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Unités privées d'hémodialyse : un secteur en mal de clarté
Aujourd'hui, Journée mondiale du rein — Point de presse de l'Atir
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 03 - 2012

• Pour la décentralisation des éventuelles unités d'hémodialyse, conformément à une cartographie répondant aux besoins de la population cible
• L'Atir appelle à la mise en place d'un texte de loi réglementant le secteur et à la création d'un comité neutre et crédible, à même de combler les lacunes cernées
Nous célébrons aujourd'hui la 7e journée mondiale du rein, une journée dédiée essentiellement à la sensibilisation du grand public, des insuffisants rénaux et du cadre médical et paramédical spécialisé en matière de néphrologie quant à l'impératif de prévenir et de dépister précocement l'insuffisance rénale chronique. A cette occasion, l'Association tunisienne des insuffisants rénaux (Atir) a tenu, hier, au siège de l'Union générale tunisienne du travail (Ugtt) un point de presse autour duquel on a débattu des défaillances à combler dans un domaine médical jugé des plus délicats et des plus coûteux.
Présidant l'ouverture des travaux de cette rencontre, M. Mohamed Ridha Hamila, président de l'Atir, a indiqué que la qualité des soins des malades sous hémodialyse laisse à désirer, notamment dans le secteur privé. Les défaillances se répartissent en deux volets cruciaux, à savoir le volet législatif et celui de la prise en charge. Il faut dire que les deux volets se rejoignent dans la mesure où le texte législatif manque de clarté autour de la question de l'exigence d'un cadre médical spécialisé dans l'hémodialyse, chargé de traiter le malade et de diriger au mieux les unités d'hémodialyse. «La plupart des médecins traitant dans les unités d'hémodialyse privées sont des médecins généralistes, ayant reçu une formation en matière de techniques d'hémodialyse. Pourtant, les néphrologues ne manquent pas. Ce sont eux qui maîtrisent cette spécialité et sont qualifiés pour la prise en charge optimale des patients», souligne M. Hamila.
L'approche de sensibilisation sur laquelle repose les actions de l'Atir, mais aussi sous laquelle est placée la 7e journée mondiale du rein, touche plusieurs axes. M. Hamila a mis le doigt sur la nécessité d'inciter le grand public, notamment les malades chroniques souffrant du diabète et de l'hypertension artérielle, à se soumettre au dépistage précoce de l'insuffisance rénale. Grâce au diagnostic précoce, un nombre important de personnes parviennent à prévenir l'insuffisance rénale chronique : une maladie redoutable qui finit, si elle n'est pas dépistée à temps, par entraîner les malades dans le circuit infernal de l'hémodialyse. M. Hamila a évoqué, par ailleurs, le déficit qualitatif en matière de prise en charge des patients sous hémodialyse. «A l'époque de Ben Ali, les autorisations de mise en place d'unités d'hémodialyse était fondées sur des décisions anarchiques. Nous disposons même des dossiers prouvant cela. Désormais, les autorisations ne seront attribuées qu'aux spécialistes néphrologues. Nous avons recommandé au ministère de la Santé publique de décentraliser ces autorisations selon une cartographie répondant aux besoins de la population cible, afin d'éviter aux patients les déplacements et d'atténuer l'encombrement», souligne l'orateur. Il a appelé à ce que ces malades, même pris en charge dans le secteur privé, puissent désormais être encadrés et contrôlés par des néphrologues relevant du secteur hospitalier. Par ailleurs, le président de l'Atir a mis l'accent, lors de son allocution de bienvenue, sur l'impératif de promouvoir le don d'organe qui permet de greffer un bon nombre de malades sous hémodialyse et de sauver ainsi des vies. L'alternative de la greffe rénale demeure timide en comparaison avec les besoins des patients. «Nous enregistrons 1.000 nouveaux cas de personnes souffrant d'insuffisance rénale par an. Seuls 132 bénéficient d'une greffe. Les autres sont placés sous hémodialyse», souligne M. Hamila. Et d'ajouter que l'hémodialyse figure parmi les traitements les plus coûteux pour l'Etat, puisqu'elle nécessite annuellement une lourde enveloppe de 100 millions de dinars.
Rendre aux néphrologues ce qui est aux néphrologues
Prenant la parole à son tour, le Dr Karim Zouari, néphrologue, a indiqué que l'insuffisance rénale se présente comme un problème de santé publique. Il l'est puisque le nombre de malade va crescendo au fil des ans. «Nous comptons actuellement 8.500 personnes sous hémodialyse. Une bonne partie de ces malades recourt aux unités privées. Là, la qualité des prestations laisse à désirer, faute de compétences qualifiées. Certaines unités reçoivent plus de 100 patients, ce qui est inconcevable», fait-il remarquer. Certes, le ministère de tutelle a instauré un système de contrôle récurrent, chargé de déceler les lacunes du secteur privé dans ce sens. Cependant, plus de 50% des médecins contrôleurs ne sont pas eux-mêmes des spécialistes et ne peuvent, ainsi, repérer comme il se doit les défaillances à combler. «Pis encore, nous, en tant que néphrologues minoritaires chargés du contrôle, nous subissons souvent des actions de violence verbale et physique, chose qui entrave notre mission», souligne le Dr Zouari.
Pour sa part, M. Habib Jerjir, représentant de l'Ugtt, a évoqué le problème de l'augmentation du taux de remboursement par la Cnam des séances d'hémodialyse. En effet, les responsables des unités privées d'hémodialyse ont signifié au ministère la nécessité de doubler le taux de remboursement des séances. «Pourtant, précise le Pr Fathi Younsi, président du comité médical consultatif, la séance d'hémodialyse ne coûte, réellement, que 68dt. Déjà, le patient paie environ 87dt, soit entre 15dt et 20dt de plus. L'augmentation, voire le doublement, du remboursement par la Cnam traduit une claire volonté d'exploiter le malade, ce qui est inadmissible». Et d'ajouter que l'association a fait part de son objection auprès du ministère de la Santé publique. Elle a également recommandé la mise en place d'un texte de loi réglementant ce domaine ainsi que la création d'un comité neutre et crédible, à même de résoudre ces écarts.


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