Tunisie : la liquidité monétaire explose à un niveau jamais atteint !    Huawei offre une connectivité à 170 millions de personnes dans le monde    Autoroutes en Tunisie : rechargez désormais votre badge via l'application D17    Le film À voix basse de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid sélectionné au PCMMO 2026, après la Berlinale    Festival de la chanson tunisienne 2026 : Palmarès de la 24ème édition    La Galaxy S26 Series arrive en Tunisie : précommandez-la et profitez du 512 GB au prix du 256 GB d'un an de garantie sur l'écran    Le général Abdel Rahman Suwar al-Dahab: une exception    Croissant lunaire visible : vendredi 20 mars pour la majorité des pays    Météo en Tunisie : baisse de températures, pluies éparses et orageuses attendues    Festival Jean Rouch hors-les-murs à Tunis : 3ème édition du 14 au 19 avril 2026 au Cinéma Africa    L'intelligence artificielle dans le journalisme tunisien : entre mutation technologique et impératif éthique    Alerte météo : pluies orageuses et cumuls jusqu'à 40 mm ce lundi    Le président Kaïs Saïed présente ses condoléances à la famille du doyen Sadok Belaïd    Pluies sur toute la Tunisie : préparez vos parapluies dès aujourd'hui    Marché du poulet : découvrez la nouvelle tarification officielle    Obsèques du doyen Sadok Belaïd: Dans l'émotion et le recueillement (Album photos)    Hatem Kotrane : Hommage à Sadok Belaïd, le doyen de tous    Trois parcours, une même excellence : le CNOT rend hommage aux femmes du sport    62 cellules terroristes démantelées et des milliers d'éléments arrêtés en 2025 !    Suspension de tous les vols d'Emirates vers et depuis Dubaï    Salah Bourjini, un diplomate tout terrain    Coup de tonnerre : Youcef Belaïli suspendu un an pour falsification de documents    La Compagnie Tunisienne de Navigation programme 149 traversés pour la saison estivale 2026    Météo en Tunisie : pluies orageuses attendues à l'Est du Pays    Tahar Bekri: Liban ma rose noire    Ooredoo Tunisie soutient 400 familles rurales à travers une initiative de développement durable dans le cadre du programme «Tounes T3ich» (Vidéo)    Transformation numérique en Afrique du Nord: Tunisie Telecom participe au Club Pionnier 2.0 de transformation numérique    Alerte Sécuritaire : Le Ministère de l'Intérieur Qatari relève le niveau de menace et appelle au confinement    Météo en Tunisie : pluies éparses et temporairement orageuses    Souad Guellouz: Née pour être écrivaine, romancière et poétesse    Taoufik Hachicha: La radio régionale en temps d'exception (Album photos)    Kaïs Saïed sonne l'alarme: réformes structurelles imminentes pour les caisses sociales    Edito: Réinjecter l'expertise des retraités    Le VAR se réinvente... Les grandes nouveautés pour le Mondial 2026    Abdelmajid Chaar : Le papier et l'encre, notre trésor!    L'envoi vers les zones de conflit » : jugements sévères en appel, jusqu'à 24 ans de prison    Elyes Ghariani - De la retenue à la puissance: le tournant stratégique allemand    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    L'avocat Ahmed Souab libre, après plusieurs mois de détention provisoire    De Tunis aux plus hautes sphères : le parcours exceptionnel de Rachid Azizi dans son livre « Un sur un million »    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    Festival Gabès Cinéma : Afef Ben Mahmoud à la direction    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Le tennisman tunisien Moez Echargui se qualifie pour les quarts de finale du Challenger de Pau    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    L'Université de Tunis El Manar et l'Université japonaise d'Hiroshima signent un accord de coopération    Mondher Msakni: L'orfèvre    Secousse tellurique en Tunisie, au nord de Béja ressentie par les habitants    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'institution scolaire dans le viseur: Le point de non-retour
Publié dans La Presse de Tunisie le 10 - 11 - 2021

Depuis quelque temps, le corps enseignant est devenu une cible pour n'importe qui. Des parents et des élèves incontrôlables s'en prennent physiquement aux employés à l'intérieur même de l'enceinte scolaire. Mais à travers les enseignants, il est clair qu'on vise toute l'institution de l'enseignement.
Le dernier événement-choc en date est l'agression barbare contre un professeur dans le collège d'Ezzahra. Quelques jours auparavant, toute l'opinion publique est restée sidérée devant le comportement des parents d'un élève qui a été "mal noté" par sa prof d'anglais. A cet effet, une armada d'avocats a été mobilisée pour défendre la "victime" qui aurait eu une paralysie faciale en raison de la mauvaise notation scolaire !
Quelles que soient les raisons, il n'est pas acceptable de prendre en otage l'école en voulant lui imposer ses points de vue et ses lubies.
Une telle réaction est, tout simplement, disproportionnée. C'est comme si on voulait pulvériser une fourmi avec une mitrailleuse.
Lynchage médiatique
La vie scolaire est, désormais, soumise à l'emprise d'une catégorie de parents qui ne reculent pas devant les excès et qui en arrivent jusqu'aux agressions physiques. Et, sur ce point, les exemples ne se comptent plus.
L'affaire de la prof d'anglais marque un tournant dans la mesure où les atteintes à l'intégrité physique et morale sont devenus monnaie courante. Le "lynchage" de cette enseignante à travers les réseaux sociaux n'est qu'un pas de plus dans la déstabilisation de tout le système éducatif et une atteinte grave à toutes les valeurs de justice. Mais le comble, c'est ce qui est arrivé lundi dernier (8 novembre) dans cet établissement scolaire d'Ezzahra. Cela constitue un véritable tournant. L'attaque à l'arme blanche commise par un élève contre un professeur du même établissement ouvre la voie devant toutes les hypothèses et toutes les supputations.
Une première conclusion s'impose : l'institution éducative n'est plus à l'abri de ce qui se trame dans le pays. On cherche à en faire, également, la caisse de résonance des abus et des violences politiques et sociales. Cette dérive risque de s'aggraver si on n'y prend pas garde et si l'on ne cesse pas de s'ingérer dans les moindres décisions et mesures adoptées par une autorité officielle bien avisée.
Tous les autres intervenants qui veulent apporter un plus à l'école doivent le faire dans le respect le plus strict des normes et des réglementations en vigueur. Les analystes et les chroniqueurs (radio ou télévision) doivent cesser de chercher à justifier, coûte que coûte, des actes inconsidérés. Car, à chaque fois qu'il y a des violences (commises en grande majorité par des délinquants mineurs), on trouve des excuses et des raisons dont le but est de déculpabiliser les auteurs (pauvreté, marginalisation, etc.). Des arguments qui ne trompent plus personne.
Les droits se méritent
Il est temps d'éviter les amalgames entre les droits et les libertés et le respect que chacun doit aux institutions et ses symboles. Le code de l'enfance n'a pas été fait pour protéger une catégorie de la population et en faire un vivier de délinquants et de criminels. C'est, malheureusement, ce qui est en train de se mettre en place chez nous. Ces jeunes sont de plus en plus mobilisés et manipulés pour accomplir les sales besognes de certains qui n'ont d'autres buts que de créer le chaos. La preuve est là devant nos yeux quand on se rappelle les attaques quotidiennes contre les moyens de transport. Les auteurs seraient des mineurs. Les actes de vandalisme sans limites sont perpétrés par des mineurs. Les tags sur les murs, sur les moyens de transport et sur les immeubles sont l'œuvre de mineurs. Et là, on se pose la question, vraiment, lancinante : d'où vient l'argent qu'ils utilisent pour se procurer, par exemple, des bombes à retouche (ces bombes de peinture) qui leur servent à défigurer les façades des maisons, des magasins, des véhicules particuliers... Or, on sait que le prix minimum d'une de ces bombes est de 9 dinars !
D'ailleurs, un parti politique dit de gauche a affirmé qu'il les fournissait, lui-même, à ses "militants". Ce serait des moyens de militantisme! Et, cet aveu en dit long sur ce qui se trame en cachette. Mais il y a pire. Dimanche dernier, une bande d'enfants était attroupée non loin des barrières placées autour d'un poste de police dans les jardins de Carthage et s'en prenait, allègrement, aux automobilistes. Ces derniers, voyant la route barrée au niveau du poste de police, rebroussent chemin. C'est à ce moment, que les gamins montent sur les voitures ou les caillassent. A deux pas de la police !
Le simple citoyen comprend mal ce laxisme et cette démission devant l'intrusion de la violence dans notre quotidien. Cette violence, ainsi banalisée, envahit tous les espaces (stades, hôpitaux, rues, etc.). Ce qui se passe actuellement dans nos institutions scolaires n'en est que la triste illustration. Un petit conseil pour finir.
Cessons d'utiliser la question des droits et des libertés à tort et à travers.
Quand on enseigne ces valeurs nobles (en fin de compte) à l'école, il faut insister aussi sur les devoirs et sur la responsabilité de tout un chacun. Un citoyen irresponsable ne mérite ni droit ni liberté. C'est la collectivité qui prime. L'individu vient en dernier. De plus, arrêtons d'inonder nos yeux de scènes de violences déversées par ces chaînes TV privées qui ne s'intéressent qu'au gain facile. Les chaînes publiques, elles, sont appelées à se mettre aux normes et à respecter les téléspectateurs. Ces derniers doivent avoir un droit de regard sur le contenu des programmes.
Quant à certains animateurs à la noix, ils ne devraient pas trop présumer de leurs connaissances. C'est là qu'il faut chercher la racine de toutes les violences et de tous les crimes que nous connaissons depuis une décennie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.