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Plutôt un Plan Marshall pour sauver les meubles
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 12 - 2011


Par M'hamed BEN SASSI
Après tant d'années de dépolitisation, le discours d'investiture présenté par M. Jebali, retraçant le programme de son gouvernement, a été suivi avec beaucoup d'intérêt et d'attention. Les citoyens avaient hâte de savoir comment le futur gouvernement allait opérer pour mettre un terme à l'anarchie et au laisser-aller qui menacent dangereusement l'édifice économique. Les observateurs s'attendaient, certes, à des critiques virulentes et des réactions hostiles venant d'une opposition décidée à aller jusqu'au bout pour renverser en sa faveur la tendance qui prévaut. Mais personne ne s'attendait à un programme aussi sui generis de la part d'un gouvernement qui n'a, en théorie, que quelques mois devant lui pour conduire une mission ponctuelle et limitée dans le temps. D'une part, ce programme ne présente aucune originalité par rapport au discours classique d'antan tablant sur l'encouragement de l'investissement, la formation d'employabilité et l'amélioration de la gouvernance. D'autre part, il ne contient aucune donnée palpable et chiffrée sur les modalités de mise en œuvre. En outre, il fait état de réformes et de restructurations au niveau de l'économie, de la justice et de l'enseignement qui ne porteront leurs fruits que sur le long et moyen terme lorsque, toujours théoriquement, le gouvernement provisoire dans sa composition actuelle ne sera plus aux commandes.
En un mot, le programme proposé n'a rien de concret par rapport à la réalité du contexte. En effet, avec un taux de croissance négatif, des suppressions massives d'emplois, des fermetures d'établissements et un rétrécissement des réserves et des disponibilités doublé d'un repli spectaculaire des investissements, la création de centaines de milliers de sources de revenu, l'amélioration du pouvoir d'achat et la juste indemnisation des martyrs et des sans-emploi s'apparente à un conte de fées.
Il semble toutefois que le futur gouvernement détient la recette miracle qui permettrait en un clin d'œil de résoudre tous les problèmes et de satisfaire à toutes les exigences. Scénario devenant de plus en plus plausible si l'on s'en tient au ton très rassurant du discours officiel et si l'on se fie aux rumeurs où l'on parle sérieusement de commanditaires, de bailleurs de fonds et d'investisseurs étrangers disposés à apporter un soutien inconditionnel à l'économie nationale. Ce soutien, sous réserve qu'il ne soit pas compromettant , ne peut être que le bienvenu dans les circonstances chaotiques que connaît le pays.
Ces circonstances ne proviennent pas seulement de la crise mondiale qui frappe de plein fouet partout dans le monde ni du fléchissement de l'activité économique suite au soulèvement populaire qui a précipité le départ du dictateur et des mafieux ni encore l'héritage désastreux de l'ancien régime . Il résulte d'un état d'esprit dont on n'est pas encore parvenu à dévoiler les tenants et la raison d'être. Des sit-in à tout bout de champ, des grèves au quotidien, des revendications démesurées et des actes de boycott au nom du droit au travail. La causalité entre ces actes désolants et la dégringolade n'est pas à démontrer et l'on se demande si l'injection de fonds sur un marché en partie inerte et boiteux serait le traitement indiqué pour assurer la relance économique et réactiver la machine de production. Cette interrogation se justifie à plus d'un titre.
La Banque centrale a tiré la sonnette d'alarme à plusieurs reprises, les responsables dans le gouvernement démissionnaire ont multiplié les mises en garde, les investisseurs étrangers commencent à quitter le pays et malgré le spectre du pire la situation ne fait que s'aggraver.
Sans vraiment cautionner la thèse du complot, l'on est tenté de douter des véritables intentions de ceux qui sont derrière ces manifestations qui prennent de l'ampleur et changent de forme chaque fois qu'une lueur d'espoir pointe à l'horizon. Ainsi, les manifestations refont surface et s'intensifient à l'occasion de tout événement et de toute situation en faveur de l'économie et du pays (promesses de dons, manifestation d'intérêts, reprise timide de l'activité ...) .
Tout porte à croire que les fomentateurs de troubles suspectés d'être parmi les ex-Rcédistes qui ont soif de se venger d'un peuple qui a chassé leur maître et les extrémistes trahis par l'incohérence de leur discours, appréhendent la reprise des activités et le retour à la normale. A cet effet, l'insécurité et l'instabilité sont leurs atouts pour atteindre des objectifs politiques qui n'ont rien à voir avec les soucis des masses et les ambitions de la collectivité.
Commencer par les démasquer, déjouer leurs plans machiavéliques, les dénoncer publiquement et les mettre hors d'état de nuire, telle est l'action urgente et pressante que le futur gouvernement doit mener en premier lieu pour faciliter ensuite la mise en place de toute mesure d'assainissement, de redressement et de restructuration. Sans y parvenir, le plan de sauvetage proposé est voué à l'avortement au détriment de la Tunisie et des Tunisiens.


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