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«Nous avons bousculé la hiérarchie»
Mohamed Kouki (entraineur de l'ES Métlaoui)
Publié dans La Presse de Tunisie le 20 - 06 - 2016

Personne n'attendait l'Etoile Sportive de Métlaoui au pied du podium, à un poste aussi flatteur au terme de la saison 2015-2016. C'est incontestablement la surprise de la saison. L'entraîneur Mohamed Kouki avoue dans l'entretien qu'il nous a accordé qu'il a éprouvé un plaisir inégalable à nul autre pareil en emmenant si loin le club du Bassin minier.
Les observateurs n'ont pas hésité à considérer votre équipe comme une surprise renversante.
Nous avons bousculé la hiérarchie avec un budget très modeste de 2,2 millions de dinars. Terminer avec 49 points tout en étant classé financièrement dans la catégorie des démunis relève de l'exploit historique. Nous laissons peut-être un ou deux clubs derrière nous au classement des budgets les plus modestes. Nous aurions même pu terminer avec 60 points sans les erreurs arbitrales qui nous ont beaucoup pénalisés (face à l'USBG, le ST....). Rares sont les clubs qui ont fait pareil. Peut-être l'US Monastirienne la saison où elle a joué pour le titre. Mais il faut rappeler que les Usémistes avaient un budget assez costaud qui leur permettait d'acheter un Nevez...
Vous devez être un technicien comblé en conduisant pareille aventure...
Oui, une très belle aventure. Au départ, l'objectif assigné était naturellement le maintien. Nous étions tous motivés, le succès appelant le succès. Vraiment, chacun de nous a pris son pied. Notre victoire inaugurale contre l'Etoile Sportive du Sahel a installé la confiance. De plus, nous avons su enchaîner tout de suite par de nouveaux succès. Une pression positive s'est installée, chacun se donnant à fond, sans paniquer. J'ai pu sentir auprès de chaque joueur une motivation qu'il n'avait pas trouvée dans aucun autre club.
Et vous, personnellement ?
Je n'avais éprouvé un tel plaisir qu'au club soudanais de Ahly Chendi que j'ai entraîné en 2010-2011. Avec un budget de rien du tout, ce club, que peu de gens connaissaient, a réussi à terminer quatrième du championnat soudanais. Cela nous a permis de nous qualifier en coupe de la Confédération où nous étions allés jusqu'en phase des poules. Un exploit authentique!
Pourtant, dans la première phase de la saison, Métlaoui éprouvait certaines difficultés pour répondre au défi offensif. Pourquoi ?
Dans le football moderne, il faut bâtir à partir d'une défense solide. Si j'étais parti à l'ESS ou au CSS, j'aurais d'ailleurs fait pareil. Il faut savoir défendre. Regardez l'Italie, l'Atletico Madrid : tout part de l'assise et de l'animation défensives. L'Etoile du Sahel est champion parce qu'elle a la meilleure défense. Bref, durant la phase aller, nous avons bien travaillé défensivement, mais il nous manquait quelque chose en attaque. Durant la trêve, j'ai beaucoup travaillé avec mes joueurs l'attaque. Résultat: de 12 buts inscrits à l'aller, nous passons à 24 buts lors de la phase retour.
Sur un plan individuel, qu'est-ce qui a permis un telle métamorphose ?
Dans la première étape de la saison, il nous a manqué le joueur créateur, qui possède la maîtrise et capable d'apporter la touche technique et le rayonnement au milieu. Ne trouvant pas ce profil, car Foued Kheraifi est avant tout un joueur d'espaces, j'ai essayé de compenser par les vertus collectives d'organisation et de solidarité. Grâce au mercato d'hiver, nous avons pris Khaled Gharsellaoui, un joueur créateur qui nous a apporté le plus recherché. Les autres recrues hivernales, Skander Echeikh et Slim Mezlini, participèrent sans doute à cette métamorphose, mais à un degré moindre.
Plus généralement, quelle est la clé de cette étonnante ascension?
Un lien solide entre les joueurs et le staff technique. Le footballeur tunisien marche à l'instinct, il est très intelligent. Constatant que leur entraîneur se donne à fond, mes joueurs s'appliquent davantage et vont parfois au-delà de leurs capacités. Ils ont fini par jouer pour moi dans certaines phases délicates de la saison. D'ailleurs, j'ai su relancer la carrière de certains joueurs qui se trouvaient en difficulté: le cas d'Aymen Ayari, arrivé de Makthar, d'Achraf Zouaghi qui piétinait en L2, de Foued Kheraifi qui vivait un mauvais moment au SG, de Zied Baccouche...
Comment l'ESM peut-elle se maintenir à ce niveau de performances ?
Il faut un budget supérieur. Notre club ne compte que sur la Compagnie des phosphates de Gafsa pour survivre. A présent, le public ne va plus admettre de voir ses favoris rejouer pour le maintien, leur unique objectif jusque-là. Moyennant trois ou quatre renforts, l'Etoile de Métlaoui peut se maintenir au top. Une garantie : tous les joueurs vont rester, à part Aymen Ayari et Atef Mezni qui négocient la prolongation de leur contrat, et Khaled Gharsellaoui qui va revenir de prêt à l'Espérance de Tunis. Mais une solution pourrait être trouvée afin que ce joueur très important signe définitivement pour Métlaoui.
Est-ce le joueur qui vous a impressionné le plus cette saison ?
Sur la phase retour, oui. Il était arrivé au mercato d'hiver, du reste. Toutefois, sur la longueur de toute la saison, le meilleur a été à mon avis Atef Mezni. Quelle régularité et quelle santé ! Il a joué la totalité des 30 matches du championnat et la seule rencontre de coupe que nous avons disputée, ne se faisant jamais remplacer. Il n'a jamais été suspendu ou subi une blessure grave. Quand j'étais à Béja, il avait déjà démontré une hygiène impeccable. Je ne crois pas qu'il y ait eu un joueur dans notre championnat qui a réussi pareille performance.
Le report au mois d'août de la coupe de Tunisie vous a-t-il surpris ?
Je dirais qu'il m'a beaucoup contrarié. Il change beaucoup de choses. Sur la lancée de notre excellent championnat et de la victoire (2-0) à Radès même face au Club Africain, nous avions un joli coup à tenter. Nous avons fini par prendre l'ascendant sur notre adversaire en quarts de finale. C'était vraiment l'occasion ou jamais.
Très sollicité cette intersaison, allez-vous quitter l'ESM ?
Mon contrat à Métlaoui expire le 30 juin. Officiellement, je ne l'ai pas renouvelé. Il y a quelques jours, j'étais sur le point de signer pour Al Khalij saoudien. J'ai rencontré mon ami Jalel Kadri qui a coaché ce club la saison passée. Un accord paraissait déjà conclu. Malheureusement, le problème de la scolarité de mes filles dans l'école française là-bas n'a pas été résolu. Le projet a été abandonné. A présent, l'Avenir de La Marsa veut m'engager.
Enfin, quel sentiment vous inspire le retour parmi l'élite de l'OBéja, le club de vos premières amours ?
Une joie immense. La place naturelle de Béja, c'est la L1. Peut-être qu'un jour j'y retournerai pour payer une dette envers le club qui m'a fait aimer le football.


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