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Pour une gestion participative
Biodiversité forestière et aires protégées
Publié dans La Presse de Tunisie le 28 - 05 - 2011

• Il a été possible d'identifier plus de 7.200 espèces végétales et animales, terrestres et marines, réparties sur plus de 80 écosystèmes et périmètres agricoles
• Création de 43 aires protégées terrestres et 5 aires marines et côtières, ce qui a permis de porter le taux des aires protégées à 7% de la superficie totale du pays
Les ressources forestières et les aires protégées en Tunisie sont en danger à cause de l'absence des conservateurs sur place – pourtant le poste est prévu par la réglementation en vigueur – et le manque de ressources financières nécessaires pour la gestion et l'aménagement. Lors de l'Atelier national, placé sous le thème "Pour une gestion participative de la biodiversité forestière et des aires protégées", organisé par le ministère de l'Agriculture et de l'Environnement, à l'occasion de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité, M. Salem Hamdi, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Agriculture et de l'Environnement chargé de l'Environnement, a appelé toutes les associations à prendre l'initiative en vue d'organiser des activités locales susceptibles de préserver les aires protégées et les écosystèmes.
Le ministre a rassuré ces associations (qui manquent elles-mêmes de fonds) que son département avec tous les établissements sous tutelle est prêt à les soutenir dans le cadre de la coopération visant la protection des ressources naturelles en tenant compte des conditions des habitants des zones ciblées. D'où l'importance de l'atelier organisé qui a présenté un état des lieux des forêts et des aires protégées en mettant en exergue les lacunes constatées et les dispositions à prendre au cours de l'étape à venir en vue de corriger les processus engagés sur la base d'un diagnostic objectif.
Partenaires dans l'élaboration et l'exécution des plans
Une étude nationale sur la biodiversité – actualisée en 2009 – a montré que la Tunisie dispose d'une importante richesse biologique. Il a été possible d'identifier plus de 7.200 espèces végétales et animales, terrestres et marines, réparties sur plus de 80 écosystèmes et périmètres agricoles. Selon le ministre, "ces résultats peuvent faire l'objet en permanence de plus de précision et d'actualisation en poursuivant les opérations d'observation et d'évaluation et en valorisant les résultats de la recherche scientifique et des études techniques".
Ce secteur joue un rôle de premier ordre sur les plans économique, social et écologique. En effet, la superficie totale du couvert végétal forestier est de l'ordre de 1,3 million d'hectares soit l'équivalent de 13% de la superficie totale du pays sans compter les plages et les zones désertiques. "Au cours de la prochaine étape, on doit s'occuper davantage de ces espaces et faire en sorte d'adapter le programme de boisement forestier en prenant en considération les spécificités sociales, écologiques et bioclimatiques de chaque zone", recommande l'orateur.
Le nouveau plan stratégie de la convention sur la diversité biologique qui s'étale de 2011 à 2020 – adopté lors de la 10e réunion des parties contractantes – a fixé nombre d'objectifs visant à réduire le niveau des pertes et la dégradation des écosystèmes dont ceux situés dans les forêts en veillant à réparer ceux qui sont endommagés.
Compte tenu du rôle important joué par les aires protégées – terrestres et marines – dans la préservation de la biodiversité, il a été procédé à la création de 43 aires protégées terrestres et 5 aires marines et côtières, ce qui a permis de poter le taux des aires protégées à 7% de la superficie totale du pays. "Cet effort doit être renforcé davantage, indique M. Hamdi, pour se rapprocher autant que faire se peut de l'objectif mondial fixé par la stratégie décennale de la diversité biologique et qui consiste à atteindre 17% pour les zones terrestres et 10% pour les zones marines et côtières à l'horizon 2020".
La prochaine étape devrait concerner l'aspect qualitatif en élaborant des approches et des plans de gestion pratiques et efficients tenant compte des dimensions écologiques et sociales sur la base de l'intégration des habitants locaux et l'amélioration de leurs conditions de vie. La réactivité entre les aires protégées et les parties prenantes sera, de ce fait, consacrée. Les associations auront un droit primordial à jouer en tant que partenaires actifs dans l'élaboration et l'exécution des plans de gestion.
Croissance démographique rapide
Actuellement, une étude d'évaluation globale des aires protégées est en cours d'élaboration. Elle va permettre d'avoir une idée sur la portée écologique des aires protégées, l'efficacité de leur gestion et les solutions appropriées pour développer les mécanismes de création de telles aires et les systèmes de gestion. L'objectif consiste aussi à développer le tourisme écologique d'autant plus que plusieurs aires protégées – comme Chaambi, Boukornine, Feija... – sont dotées d'infrastructure appropriée permettant de promouvoir ce type de tourisme favorisant une approche intégrée et un développement régional et local.
Le ministre a relevé, d'autre part, que la Banque nationale des gènes a pu collecter plus de 30 mille échantillons de différentes espèces végétales et animales dont près de 4 mille échantillons restitués des banques des gènes étrangères. Un appel est lancé pour préserver le patrimoine génétique local et le valoriser. C'est que certaines espèces ont un rendement économique important et peuvent s'adapter aux conditions climatiques défavorables caractérisées par la sécheresse ou semi-aridité.
Le problème de la dégradation des forêts et des écosystèmes ne concerne donc pas uniquement la Tunisie, mais le monde entier qui fait face à de grands défis tributaires essentiellement de la croissance démographique rapide et au développement des activités agricoles et industrielles. Cela a des impacts négatifs sur les ressources naturelles et l'équilibre des écosystèmes particulièrement dans les pays en développement. Les problèmes écologiques qui ont vu le jour dans plusieurs régions du monde concernent la diminution continue des ressources naturelles et l'affectation de la diversité biologique. En effet, au niveau mondial la part de chaque individu en matière d'espace forestier a chuté pour passer de 1,2 hectare à seulement 0,6 hectare au cours des 40 dernières années. A ce rythme, près du quart de l'ensemble des espèces végétales sera perdu d'ici à 2025 ! La disparition des espèces terrestres se fait à un rythme mille fois plus rapide par rapport au rythme ordinaire alors que le quart des espèces marines est considéré en danger à cause de la pêche anarchique.
Malgré les efforts déployés par la communauté internationale pour freiner un tant soit peu la disparition des composantes de biodiversité en l'an 2010 – en concrétisation de l'objectif fixé par la Convention relatives à la protection de la diversité biologique – le résultat réalisé a été décevant dans la mesure où l'on a constaté la poursuite de la dégradation des composantes de la biodiversité au niveau des écosystèmes, des espèces et des gènes...


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