mais il y aurait aussi, bien d'autres becs prioritaires, n'ayant droit qu'à cette becquée…, qui se retrouveraient finalement à sec, le bec dans l'eau, sans discontinuer !
D'un autre côté, côté taximètres, c'est, nous confirme-t-on, de la pure arnaque de mains de maîtres ! Puisque ce compteur horokilométrique se «promène» lui aussi sans gêne, souvent dans l'illégalité. Et il est implicitement «autorisé» à se prêter, au clair du soleil et de la lune, à ses promenades, sans risquer l'engueulade, ni même la plainte et la jérémiade..
Au final, pour tout dire et rien ne vous cacher, la grande toilette s'impose pour le taxi pourri si négligé. Mais, grand «mais», faut-il que le pouvoir ait le pouvoir de s'imposer ? Car, disons-le avec regret, la «kermesse» des anarchiques boulangers semble encore et toujours solennellement célébrée !


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