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Kebaïer doute-t-il?
Etoile Sportive du Sahel
Publié dans La Presse de Tunisie le 15 - 04 - 2011

L'entraîneur évoque le départ de Nafkha et l'absence des internationaux
Le 4 janvier 2011 et en match d'ouverture de la phase aller face au leader " sang et or ", l'Etoile avait flamboyé et avait infligé un cinglant revers (5-1) à l'Espérance.Une semaine auparavant et dans un autre classique du championnat face au CSS, la bande à Mondher Kebaïer avait présenté une copie plus que satisfaisante avec une victoire à la clé (1-0) courte, certes, mais amplement méritée.Tous les observateurs avaient reconnu à l'époque que l'équipe sahélienne était dans une courbe ascendante et qu'elle avait atteint sa vitesse de croisière.Depuis, la compétition sportive dut s'arrêter. A l'instar de tous les clubs du pays, on s'était rabattu sur les matches amicaux pour meubler la longue trêve.Mis à part la parenthèse africaine avec la double opposition en coupe de la CAF face à l'Ashanti Gold , le groupe, souvent décimé par les fréquentes absences des joueurs retenus par les deux équipes nationales première et olympique, avait mené une préparation très perturbée.Tout cela s'est visiblement répercuté sur le rendement global de l'équipe et la forme physique des joueurs.La prestation en match aller du premier tour de la coupe de la CAF face à l'équipe ghanéenne, et ce, en dépit de l'éloquente victoire (3-0 ) , puis la défaite concédée au match retour de la même épreuve (1-2) et enfin le récent revers subi en match amical à Sousse face au CAB ont suscité quelques soucis auprès du staff technique notamment.
Il n'y a rien d'alarmant à quelques jours de la reprise, mais tous sont conscients qu'il y a du pain sur la planche pour préparer dans les meilleures conditions la prochaine opposition face aux coriaces banlieusards d'Hammam-lif, très en verve ces derniers temps dans leurs tests amicaux et réputés être les tombeurs des grosses cylindrées de la L1.Dans le camp sahélien, on a tendance à relativiser, mais on appréhende quand même cette reprise car l'équipe a réellement perdu de son rayonnement, de sa progression et de son équilibre atteint au bout de quelques mois de travail sous la conduite de Mondher Kebaïer.
L'ombre de Mohamed Ali Nefkha
Dans son analyse de la forme actuelle de l'équipe, le coach ne manque pas de regretter le départ de son maître à jouer de la ligne médiane Mohamed Ali Nefkha parti en Suisse."Ce garçon méritait d'aller monnayer son talent en Europe eu égard aux services rendus à l'Etoile.Je pense qu'il est sorti par la grande porte après son époustouflante prestation face à l'Espérance de Tunis, il y trois mois et demi.Mais j'estime qu'il a laissé un grand vide au sein du groupe.De par sa valeur technique indéniable, son impact psychologique sur ses jeunes partenaires, il était un des joueurs-cadres de l'équipe, un véritable catalyseur.Ceux qui le remplacent font de leur mieux pour progresser, mais il leur faut du temps pour assurer le rôle qu'il assurait sur le terrain", soupirait Kebaïer.
Abordant les contraintes auxquelles il s'était exposé, l'entraîneur sahélien reconnaît avec amertume que cela a énormément porté préjudice à l'équipe. "Imaginez qu'il nous est arrivé de faire appel à 16 joueurs de la catégorie des espoirs pour pouvoir organiser une séance d'entraînement.C'était le lot de tout le monde, mais plus particulièrement de l'Etoile. Avec un effectif éparpillé, il était difficile d'assurer une progression cohérente du groupe et de travailler l'individualisation de la charge. Nous avons disputé 7 matches amicaux avec 9 titulaires qui manquaient à l'appel.Tout cela a fait que l'Etoile balbutie et tâtonne ces derniers temps.Le regain de forme n'est pas pour demain.Il faut patienter et travailler pour que l'équipe puisse retrouver ses sensations", a-t-il lâché.
En fonction de toutes ces données, on réalise que le match de demain face au CSHL sera loin d'être une sinécure.Avec une paire défensive axiale qui alterne le bon et le moins bon, un milieu peu créateur où le stratège Danillo paraît relativement émoussé, et une ligne attaque qui ne fait pas des miracles, il faut s'attendre à une reprise assez ardue pour les coéquipiers d'Aymen Abdennour.
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Regrets déplacés
Nafkha serait-il devenu subitement indispensable au point que l'Etoile du Sahel toussera quand il n'est pas là, éternuera dès qu'il lui manque et aura la fièvre lorsque son ombre plane sur l'Olympique de Sousse?
En tout cas, le coach sahélien veut nous convaincre que son effectif est orphelin d'un stratège hors pair et son départ a produit des dégâts incommensurables. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé? C'est quasiment l'impression que veut donner l'ancien entraîneur du Club Athlétique Bizertin et de la sélection olympique. Après une aussi longue trêve, la trouvaille peut paraître originale. En tout cas, elle est étonnante venant de la part d'un technicien reconnu pour son intelligence, sa pertinence et sa pondération.
Mohamed Ali Nafkha, hormis quelques éclairs, dont le match d'adieu le 9 janvier dernier contre l'Espérance de Tunis, n'est plus en fait que l'ombre du géomètre et de la cheville ouvrière du grand milieu de terrain que tout le monde attendait.
Depuis déjà belle lurette, le désenchantement à propos de ses productions a succédé aux promesses que son talent avait pu nourrir. Son départ dans le championnat suisse ôte certes une flèche à l'arc du manager Kebaïer, mais il n'en sanctionne pas pour autant un milieu de terrain royal où la concurrence bat chaque dimanche le plein entre Wael Bellakhal, Hamdi Marzouki, Adel Chedly, Danielo Bueno Petrali, Mossaâb Sassi et Issam Jebali… Les solutions de rechange ne manquent assurément pas.
Parti en janvier dernier pour le FCZurich où il avait rejoint trois anciens Etoilés, Yassine Chikhaoui, Amine Chermiti et Chaker Zouaghi (de la belle compagnie qui doit faciliter son adaptation), Nafkha, tantôt blessé, tantôt en méforme, n'a toujours pas été aligné une seule minute par son entraîneur Urs Fischer.
Tout au mieux doit-il se contenter d'expédients en rejoignant quelquefois l'équipe amateurs. Pas vraiment de quoi conforter l'argument un peu trop léger d'un deus ex machina qui ferait cruellement défaut à l'Etoile revue et corrigée par Kebaïer. Lequel aurait indiscutablement été mieux inspiré de s'appuyer sur de bien plus sérieux éléments d'explication plus convaincants si possible.
T.G.


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