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Des rythmes et roulements de tambours
De l'avenue Habib Bourguiba à Carthage
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 06 - 2016

«Fellega», une œuvre qui brasse des thèmes aussi controversés que la résistance du passé et du présent, et ce, dans une performance à base de recherche tendant à faire découvrir un mix de propos imbibés de courage et teintés de sacrifice, lâchés par des hommes qui sont tombés pour la patrie, hier et aujourd'hui encore.
Prochains rendez-vous, le 25 juillet au Festival international de Carthage, à l'occasion de la Fête de la République, et le 14 août au Centre culturel international de Hammamet.
Consacré Tanit de Bronze lors des JMC 2016 (Journées musicales de Carthage), Nasreddine Chebli alias Nasro Percu est allé samedi soir, à l'assaut de l'Avenue Bourguiba, partager son spectacle musical «Fellega » qui a enchanté un public qui en redemandait.
Qu'importe la canicule du jour, une brise de fraîcheur nocturne ponctuée de notes, de tempos et de rythmes a fait vibrer les spectateurs au gré des milliers de décibels qui ont fait monter la sauce jusqu'à une heure tardive de la soirée.
Ainsi, le terre-plein central de l'avenue s'est transformé, le temps de ce concert nocturne, en une arène où les sons, les rythmes, les paroles, les voix, les mouvements et les corps se contusionnaient dans une danse endiablée emportée par les rythmes envoûtant des tubes «Falleg ya falleg zmeni» ou encore «Jdey errim», «El ghannay»...
«Fellega» est une œuvre qui brasse des thèmes aussi controversés que la résistance du passé et du présent, et ce, dans une performance à base de recherche tendant à faire découvrir un mix de propos imbibés de courage et teintés de sacrifice, lâchés par des hommes qui sont tombés pour la patrie, hier et aujourd'hui encore.
Proposant une myriade de sons et de notes surprenantes, la formation musicale au grand complet, avec une chorale, a réussi, sous la houlette du percussionniste Nasro, à capter un regard admiratif et complice d'un public cosmopolite qui a tout simplement bidouillé à sa manière les sonorités, les rythmes et donné réplique aux paroles. Ce fut une prestation sublime où les voix dont celle de Rchid El Mejri ont envoûté, et même fait verser quelques larmes aux âmes sensibles.
Pour l'artiste, ce fut un véritable régal ; la musique est faite pour les gens et ce sont eux hier qui l'ont primée à leur manière car l'artiste a réussi à les conquérir et les ramener vers une autre dimension. Du coup, ce sont les mêmes mots qui se répètent sous l'effet de l'admiration : fabuleux, fort, du haut calibre, hors normes, quoi de mieux pour un artiste tunisien qui a bien mérité les éloges de ses fans pour son profond travail de recherche mené depuis quatre ans.
C'est dans l'avenue Habib-Bourguiba où la nouvelle statue équestre de Bourguiba a repris quartier le premier juin dernier, jour commémorant la fête de la victoire, «Yawm Ennasr», que Nasro, avec sa troupe artistique et technique, a réussi à drainer une foule , une véritable marée humaine qui a partagé avec l'artiste «Fellega», d'où se dégagent les échos de voix de personnages abîmés et touchants.
Sous le regard vigilant des forces de l'ordre et de la sécurité, les amateurs des sorties vespérales se posaient la même question ; c'est qui Nasreddine Chebli, protagoniste de l'œuvre qui respire ce dialogue permanent entre hier et aujourd'hui, deux moments qui crient au-delà de l'espace et du temps, une Tunisie blessée.
Connu dans le milieu artistique par Nasro, il a, depuis 2012, puisé et fouillé autour de l'identité et des origines dans les percussions, les voix et l'art populaire, à Médenine, Béni Khdech, Gabès, Ennfidha, Sfax, Siliana... Ces lieux qui préservent jalousement les secrets du passé et du présent pour en trouver les clés: défendre l'identité de notre patrimoine oral et les textes portant sur la même thématique. Professeur de musique à l'Institut de musique de Sfax (ISM), il joue plusieurs styles de musique, en tentant de dépasser le cercle vicieux d'un simple académicien, pour se mettre à l'œuvre et finaliser ce projet dont 90% sont de nouvelles compositions sur des textes et musique ancestrale et des morceaux revisités.
Ayant fait l'ouverture de la troisième édition du festival international des percussions du monde de Sousse (Fipem's 2015), «Fellega» est le fruit de plusieurs semaines d'immersion au cœur des régions qui détiennent les secrets de vie des fellega qui combattaient le colonialisme, et ce sont aujourd'hui de nouveaux aventuriers invisibles des temps modernes qui se profilent. Seuls les visages ont changé. Mais l'objectif demeure le même : résister et s'engager à défendre l'identité. Une manière de rafraîchir notre mémoire collective suivant une approche dramatique et scénique bien maîtrisée par un artiste fortement attaché à la veine patrimoniale de la musique tunisienne.
Dans ce spectacle qualifié à sa juste valeur par le public de «coup de cœur» et de «haute voltige», la question qui se répétait à chaque fin de morceau : est-il programmé dans les festivals de l'été 2016, où et quand ?.
Le prochain rendez-vous au grand complet sera pour le 25 juillet à l'amphithéâtre romain de Carthage lors de la 52e édition du Festival international de Carthage à l'occasion de la célébration de la Fête de la République, avant de se déplacer vers le centre culturel international de Hammamet pour se produire le 14 août prochain, confie encore l'artiste à l'agence TAP, en attendant la confirmation des dates pour les festivals de Sousse et de Sfax dans le cadre de la manifestation «Sfax, capitale de la culture arabe 2016» dont le coup d'envoi officiel est fixé au 23 juillet prochain.


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