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La Presse Jeunes : Palons-en - La confidentialité sur les réseaux sociaux en ligne
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 09 - 2010

Riche d'un demi-milliard d'utilisateurs actifs, la communauté Facebook représenterait la troisième population mondiale, derrière la Chine et l'Inde. A quelques différences près: il ne s'agit pas là d'un Etat, mais d'un monde virtuel, et les internautes ne sont pas sous le couvert des lois de leurs pays, mais sous celui de la charte concernant la vie privée sur le réseau social en ligne.
Depuis sa création en 2004, "The Facebook" n'a cessé de s'étendre et de multiplier ses fonctionnalités, ses interactions. Lieu de rencontre et de rendez-vous, d'organisation et de coordination des événements, il occupe une place importante parmi les jeunes et, de plus en plus, officie en tant que vitrine de la vie sociale et professionnelle. Par fait conséquent, nombreux sont les utilisateurs qui, à travers leur "profil", sculptent leur propre personnalité sur la Toile, rappelant un peu ces personnalités publiques qui choisissent scrupuleusement chacun de leurs faits et gestes. Or, c'est bien là que se trouve l'enjeu : Facebook est un lieu privé ouvert au public.. De quoi semer la confusion dans les esprits.
L'arrière-monde des données personnelles
Ainsi, les internautes avisés manipulent cet outil avec beaucoup d'attention. Mais la fuite d'informations personnelles a déjà eu lieu à de maintes reprises, versant sur le site une controverse à laquelle il doit, désormais, faire face.
Facebook, c'est aussi une entreprise privée dont le chiffre d'affaires pourrait bien atteindre le milliard de dollars pour la seule année 2010 (même si le site n'a pas fait du profit son objectif premier, puisque 2009 a été, en réalité, sa première année rentable).
En archivant les informations de ses abonnés, le site s'est muni de l'une des premières bases de données au monde, et s'est constitué un véritable atout pour les domaines du marketing et de la publicité. «Facebook Social Ads» est un système de réseau publicitaire social, permettant aux annonceurs de lancer des campagnes de publicité très ciblées. Le site va ainsi se servir des informations sur ses utilisateurs pour identifier une population qui correspond aux caractéristiques recherchées.
En effet, dans sa politique de confidentialité, Facebook précise : "Par exemple, nous pouvons utiliser votre intérêt pour le football afin d'afficher des publicités sur des équipements de football, mais nous ne communiquons pas votre nom à l'annonceur". La transmission des données personnelles qui apparaissent sur le réseau social vers des sites tiers reste donc limitée par l'anonymat ; chose qui relativise les discours diabolisant Facebook, lorsqu'ils comparent le site au "Big Brother", l'œil qui voit tout dans 1984 de George Orwell. On a reproché au site une avancée jugée tentaculaire à travers le Net. Avec "Open Graph", il a mis en place un nouvel outil permettant à ses membres de faire apparaître leurs goûts par rapport à des articles, des blogs, des vidéos initialement mis en ligne à l'extérieur du réseau social. L'ombre de Facebook s'étend ainsi un peu partout sur le web, générant la dérangeante impression de (pour) suivre l'internaute dans sa navigation.
"Nous sommes allés trop vite"
Ces propos tenus par le créateur du site, Mark Zukerberg, en mai dernier, alors qu'il présentait ses excuses, suite à une faille de sécurité qui aurait entraîné le piratage et la mise en vente de données privées, semblent bien dépasser le cadre du simple incident pour relater une ascension trop brutale, un usage parfois aveugle, et dont les victimes sociales ont jeté la suspicion sur le réseau planétaire.
On se souvient par exemple de ce jeune employé britannique licencié à cause d'une photo compromettante publiée sur Facebook. Autre cas, celui d'une blogueuse qui, en installant une simple application, a retrouvé, à son insu, sa photo dans un site de rencontre en ligne. En effet, la société permet à certains sites Internet tiers, comme par exemple la société éditrice de jeux Zynga, de communiquer avec l'interface Facebook, et d'accéder à certaines informations dites "basiques" (nom, photo de profil, sexe, identifiants et contenus partagés).
Les administrateurs de Facebook ont actualisé la confidentialité du site au mois de mai, proposant aux quelques centaines de millions d'utilisateurs de redéfinir leurs paramètres de sécurité, en leur demandant de déterminer le type de contenus qu'ils veulent protéger d'un accès à tout-venant. Il s'agissait de permettre aux membres de mieux contrôler ce qu'ils partagent, et de leur garantir une gestion simple et pratique des données personnelles. Mais encore aurait-il fallu que les internautes prennent le temps de configurer ces paramètres. Car, beaucoup passent outre, souvent par simple manque d'intérêt pour la question, ou bien sans mesurer les risques éventuels. Or, Facebook est malgré tout un outil de communication novateur qui, outre le fait de rester en contact avec ses amis, offre la possibilité de faire des rencontres, de partager des intérêts, d'échanger des données et des informations, mais aussi des idées. C'est un peu, en somme, une place publique virtuelle où personne n'est jamais trop loin, où les nouvelles circulent sur la Toile, où les scandales éclatent, où les commentaires sur le match de la veille fusent, etc., bref, c'est un lieu de vie que l'on a rejoint et auquel on prend part. Maintenant, et en attendant que l'entreprise ralentisse sa course et clarifie ses ambitions, il reste à l'utilisateur à délimiter soigneusement les frontières de ce lieu qui est le sien, afin de ne pas se perdre dans l'océan planétaire qu'est la communauté Facebook, et de ne pas se faire emporter dans le dangereux courant de ses mésaventures.


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