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Travail et recrutement à l'ère du digital: entre challenges et opportunités
Publié dans La Presse de Tunisie le 02 - 02 - 2021

L'irruption du numérique dans le monde du travail a provoqué des changements radicaux dans les méthodes de recrutement, d'organisation, d'intégration, de gestion des talents… etc. L'ubérisation a, aussi, touché le travail.
Le Covid a changé le monde du travail et de l'entreprise, probablement d'une manière irréversible. Télétravail, recrutement à distance, nouvelles méthodes d'organisation; pour beaucoup d'entreprises, la crise Covid a amorcé une mutation profonde des méthodes du travail et des relations professionnelles. Pour d'autres, la crise n'a fait qu'accélérer un changement latent qui s'opère depuis un bon bout de temps. C'est la conclusion qui ressort, en somme, des interventions des différents panélistes (des chefs et dirigeants d'entreprise de divers horizons) qui ont participé, mercredi 27 janvier, au webinaire «le recrutement à l'ère du digital : défis et enjeux», organisé par EFE (Education For Employement) Tunisie avec la collaboration de la fondation Citi.
L'entreprise a besoin de jeunes talents "full stack"
S'exprimant sur les enjeux du travail à l'ère du numérique, Adel Torjeman, responsable des opérations nearshore de la société de services financiers FIS, a souligné que le télétravail s'est, désormais, imposé en tant que nouveau mode opératoire qui va, définitivement, s'inscrire dans la durée. «Le Covid est un accélérateur de cette transformation qui a pris de court les gens et les a poussés à changer le mode opératoire sans attendre ou réfléchir.
Dans le cas de notre entreprise à Tunis, 10% seulement des employés travaillaient à distance avec une moyenne de 5 jours par an, avant la crise Covid-19. Il nous a fallu une semaine pour que ce taux passe à 95%.
Et c'est grâce au Plan de Continuité des Affaires (PCA) qu'on a réussi à le faire et au bout de deux semaines, on était à 100% télétravail. Le travail à domicile est la nouvelle norme.
C'est un mode opératoire extrêmement positif, notamment quand on voit l'exécution financière, la productivité et l'engagement. C'est une opportunité, notamment pour les régions dans la mesure où on peut travailler de n'importe où», a-t-il ajouté.
Il a expliqué, à cet égard, que le télétravail offre la possibilité de travailler pour le compte d'une entreprise quel que soit son emplacement. «Si on arrive à mettre en place un système de bourse ainsi qu'une plateforme de télétravail où se rencontrent l'offre et la demande soient-elles régionales, nationales ou internationales, cela va créer une synergie et générer des opportunités pour les jeunes.
«Il s'agit d'une ubérisation de l'emploi dans la mesure où les gens peuvent se mettre à leur propre compte, souscrire, demander, s'exprimer, délivrer, se faire payer, etc», a-t-il indiqué.
Torjeman a, par ailleurs, expliqué que dans ce contexte évolutif où la transformation numérique s'effectue d'une manière exponentielle, l'entreprise a besoin de jeunes talents "full stack" dont les compétences sont plutôt axées sur l'agilité et la capacité d'adaptation rapide qui leur permettent de suivre le train de l'évolution technologique, que sur les connaissances. «Dans ce contexte tunisien, nos ingénieurs sont tout à fait aptes à monter leurs compétences et ils ont cette capacité à enfiler "ces nouvelles chaussures", à ne plus se limiter à une technologie particulière et à s'adapter aux nouvelles technologies ainsi qu' au nouveau marché», a -t-il affirmé.
Sécurité informatique: premier challenge du télétravail
Même son de cloche chez le président du groupe Vermeg, Badreddine Ouali, qui a considéré que le digital constitue une opportunité d'emploi et d'optimisation des ressources d'autant plus que le numérique ne nécessite pas d'infrastructures. Il a précisé que grâce à la bonne connectivité, la Tunisie a pu être en télétravail pendant la crise Covid, ce qui n'était pas le cas dans d'autres pays.
«La nouvelle norme c'est le télétravail. Avec le télétravail, on ne pèse pas sur l'infrastructure du transport, l'infrastructure routière ou l'environnement et on peut produire de n'importe quelle région du monde", a-t-il ajouté. Ouali a précisé, que de nouveaux challenges relatifs à l'organisation de l'entreprise, notamment en matière de sécurité informatique, de sociabilité et de méthodes d'intégration, ont toutefois émergé. "On ne peut pas impunément changer la méthode d'organisation. Nous avons l'habitude de transmettre le savoir par "contagion", le challenge consiste alors à inventer de nouveaux modes de sociabilité et d'intégration.
Le télétravail est une formidable opportunité pour la Tunisie : nous n'allons pas être constamment saignés de nos ressources qui quittent les régions pour aller vers la côte, et de la côte pour aller vers l'international. Il permet aux compétences de produire et de créer de la richesse tout en étant dans son bled", a-t-il noté. Il a ajouté que la sécurité informatique est l'un des plus grands défis du télétravail. «Avant Covid, on avait des réseaux fermés, de la surveillance, des détecteurs, etc.
Nous avons dû inventer une entreprise délocalisée qui répond aux critères de sécurité les plus fermes. Avant, nous étions attaqués une à deux fois par semaine. Maintenant, on est attaqué une à 2 fois par jour. On est théoriquement plus vulnérable, et pourtant nous sommes encore plus solides grâce à notre performance», a-t-il indiqué.
Travailler la marque employeur pour accroître l'attractivité
De son côté, Lassaâd Mezghani, directeur général de la Recherche universitaire au sein du ministère de l'Enseignement supérieur, a annoncé qu'un annuaire (d'offre) des formations universitaires sera bientôt lancé. Il comportera toutes les spécialités enseignées dans les universités privées et publiques ainsi que la liste des jeunes diplômés. Il a ajouté que la direction est, actuellement, en train d'optimiser la plateforme 4c.tn en vue d'améliorer l'offre des demandes d'emploi et des stages, moyennant des modules de matchmaking et des jobs fairs organisés par les entreprises.
Evoquant les défis du recrutement dans le secteur médical, la directrice générale de la Clinique Avicenne, Leila Kefi, a souligné que la fidélisation du personnel paramédical est le défi N°1 auquel sont confrontées les cliniques privées. Elle a affirmé que ces établissements de santé travaillent sur leurs marques employeur, dans l'objectif de retenir les talents, et ce, en communiquant sur leurs stratégies basées sur la méritocratie, l'offre en matière de plans de carrière, l'environnement du travail… etc.
Selon Monia Maâref, directrice générale de Nestlé Tunisie, les entreprises sont appelées à mettre en place un plan d'action qui vise à améliorer leurs attractivités. Pour ce faire, elles doivent mettre en avant leurs cultures et leurs valeurs.
S'exprimant sur les facteurs d'attractivité des entreprises auprès des talents, le directeur général de Citi Tunisie a mis l'accent sur l'importance de construire au sein de l'entreprise une culture basée sur la méritocratie et sur l'excellence. Il a indiqué que les talents n'aiment pas la routine, c'est pourquoi les entreprises doivent identifier de nouveaux défis et mettre en place un plan de développement transparent et clair qui leur permet d'exprimer leurs talents. "Il s'agit d'avoir une marque employeur forte, des opportunités professionnelles attractives et une communication bien ciblée. Pour rechercher et prendre contact avec ces talents, il n'est plus question de se rendre aux universités mais il faut plutôt recourir aux nouvelles technologies", a-t-il ajouté.


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