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Le droit à l'équité interrégionale
Conférence nationale sur la réalité de l'application des droits de l'enfant en Tunisie
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 02 - 2012

Le ministère des Affaires de la femme et de la famille a organisé, hier, à la Cité des sciences, en collaboration avec l'Observatoire de l'information, de la formation, de la documentation et des études sur la protection des droits de l'enfant, une conférence nationale sur la réalité de l'application des droits de l'enfant en Tunisie.
Présidant l'ouverture des travaux de cette rencontre, Mme Sihem Badi, ministre des Affaires de la femme et de la famille, s'est félicitée de l'existence d'un observatoire national chargé des études, de l'information et de la collecte des données sur les droits de l'enfant, un organisme dont la contribution ne peut qu'être utile pour la mise en place de programmes et de stratégies futurs, à même d'appuyer les droits de l'enfant. Mme Badi a exprimé son enthousiasme quant à la garantie, désormais, d'une information juste sur le domaine de l'enfance. Elle a longuement expliqué l'importance d'une enfance épanouie, dotée des composantes basiques d'une vie digne. La ministre a souligné que l'enfance forge l'homme de demain. Elle a également insisté sur la corrélation étroite entre la sérénité des parents et son impact sur la psychologie de l'enfant. En effet, la dépression des parents influe négativement sur 10% des enfants, un indicateur flagrant surtout que les enfants ne sont généralement pas concernés par ce type de maladies psychologiques. D'où l'impératif de veiller sur la garantie des bonnes conditions socioéconomiques des familles.
Responsables, soyez à notre écoute!
La conférence a démarré par une projection vidéo au cours de laquelle des enfants on pris la parole pour parler, en toute sincérité, sur leurs droits tels qu'ils les vivent. Certes, la qualité du son n'était pas bonne, mais les interviewés ont su transmettre leur message: les enfants se plaignent, en effet, de la mauvaise qualité de l'enseignement. Ils reprochent au cadre éducatif son manque de sérieux et son indifférence, et invitent les responsables à se pencher sur leur réalité, de leur prêter une oreille attentive et de leur trouver des solutions.
La première intervention a été axée sur l'état des lieux relatif aux droits de l'enfant en Tunisie. M. Riadh Safi, représentant l'Observatoire de l'information, de la formation, de la documentation et des études sur la protection des droits de l'enfant, a exposé un rapport détaillé sur l'accès de l'enfant aux droits à la santé, à la protection sociale et juridique, à l'éducation et aux loisirs. La Tunisie compte actuellement près de 178 mille naissances. Le nombre des enfants âgés de 0 à 17 ans est de 3.000.050, soit 30% de la population. L'accès aux soins a permis de baisser le nombre de la mortalité infantile à 17,8 pour mille en 2009. Par ailleurs, la multiplication des crèches et des jardins d'enfants a connu une nette progression. Le nombre de crèches a atteint 235 en 2010. Quant aux jardins d'enfants, ils sont passés de 656 en 1990 à 3.662 en 2010. Certes, cette évolution est positive. Cependant, une grande disparité entre les régions entrave le processus d'une couverture équitable.
Pour ce qui est du droit à l'éducation, les statistiques montrent une évolution importante de l'équation nombre d'élèves par classe. Ainsi, une classe primaire compte 22,1 enfants en 2010 contre 32,9 en 1985.
Par ailleurs, et en ce qui concerne la protection juridique des enfants, il y a lieu de noter qu'en 2010, les délégués chargés de la protection de l'enfance ont reçu 6.968 déclarations sur les enfants menacés, dont 71,4% ont été prises en charge.
Droit à la santé : les lacunes remédiables
Prenant la parole à son tour, Mme Mounira Garbouj, représentant le ministère de la Santé publique, a traité de la prise en charge sanitaire du couple mère-enfant. Aussi, 2.058 centres de maternité sont mis à la disposition de la mère et de l'enfant en vue de leur assurer l'accès aux soins pré et post-nataux. «Malgré ce réseau de taille, les prestations sont déséquilibrées à cause de la disparité interrégionale. Ainsi, 45% des centres de maternité ne garantissent pas plus d'une consultation médicale pour la mère et l'enfant», indique l'oratrice. Elle ne manque pas, également, de relever les lacunes tenaces, notamment le manque d'équipements indispensables comme c'est le cas pour l'échographe, l'insuffisance des ressources humaines disponibles en permanence ainsi que le manque en médicaments. Mme Garbouj montre également du doigt les prestations insuffisantes de la médecine scolaire ainsi que l'état souvent délabré des infirmeries dans les établissements scolaires.
Mieux encore, la représentante du ministère de la Santé publique indique que le taux de mortalité infantile demeure assez élevé dans certaines régions comme celles de Tataouine, Sidi Bouzid et Kairouan. «60% des enfants qui décèdent au bout d'un an de leur naissance souffrent essentiellement de malformations ou de maladies liées aux conditions de grossesse et de l'accouchement. Le pire, c'est qu'on aurait pu éviter 70,3% des ces décès», souligne l'oratrice.
Aujourd'hui, les manches se retroussent pour améliorer les prestations sanitaires au profit de la mère et de l'enfant, et garantir au mieux leur droit à la santé. Parmi les lignes d'action tracées, on note la fixation du nombre des consultations prénatales à quatre, comme seuil minimal, la promotion du programme de vaccination, la dynamisation de la stratégie de prévention des handicaps et la prévention du VIH/ sida.
Où sont les jardins d'enfants municipaux?
Pour sa part, M. Mohamed Sayadi a traité de la prime enfance et de la réalité des jardins d'enfants. Ces établissements à caractère à la fois éducatif et social aident l'enfant à forger sa personnalité et à mieux s'intégrer dans la société. Leur contribution consiste à répondre aux besoins de l'enfant : le besoin de manger, de dormir, de jouer, de découvrir et de s'éveiller à la vie et à tout ce qui l'entoure. Toutefois, le domaine des jardins d'enfants connaît aujourd'hui un paradoxe qui n'est en rien en faveur des générations futures. Le secteur privé accapare la part du lion avec 98% des jardins d'enfants. «Or, le secteur privé mise toujours plus sur l'aspect économique, sur le rentable, que sur celui éducatif», fait remarquer l'orateur. Le secteur étatique, lui — qui était il y a quelques années une véritable référence en la matière— est limité à seulement 2%. Pis encore: 70% des enfants âgés entre 3 et 5 ans ne bénéficient pas des prestations des jardins d'enfants.
L'orateur recommande aux municipalités de ré-asseoir la tradition des jardins d'enfants municipaux. Il incite les associations à œuvrer, en collaboration avec le ministère de tutelle pour décentraliser les jardins d'enfants et de veiller, désormais, sur le respect infaillible du cahier des charges.


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