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Petit d'homme deviendra citoyen
Festival International des arts plastiques de Mahrès
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 08 - 2016

Qui n'accuse volontairement ou au niveau de son inconscient une quasi-confusion entre le réel et le virtuel dans les jours qui courent à une vitesse vertigineuse, remettant tout en question et pas toujours dans le sens qu'on soupçonne ?
Youssef Rekik rêvait de faire de sa ville natale une capitale non politique ou administrative mais correspondant à son imaginaire: la ville de l'imaginaire onirique qui donne à voir une autre dimension de Mahrès, ville côtière qui regarde l'horizon et ambitionne de voler de ses propres ailes artistiques et plastiquement esthétiques pour embrasser le rêve de l'artiste qu'il fut et de coïncider avec l'utopie que cultivent tous les artistes, à l'image de Rabelais qui recommandait:
«Fais ce que tu voudras»
Le présupposé de cette affirmation ne peut être que l'existence d'une éthique sans laquelle l'on ne peut, en aucune manière, être artiste.
Dans cet esprit et avec l'intention de participer à forger une configuration du nouveau citoyen tunisien, projet en instance, conforme à la nouvelle conjoncture politico-sociale de la Tunisie, le festival de Mahrès a programmé un atelier intitulé:''Citoyenneté, quand tu nous hantes!''
Il s'agit de mettre de concert, un plasticien, un calligraphe et un mosaïste.
Ces encadrants auront à accompagner des enfants de moins de quinze ans.
Pratique artistique citoyenne
Les enfants commenceront, avec l'aide de la calligraphie, à écrire, de la meilleure des plumes, leurs noms et prénoms à la suite de l'un de ces mots: rue ou avenue.
Ainsi, on obtiendra, par exemple
«Rue Youcef Rekik»
Il s'agit là d'un homonyme de feu Youcef Rekik, un enfant que dis-je, un bébé d'une année et quelques jours.
Ce processus est censé développer un sens aigu de la citoyenneté qui n'est autre que le sentiment d'appartenance à ce pays et à cette nation.
Encore faut-il que l'enfant soit à même de prendre conscience de cette opération.
Youcef Rekik, le bébé, n'a qu'une dimension symbolique qui nous réfère à la naissance de la Tunisie que nous briguons et qui est celle dont le sillon historique remonte à sa source, l'imaginaire d'un visionnaire : Bourguiba.
Le leader de la Tunisie naissante a imprégné à ce petit pays une impulsion d'une grande nation, d'un Etat-nation.
Quand l'enfant est boosté de la sorte, il éprouve un sentiment de fierté d'appartenir à sa rue, à son quartier, à son pays et, du coup, ces espaces ne sont plus propriété privée du «BILIK», de l'Etat, du gouvernement, en un mot, du pouvoir.
Les incidences de ses sentiments d'appartenance sont énormes et l'enfant est, désormais, propriétaire et non locataire et son rapport au pouvoir est de l'ordre de ce qu'on appelle la démocratie participative.
Traduction fort fidèle
Il fallait rappeler que le travail sus-indiqué de l'enfant, ayant inscrit ses noms et prénoms après le mot rue ou avenue, prend corps sur un support en forme de cœur, symbole d'amour du prochain, du concitoyen et du frère humain.
Des deux côtés du cœur, on trouve un œil dont la pupille porte le drapeau de la Tunisie.
Le plasticien aidera l'enfant à concevoir une composition avec ces éléments.
Une fois l'œuvre du calligraphe et du plasticien finie, on la transfère à l'atelier du mosaïste qui aidera l'enfant à la traduire en tableau de mosaïque, citoyenneté, quand tu nous possèdes.
Ce processus cultive chez l'enfant un rare sentiment d'importance au sein de la communauté et exorcise, du coup, l'insignifiance de l'individu dans le troupeau des moutons de Panurge que fut le peuple tunisien sous la dictature.
Pour clore ce cycle, le tableau de mosaïque ainsi conçu sera fixé au mur de l'entrée de la demeure de l'enfant. Et la rue devient ipso facto celle de l'enfant dont il sera jaloux. Il veillera à sa propreté et à sa beauté.
Le Festival international des arts plastiques de Mahrès, dans la foulée de la grande manifestation: Sfax capitale culturelle arabe, a voulu contribuer à illustrer le trait distinctif de la Tunisie qui l'auréole depuis des siècles, soutenu en cela par le directeur général de l'Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle AMVPPC, M. Ridha Kacem, pour que le petit d'homme tunisien soit enclin à intérioriser une nouvelle acception dynamique du rôle du citoyen tunisien dans la construction de son pays.
Un vrai pro.


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