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comment y parvenir ? (II)
OPINIONS - Développement économique et social équilibré :
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 03 - 2011


Par Kacem Abdelkader
La question sociale acquiert de nos jours, de part le monde, une considération accrue du fait de l'enrichissement des peuples, de leur émancipation et des constatations devenues évidentes et apparentes quant à l'importance de l'écart de revenu entre les riches et les pauvres.
Au total, on annonce que 20 % de la population dans les pays développés détiennent 80 % des richesses et inversement pour le reste des populations pauvres. Dans les pays en voie de développement, l'écart dit-on est encore plus important.
Sous ce titre, nous essayons de développer succinctement l'intérêt d'un traitement adéquat de l'ensemble des questions sociales en regard des besoins les plus légitimes des populations pour favoriser leurs apports professionnels, garantir l'éducation de leurs enfants, assurer leur santé et favoriser un climat d'ensemble qui développe le don de soi, l'amour de la patrie, la sécurité pour tous et la stabilité politique.
- Assainir le climat social :
Il est évident que le contexte social en Tunisie avec son lot d'injustices et de personnes démunies dépourvues des moyens les plus élémentaires parmi d'autres largement rassasiés a enflammé les populations les amenant à se tenir en bloc pour défendre la révolution et changer le système politique.
Il convient maintenant, pour ne pas perdre ces acquis, de stopper toutes les manifestations en laissant les autorités compétentes faire leur travail dans le calme et la sérénité. Les demandes de tous les citoyens ont été bien reçues et écoutées. Toutes les organisations de défense des droits des plus faibles doivent ultérieurement prendre la relève de façon organisée, réfléchie et équilibrée. Si des droits légitimes et possibles ne seraient pas accordés, la possibilité de manifestations pacifiques reste toujours de droit.
Les étapes déjà franchies par les gouvernements provisoires successifs montrent leur entière disposition à réparer les erreurs du passé par l'écoute attentive des citoyens et des parties politiques, l'aide aux familles dans le besoin, le dédommagement des familles des martyrs, l'emploi des jeunes les plus méritants, la régularisation des employés ayant une certaine ancienneté, le rétablissement de l'équilibre régional progressivement, les corrections juridiques et politiques d'envergure, la récupération des richesses spoliées au peuple, la condamnation de leurs auteurs, le rétablissement progressif de la sécurité, etc.
Notre souhait, à ce stade d'échange et de compréhension, est de regarder devant soi pour nous unir pour le besoin de la nation et du pays. Nous avons intérêt à remédier à toutes les défaillances antérieures pour construire un pays juste, équilibré, démocratique et prospère à l'écoute de tous ses citoyens quelles que soient leur origine et leur appartenance.
- Bannir les relations de privilèges :
A ce stade de revendication et d'écoute, nous émettons le souhait de mettre fin à toutes les pratiques de privilège d'une minorité en regard de leur statut social et de leur autorité. Nous espérons des traitements adéquats en regard de la situation effective des personnes, de leurs compétences, de leurs droits les plus légitimes suivant l'ordre et le classement, etc. Ce besoin de justice et d'équité est réclamé par l'ensemble d'une population frustrée par des traitements partiaux à l'avantage d'une catégorie de la population qui en a déjà beaucoup.
- Favoriser des rapports de confiance :
La concrétisation de ces souhaits progressivement serait l'occasion incontournable pour la construction d'une société fière de son appartenance à la nation tunisienne, favorise le don de soit, l'effort au travail, la productivité et contribue à la sécurité et la stabilité d'ensemble. De tels rapports civiques et démocratiques influencent avec le temps l'ensemble des comportements de la société vers l'entente, l'ouverture, la tolérance et la compréhension.
- Maintenir des prix raisonnables en rapport avec les revenus :
Mal étudiée, la question de majoration des prix a été souvent à l'origine des soulèvements et des manifestations de mécontentement des peuples démunis puisqu'elle induit un déséquilibre dans leur budget qui se répercute négativement sur leur pouvoir d'achat.
Pour éviter ce désordre, il appartient à l'ensemble de la population, pouvoir public et citoyens, de convenir pour le respect de l'augmentation des revenus en rapport avec la majoration des prix sur le marché international au moyen de données et de statistiques fiables et actualisées tenant compte de toutes les composantes aussi bien du côté du producteur que du consommateur.
- Améliorer la vie dans les quartiers difficiles :
La situation douloureuse dans certains quartiers difficiles tunisiens tant dans le Nord que dans le Sud est une image qui déshonore toute la nation tunisienne. Issus de milieux difficiles, les habitants de ces quartiers ont construit des habitations de fortune qui ne répondent à aucune règle faute de moyens et de soutien, principalement.
Il s'ensuit un désordre architectural qui agresse les habitants et les visiteurs, des problèmes d'hygiène, des problèmes d'approvisionnement et de circulation, des menaces d'effondrement, absence d'infrastructure d'ensemble, manque d'eau, d'électricité, d'assainissement, etc.
Pour remédier à ces faiblesses, il convient dans l'avenir de prendre les devants moyennant l'aménagement préalable et étudié des terrains nécessaires en les adaptant aux besoins des populations, soit pour des constructions collectives ou individuelles.
- Améliorer la répartition des revenus :
Mais le constat le plus proche de la réalité indique que toutes ces insuffisances sont dues aux faibles moyens matériels de ces populations en l'absence de sources de revenus décents. Il serait convenable, à ce niveau, que toutes les compétences nationales fassent des efforts pour trouver du travail aux familles issues de ces milieux moyennant une solidarité nationale.
Il serait encore souhaitable d'envisager un meilleur équilibre dans la répartition des revenus parmi la population puisque l'écart entre les riches et les pauvres est très important. Il convient, à ce titre, de taxer les grandes fortunes en contribution à l'aide des plus démunis.
Troisième titre : le contexte culturel :
Les études récentes les mieux au point recommandent, de nos jours, d'accorder une considération accrue au facteur humain pour relever ses compétences et son apport professionnel par une formation qualifiante tout au long de la vie et un traitement respectueux de nature à favoriser son épanouissement et donc son appartenance à l'entreprise et sa fidélité pour son esprit.
L'objectif recherché à travers ce nouveau mode de gestion qui rompt avec les pratiques antérieures est induit par la concurrence internationale qui met de la pression sur la qualité et la productivité pour maîtriser les prix et se maintenir sur les marchés.
Il nous appartient nous autres Tunisiens de s'inspirer de cette approche d'actualité pour améliorer nos rapports professionnels en vue d'une meilleure compétence de nos entreprises en réponse aux besoins importants de croissance et d'emploi.
- Développer le management :
Cette démarche qualitative ne pourrait aboutir sans une orientation étudiée du management vers un traitement respectueux, motivant et encourageant les personnes travaillant sous leur responsabilité moyennant la mise en place des structures de formation et de qualification des effectifs tout au long de la vie.
La question de formation éternelle est inspirée des exigences des marchés qui privilégient les produits les mieux au point sur tous les plans, ce qui induit une formation mieux fournie et toujours plus poussée et une actualisation du facteur humain à l'emploi en conséquence.
- Former et si besoin importer des compétences :
Mais les besoins des entreprises en compétences en regard de certains secteurs de pointe ne peuvent pas toujours être satisfaits par l'offre du marché local. Il est d'usage dans les économies développées de recourir au recrutement à l'étranger des personnes ayant prouvées des capacités professionnelles rares en les payant à leur juste valeur.En Tunisie, il ne serait pas sans intérêt de faire de même pour la réussite des entreprises à créer si le besoin se fait sentir et les payer en conséquence, sans calcul ni jalousie, puisqu'au final, ils nous produisent des richesses beaucoup plus importantes.
Plus tard, la sagesse veut que nos compatriotes prennent la relève moyennant formation et expérimentation suffisante.
- Initier tous les universitaires à la gestion des affaires :
Actuellement, des constatations pertinentes montrent que beaucoup de jeunes diplômés tunisiens rechignent à créer leur entreprise malgré des études universitaires poussées en raison de leur manque de confiance en leurs capacités de réussir un projet, préférant plutôt un emploi salarié. Ce comportement n'est pas spontané, il est plutôt le produit d'un cursus mal au point.
A l'image du modèle anglo-saxon, il serait recommandé d'initier tous les étudiants, quelle que soit leur spécialité, à la gestion des affaires puisqu'en fin de compte cela servira à tout, même à la gestion de leurs affaires personnelles propres.
- Favoriser une formation qualifiante à vie :
Pour l'ensemble de la société, il est désormais recommandé d'instaurer une culture pour la formation à vie pour garder une maîtrise d'ensemble sur le cours des évènements. On ne cesse d'observer, compte tenu du contenu additionnel d'information quotidien, qu'il nous manque toujours des efforts à faire. Les diplômes restent insuffisants, on est appelé sans cesse à faire des sacrifices supplémentaires.
De telles pratiques sont de nature à mettre notre culture d'ensemble à la page pour faire face le moment venu à toutes les épreuves.
- Améliorer les rapports et les services administratifs :
Nous connaissons tous les problèmes complexes des administrations qui soumettent nos affaires à plusieurs autorisations sans nous faciliter les démarches pour les obtenir. Nous pensons qu'au niveau de la création des entreprises, par exemple, les affaires nécessitent une seule autorisation dont une unique référence servira à les identifier au niveau de toutes les administrations.
Nous appelons à une réforme pertinente et rapide qui tient compte de toutes les peines des usagers pour les soulager. Il convient, simplement, de se poser des questions et d'apporter des solutions simples. La complexité bloque tout le monde.
- Favoriser une culture ouverte et tolérante :
Le développement des entreprises et la bonne marche des affaires sont tributaires de la culture d'ensemble des équipes en tant que travailleurs et des citoyens en tant que consommateurs. Il est si important que tout ce monde s'écoute et se comprenne au moyen d'une culture ouverte et tolérante capable de pardonner pour construire et progresser.
En somme, nous avons développé dans cet article, fondamentalement, trois questions complémentaires en rapport avec le problème complexe du développement. Il a été question des problèmes économiques pour mettre en place des entreprises capables de créer des emplois suffisants dans les régions, des questions sociales à la recherche d'un climat de justice, d'estime et de répartition équitable des revenus et du contexte culturel ayant besoin d'une culture toujours améliorée pour rejaillir sur l'environnement global des affaires et des personnes en vue d'une croissance soutenue et d'un environnement stable et sécurisé.
La réussite de cet ensemble de facteurs est tributaire de l'entière contribution de toute la société avec ses diverses composantes. Nous pensons que la situation actuelle du pays appelle à la fusion des forces de toutes les compétences malgré leurs divergences culturelles, religieuses ou politiques au moyen du dialogue constructif et de la conviction pour unir l'ensemble des citoyens vers un unique objectif : rétablir l'ordre et travailler aussi bien sérieusement qu'honnêtement pour construire le pays à l'avantage de l'ensemble des Tunisiens de façon juste et équitable.
* Cadre bancaire


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