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Une nouvelle approche de gestion
Célébration de la Journée mondiale des zones humides
Publié dans La Presse de Tunisie le 07 - 02 - 2018

La situation est préoccupante en raison du stress hydrique.
Les services écosystémiques rendus par les zones humides aux villes et agglomérations ne sont plus à démontrer. Régulation des inondations, recharge des nappes d'eau souterraines, stockage et purification de l'eau, et la liste des bienfaits de ces zones servant d'habitat à la biodiversité est bien longue. Mais il faut être vigilant en raison des menaces qui planent sur ces zones.
L'enjeu des villes durables
En Tunisie, 41 zones humides sont reconnues par leur importance internationale et sont désignées comme site Ramsar (l'objectif de la Convention de Ramsar, ratifiée en 1971 à Ramsar en Iran, est de favoriser la conservation des zones humides). Parmi ces zones, se trouvent 7 sites urbains et péri-urbains qui contribuent à l'amélioration de la qualité de la vie de nos villes et présentent un énorme potentiel pour le bien-être et l'épanouissement des habitants. Partant de l'importance de ces zones, l'élaboration d'une stratégie nationale des zones humides s'avère une nécessité. La célébration de la Journée mondiale des zones humides ce lundi à Bizerte, sous le haut patronage du ministre de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, a permis de se pencher sur les perspectives de cette stratégie et l'importance des zones humides dans le développement durable, ainsi que les menaces qui planent .
Organisée par la direction générale des forêts, le Fonds mondial pour la nature et l'association «Les amis des oiseaux», la célébration de cette journée s'est déroulée sur le thème «Les zones humides pour un avenir urbain durable». En effet, il a été démontré par les intervenants que les zones humides urbaines jouent un rôle vital, en faisant des villes des lieux sûrs, résilients et durables. Les orientations pour la stratégie de notre pays portent sur deux axes majeurs, à savoir la conservation et l'utilisation rationnelle, et ce, dans l'intérêt de l'homme et de la nature, a expliqué l'expert Chedly Raïes du bureau d'études Okianos.
Menace sur les zones humides
Pour certains intervenants, la situation des zones humides est préoccupante en raison du stress hydrique, révèle Hédi Aissa (association «Les amis de l'oiseau»). Les statistiques présentées jusqu'au 2 février 2018 démontrent qu'on passe par une période bien difficile, comme en témoignent les faibles taux de remplissage des barrages. A ceci s'ajoutent le sur-pâturage au parc d'Ichkeul après la révolution et les actes de braconnage enregistrés, souligne Nébiha Ben M'barek, représentante de la direction des écosystèmes naturels relevant de l'Agence nationale de la protection de l'environnement (Anpe). Le directeur général des forêts, Salem Trigui, a évoqué, à son tour, le problème de la pollution et l'exploitation anarchique des terres dans ces zones.
Une étude sur la gestion durable des zones humides a été présentée à cette occasion. Elle propose comme objectifs une meilleure connaissance des zones humides, le renforcement des cadres régissant la gouvernance de ces zones et leur valorisation à travers une utilisation rationnelle. Cela permettra d'assurer la conservation de ces milieux, de contribuer au développement économique et social, et de concilier préservation et développement.
Appel à la protection des oiseaux à Sebkhet Séjoumi
Il est difficile d'imaginer la Tunisie sans zones humides. Sebkhet Séjoumi est l'un des plus grands réservoirs d'eau qui protège la capitale des inondations .Ses berges sont occupées par des centaines d'hectares de forêts. Elle offre un écosystème eau et forêt permettant d'améliorer la qualité de l'air et réduire la pollution. Le projet d'aménagement de Sebkhet Séjoumi risque d'avoir un impact très négatif sur l'avifaune. Il faut faire de ce lieu un pôle de l'économie verte, de la recherche sur l'environnement et la biodiversité, de l'éducation et un havre pour les oiseaux d'eau. «N‘abandonnez pas les oiseaux de Sebkhet Séjoumi», lance à la fin de son intervention Claudia Feltrup Azafzaf, représentante de l'association «Les amis des oiseaux».
L'importance des zones humides pour l'avifaune dans le Grand-Tunis a été démontrée par Claudia Feltrup Azafzaf. Ces zones offrent un lieu idéal pour les rassemblements en période post-nuptiale et durant la mue. Plusieurs espèces sont actuellement menacées de disparition. On a peur surtout pour Sebkhet Séjoumi qui accueille entre 15 et 45% des effectifs en hiver, soit entre 10.000 et 15.000 individus.
En Tunisie, les zones humides abritent 310 espèces végétales terrestres et aquatiques, et 140 espèces d'oiseaux. Elles accueillent annuellement, en hiver, plus de 5.000 oiseaux provenant d'Asie et d'Europe. Le parc national de d'Ichkeul est l'un des rares sites au monde inscrit dans trois conventions internationales (réserve de la biosphère–MAB de l'Unesco en 1977, Site du patrimoine mondial naturel de l'Unesco en 1979, zone humide d'importance internationale comme habitat d'oiseaux d'eau sous la convention Ramsar en 1980). C'est dire l'importance des zones humides qu'il faut impérativement préserver en Tunisie. Selon Faouzi Maâmouri, directeur WWF Afrique du Nord, les solutions se trouvent surtout dans la sensibilisation, l'éducation environnementale, le suivi scientifique, la formation et la consultation.


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