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Un constat morose...
Tozeur — Gérants d'agences de location
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 05 - 2018

Les agences de voyages ont pâti de la désaffection des touristes. Les propriétaires des calèches touristiques souffrent de la baisse de leur activité et certains ont même été contraints de se séparer de leurs «bêtes».
La révolution du 14 janvier a fait son effet sur le tourisme avec les conséquences inéluctables qu'elle a entraînées : chute vertigineuse des chiffres mais aussi des recettes financières à tous les niveaux. Tous les intervenants et acteurs de la sphère touristique ont été touchés de près ou de loin, avec des indicateurs sur une pente raide.
Pour le tourisme saharien qui s'est trouvé au creux de la vague avec des effets dévastateurs, la traversée du désert a pris beaucoup temps, même si des éclaircies sont apparues ces derniers temps mais le bout du terrain est encore loin. Ce ne sera pas une sinécure pour que le secteur retrouve son lustre de l'avant-révolution.
A travers un détour par Tozeur, une ville qui ne respire que par ses visiteurs et dans laquelle le tourisme saharien est la tête de file sur l'échiquier économique, l'on se rend à l'évidence : les composantes et les différents acteurs sont sensiblement affectés.
12 établissements touristiques ont mis la clé sous la porte
En effet,12 établissements touristiques ont dû mettre les clés sous le paillasson depuis la révolution . Et ce n'est pas le seul constat, les agences de voyages ont pâti de la désaffection des touristes ,les propriétaires des calèches touristiques souffrent de la baisse de leur activité et certains ont été contraints de se séparer de leurs « bêtes ». Les propriétaires des quads (bolides à quatre roues pour des randonnées dans le désert) ne sont pas en reste et font partie des «sinistrés» comme témoigne Amara Bouchniba, gérant d'une agence de location de voitures et de quads depuis 25 ans : «C'est la période des vaches maigres qui perdure depuis le 14 janvier.
Mon arsenal se compose de 10 quads et il n'en reste que 5. Idem pour les voitures de circuit. J'en avais 25 et je me suis séparé de 19 pour cause de charges et baisse d'activité sur fond de recettes dérisoires. Je suis contraints de payer des charges (entretien,maintenance et paie des chauffeurs ). Face à la crise qui sévit,beaucoup ont été contraints de mettre les clés sous le paillasson et de changer d'activité. On est 6 à exercer ce métier et à cause de la baisse de l'affluence,le spectre de la faillite guette la plupart des agences. Sans en vouloir à l'Ontt, le secteur risque de disparaître si la crise persiste même si nous retrouvons notre vivacité lors des vacances scolaires grâce à l'arrivée des Tunisiens pour dire que nous devons notre salut au tourisme intérieur. La défaillance accrue des touristes étrangers nous a lésés».
Les professionnels lancent un cri d'alarme
Un diagnostic qui fait froid dans le dos et un constat morose. Un cri d'alarme est lancé par les professionnels du secteur. Loin de penser à faire fortune, notre interlocuteur nous explique les mécanismes du secteur et les difficultés sur lesquelles il bute. « Avec 20 dinars pour une randonnée d'une durée d'une heure,on ne rentre pas dans nos frais. Le prix d'achat d'un quad est de 15.000 dinars mais avec la chute vertigineuse du dinar, ça a grimpé à 20.000 dinars payés de surcroît en euros. Nous ne pouvons pas amortir le prix d'achat à cause de cette fluctuation de notre monnaie. La cadence de notre activité n'est pas dense et on n'arrive à décrocher deux à trois circuits par jour que pendant les vacances ; alors qu'auparavant avec les touristes étrangers, le secteur a connu ses périodes de gloire. Par ces temps de vaches maigres, on passe en moyenne 3 semaines sans aucune rentrée d'argent ».
Ces professionnels d'un secteur qui fait la singularité de ce créneau du tourisme ne sont pas au bout de leurs peines après qu'un règlement de circulation a été adopté au niveau communal avec des limites pour leur champ d'action puisqu'ils n'ont pas le droit d'évoluer en dehors du Sahara et de l'oasis.
C'est le vécu amer de cette frange des professionnels du tourisme saharien qui ne diffère pas de celui des autres intervenants pour citer les marchands d'artisanat, les propriétaires des calèches et d'autres micro-commerces dans la ville aux deux printemps alors que du côté des hôteliers c'est le même son de cloche ou plutôt les méga-pertes. Demain est un autre jour,on ne perd pas confiance de voir le secteur touristique retrouver son lustre perdu grâce à l'action tous azimuts entreprise par le ministère de tutelle pour booster cette variante singulière de notre tourisme et qui nous a valu par le passé de nombreuses distinctions à l'échelle mondiale...


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