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Salma Mouelhi (présidente de la FTTennis) : «La dirigeante tunisienne doit oser...»
L'invité du Lundi
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 03 - 2017

«Le forum a mis en valeur les moyens de former des dirigeantes-leaders»
«On a besoin de confiance et d'encouragement en Tunisie pour améliorer la réalité des dirigeantes»
«Mon envie est d'aller plus vers l'international»
«Nous opterons pour un DTN français à la FTT»
Salma Mouelhi est une dirigeante parmi une poignée de femmes qui cherchent à s'imposer dans un milieu «macho» que les hommes gérent de bout en bout. Elle vient de participer à un événement important, le forum des femmes dirigeantes à Lausanne sous l'égide du CIO. Elle nous parle du déroulement de ce forum, des moyens de donner le pouvoir et la confiance à la femme pour obtenir des postes clefs. Tout un système à changer, avec surtout l'obligation de soutenir le potentiel des femmes-dirigeantes et de mettre les moyens de les intégrer vivement dans le sport.
Parlez-nous de votre dernière participation au forum des femmes dirigeantes à Lausanne...
«C'est le second forum des femmes dirigeantes organisé par le CIO et l'Asoif présidé par l'ancien président de l'ITF, Francesco Ricci-Bihi. L'idée est de rassembler des femmes dirigeantes actives dans les cinq continents et qui ont une expérience au sein des institutions internationales de leurs disciplines. Ils ont contacté les fédérations internationales qui ont, elles, adressé des messages aux fédérations locales. J'ai été contactée et choisie. C'était bien organisé et sous l'égide du CIO et avec un objectif simple, clair et net : augmenter de 30% le nombre de femmes dirigeantes dans le monde. Et l'idée est aussi de pousser la femme à adhérer aux fédérations non plus en simples membres, mais également en tant que dirigeantes-clefs dans les postes de leadership. Le slogan du forum était significatif : il est bon moment d'oser et de commencer. Dans le panel choisi des femmes participantes, on avait une seule femme, une Irlandaise qui a exposé son expérience en tant que présidente du Comité olympique de son pays. Ce qu'on a évoqué dans ce séminaire, c'est que le potentiel des femmes dirigeantes est considérable, mais qu'il leur manque la confiance, l'audace, l'environnement qu'il faut pour briguer des postes-clefs. Et ce problème ne concerne pas uniquement l'Afrique, mais aussi d'autres pays censés être développés en sport mais qui n'accordent pas la chance aux femmes d'être dans des postes-clefs en sport.
Pratiquement, comment ce forum s'est déroulé et quel fut son apport pour vous?
Le CIO a été pratique et efficace vis-à-vis des femmes dirigeantes présentes. On a organisé des séances de coaching avec la présence de coachs qui nous ont appris beaucoup de choses, dont notamment le savoir-communiquer, l'acquisition du leadership et le profil et la personnalité d'une dirigeante sportive. Nous avons bien travaillé à un rythme soutenu. De 08h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00, chaque jour, nous étions bien encadrées.
Il y a eu des tests de personnalité, des exposés, des cas pratiques où les femmes ont été poussées à parler et à améliorer leurs aptitudes managériales. Les coachs de ce séminaire ont insisté auprès des femmes dirigeantes sur l'importance d'avoir des sponsors et des parrains qui vont appuyer les femmes dirigeantes pour accéder aux responsabilités. Dans ce cas, le sponsor appuye plus et la femme deviendra par la suite sponsor d'autres dirigeantes. J'ai beaucoup appris de ce forum, au niveau de la prise d'initiative, de la communication verbale et non verbale. Le plus important est que j'ai pu apprendre à présenter mes idées, à les défendre dans des circonstances exigeantes telle qu'une réunion ou une assemblée c'était bien fructueux.
Vous êtes dirigeante active, vous exercez plusieurs fonctions, ce forum vous donne encore envie d'aller plus loin...
Absolument. Ce forum est très bénéfique. La femme dirigeante doit oser, doit essayer de faire changer les choses dans son environnement sportif. Moi, j'ai commencé dans le milieu sportif en tant que joueuse de tennis pour passer au rang d'entraîneur. Et en même temps, j'ai opté pour une carrière universitaire à l'ISSEP avant d'attaquer le Master, et puis le doctorat en psychologie du sport, domaine dans lequel j'enseigne actuellement. Sur le plan responsabilités, j'ai fait partie du bureau fédéral de la FTT, avant d'en être la présidente, et en même temps rallier le Cnot dans le comité exécutif. J'ai pu aussi intégrer l'ITF dans la commission des règlements, avec une présence à l'Union arabe de tennis, et à la CAT dans la commission du beach tennis. En tant que dirigeante, mon ambition est d'aller vers l'international avec deux objectifs clairs. Rejoindre le CIO dans la commission femme et sport, et aussi faire partie du comité exécutif de l'ITF dans les prochaines élections.
C'est ambitieux, mais en réalité, vous avez les chances, la disponibilité et les atouts pour relever tous ces défis à enjeux ?
Je l'espère. C'est une question de tact et de stratégie. Malheureusement, on n'a pas encore, en Tunisie, la culture d'encourager la femme dirigeante en sport. Surtout quand elle se présente comme concurrente à un poste.
L'expérience tunisienne dans ce domaine n'est pas du tout exemplaire. Le leadership sportif est contrôlé par les hommes...
Oui, c'est vrai. On a beaucoup à faire pour améliorer cette réalité frustrante où la femme dirigeante n'a pas la place qu'elle mérite. On n'accorde pas de confiance à la femme dirigeante en Tunisie malgré sa compétence. Cela il faut le changer radicalement. On doit commencer par les clubs où on doit lancer davantage de femmes. Egalement, on doit travailler sur les fédérations. Et je pense que l'on doit cibler les postes de décision, c'est-à-dire les postes qui permettent de faire changer les choses. Il y a aussi les contraintes familiales et sociales de la femme qui l'empêchent souvent de se consacrer au sport. C'est une question, à mon avis, de politique générale. Dans le sport tunisien, on a toujours cette idée réductrice du rôle de la femme au sport. Et pourtant, la femme dirigeante est disponible, efficace et apporte le plus à chaque fois où on lui fait confiance. C'est expérimenté, mais dommage que le système ne soit pas aussi favorable à la femme dirigeante tunisienne qui doit se prendre en charge et croire plus en son droit à la responsabilité. Elle doit être sociable et savoir ce qu'elle veut.
Le sport féminin souffre à tous les niveaux. Que faire?
C'est un dossier complexe qui touche plusieurs intervenants. Et ce n'est pas en un seul jour qu'on peut résoudre tous les problèmes. Il y a une chose à faire à mon avis : on doit confier le dossier du sport féminin à une femme qui a un vécu en sport et qui a eu des responsabilités. Ça se fait au niveau du ministère des Sports qui reste le premier soutien au sport.
Parlons du tennis. Là encore, il y a beaucoup de choses à faire et à changer...
On a accompli beaucoup de choses et on en a raté d'autres. C'est la vie, et c'est le sport. Le tennis est aujourd'hui un sport respectable qui a un public immense et qui convoite l'intérêt de tout le monde. On a des champions comme Malek Jaziri et Ons Jabeur, une bonne visibilité quand même, mais on a aussi des insuffisances qu'on doit dépasser. Il faut laisser les techniciens travailler, il faut que les clubs travaillent plus la formation de l'élite au lieu de tout mettre sur les loisirs. L'idée du nouveau bureau fédéral est d'améliorer l'encadrement fédéral et la qualité des techniciens formateurs. Il y a du potentiel dans le tennis, et c'est à mon avis l'indice le plus rassurant.
Est-il temps de rattraper le retard et désigner un DTN de renommée qui peut tracer une stratégie technique ?
Je suis d'accord avec vous. C'est une priorité pour nous. Les meilleurs directeurs techniques tunisiens sont à l'étranger. L'idée est d'opter pour l'école française. Nous sommes en contacts avancés avec un technicien de métier qui devrait commencer en été».


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