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Pour une gestion durable des ressources naturelles
Projet «Aires protégées marines et côtières»
Publié dans La Presse de Tunisie le 01 - 06 - 2012

Les sites naturels marins ou côtiers sont des gisements inestimables de ressources naturelles et de richesses renouvelables. Ces sites sont toutefois menacés par l'avidité de l'homme, gros consommateur de ressources et de sites naturels. Un projet tuniso-français, lancé en 2000, s'est fixé comme objectif de créer un réseau d'aires protégées marines et côtières. Avec la protection de ces sites, le projet vise la préservation de la biodiversité ainsi que la mise en place d'un système de développement local durable au profit des habitants de ces sites, des pêcheurs pour la plupart.
Soutenu financièrement par l'Agence française pour le développement à travers le Fonds français pour l'environnement mondial, assisté techniquement et scientifiquement par le Conservatoire français du littoral (CdL), le programme de création des aires protégées marines et côtières vise 7 sites prioritaires : l'archipel de la Galite, les îles Zembra et Zembretta, les îles Kneiss, les îles Kuriat, la partie Nord- Est de l'archipel de Kerkennah, la zone côtière Cap Negro-Cap Serrat et la zone de plongée sous-marine en face de Tabarka. Le projet se base sur l'élaboration d'un plan de gestion global pour chaque site répondant à trois objectifs : mettre en place des actions de protection et de suivi de la biodiversité, valoriser les richesses patrimoniales du site et installer des conditions de développement économique et sociale durable pour les populations autochtones. Les objectifs du plan et les actions à engager étant soumis à une concertation nationale et locale dans le cadre d'une approche participative.
L'initiative a débouché sur la mise en place d'un cadre légal (loi de juillet 2009) et a permis le diagnostic complet de la biodiversité terrestre et marine du site. «Mieux connaître la biodiversité est une condition essentielle pour mieux la protéger et la valoriser», indique M. Fabrice Bernard, directeur du Cdl, invité à participer à la journée d'information organisée, le 29 mai , par l'Agence de Protection et d'aménagement du littoral (Apal) et le CdL pour dresser le bilan du programme et mettre en exergue les actions et réalisations effectuées dans les différents sites ciblés par le projet «Aires protégées marines et côtières en Tunisie» (Apmc). A noter que la loi de 2009 relative aux Apmc est le premier texte juridique du genre dans la rive sud de la Méditerranée. Elle définit les principes relatifs à la création, la gestion et le contrôle des Apmc.
Un réseau couvrant 3,5% du territoire national
«Les aires marines protégées sont des outils efficaces pour conserver les écosystèmes marins, protéger les milieux naturels et favoriser un usage durable de leurs ressources», affirme le directeur général de l'Apal à qui incombe la gestion des Apmc. Selon M. Hédi Amamou, la Tunisie a de l'expérience en matière de protection de la nature ce qui lui a permis d'ériger un réseau d'aires protégées s'étendant actuellement sur environ 3,5% de la superficie totale du territoire national. «Ce taux est appelé à augmenter significativement au cours des années à venir grâce au réseau d'aires protégées marines et côtières que nous sommes en train de mettre en place». Il soulignera encore que 25 sites sensibles sont actuellement gérés par l'Apal dont un certain nombre peut être promu au statut d'Apmc.
L'intérêt de la Tunisie pour la préservation de la biodiversité se traduit par le fait que le pays compte le plus grand nombre d'aires spécialement protégées sur les rives Sud et Est de la Méditerranée, soit huit aires spécialement protégées et trois aires spécialement protégées d'importance méditerranéenne. M. Amamou rappelle que les trois premiers sites inscrits sur la liste des aires spécialement protégées d'importance méditerranéenne, depuis 2001, sont tunisiens; il s'agit de l'archipel de La Galite, les îles Zembra et Zembretta et les îles Kneiss. Par ailleurs, 21 sites tunisiens sont inscrits sur la liste Ramsar en attendant l'inscription d'une vingtaine d'autres sites. La Tunisie compte également deux réserves de la biosphère et un site inscrit sur le patrimoine mondial de l'Unesco : Ichkeul.
«La finalité du programme de création des aires protégées marines et côtières est de contribuer à la préservation de la biodiversité marine et à l'utilisation durable des ressources biologiques marines en Tunisie», souligne M. Philippe-Cyrille Berton, directeur de l'AFD, précisant que les projets environnementaux atteignent leurs objectifs quand ils répondent aux besoins et attentes économiques des populations environnantes, de proximité. Dans ce cadre, M. Berton évoque l'instruction en cours d'un nouveau projet relatif à la promotion d'une gestion éco-systémique des pêches autour du réseau des Apmc. Le projet est retenu pour l'année 2013.
Pour Mme Saba Guallouz, chef du projet Apmc, la préservation de la biodiversité a des répercussions économiques et sociales indéniables. «C'est un moyen de développer le tourisme écologique et/ou le tourisme de découverte des secrets et splendeurs de la nature», explique-t-elle. Elle citera à ce titre un exemple français qui attire des foules de touristes et de visiteurs : l'observation d'un grand mérou dans son propre milieu, c'est-à-dire sous l'eau en tenue de scaphandrier. «La Tunisie a d'énormes capacités dans ce domaine qui est en mesure de générer de l'emploi et d'importantes ressources pour le pays», ajoute-t-elle.
Un challenge nommé «Archipel de La Galite»
Situé au large des côtes septentrionales, faisant partie du gouvernorat de Bizerte, l'archipel de La Galite, composé de six îlots couvrant 810 ha, sort d'une longue période de réhabilitation, de rénovation et de valorisation. L'objectif : protéger la biodiversité et doter ce microsystème d'un plan de gestion qui assure une exploitation rationnelle et durable de ses ressources naturelles et permet de faire de cette aire protégée un site de visite touristique et de découverte. Le plan de gestion de l'archipel a rendu possible des études et des inventaires scientifiques de la flore et de la faune, des expertises agro-paysagères, des travaux de réhabilitation du réseau d'eau potable et du bâti ancien, le traitement du problème des déchets, l'installation d'un système de communication et d'une station météo. L'activité de pêche y est désormais organisée et des sites d'observation des espèces marines y sont définis. Réalisé dans des conditions très difficiles, la météorologie étant très capricieuse et le relief très escarpé, le plan de gestion de cet archipel est, selon un des membres de l'équipe scientifique tunisienne, «un challenge national pédagogique destiné à l'essaimage au double plan national et sous-régional».


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