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Pas de remaniement en vue
Publié dans Le Temps le 18 - 07 - 2017

Après son retour des Etats-Unis d'Amérique et auréolé d'un bilan qualifié de positif, le président du gouvernement, Youssef Chahed, retrouve le rythme de la gestion quotidienne des affaires du pays où il doit, sûrement, réfléchir à cette « colle » qui lui est posée et qui consiste à procéder aux consultations nécessaires pour l'inévitable remaniement ministériel.
Certains lui conseillent de se limiter au pourvoi des deux postes laissés vacants suite aux limogeages du ministre de l'Education, Néji Jelloul que l'UGTT, plus particulièrement, Lassâad Yaâcoubi, avait juré d'avoir sa peau, et de la ministre des Finances, Lamia Zribi, qui avait « deviné » la poursuite de la dévaluation du dinar tunisien par rapport à l'euro.
D'autres veulent lui imposer un vaste mouvement dans son équipe. Cela vient, précisément, du détenteur de la patente de ce qui reste de Nidaa Tounès, Hafedh Caïd Essebsi. En effet dans un post, récemment publié sur sa page officielle Facebook, son unique espace pour communiquer et faire de la politique, HCE rappelle à ceux qui veulent bien l'entendre, plus précisément ceux qui critiquent l'insistance de la part de Nidaa à avoir la part de lion dans le prochain remaniement, que son parti est « justement celui qui avait obtenu le plus grand nombre de voix aux législatives et à la présidentielle et, par voie de conséquence, la confiance de la majorité des électeurs et du peuple qui l'a chargé de conduire la Tunisie pour un mandat de cinq ans. »
Et d'avouer : « Nous aspirons donc à occuper le rang qui nous sied » tout en rappelant à ses détracteurs que « chez les démocraties les plus séculaires, le vainqueur des élections est appelé, de plein droit, à désigner ceux qui vont appliquer ses politiques et ses programmes électoraux afin que le peuple puisse les évaluer au moment du scrutin suivant ».
Or, le fils du président de la République oublie que Nida Tounes n'est plus le premier parti du pays puisqu'il est, désormais, largement dépassé par Ennahdha qui a quatorze sièges de plus que lui. Le « fiston » semble oublier, également, que tous les grands barons du parti l'ont quitté.
Mohsen Marzouk, Ridha Belhaj, Boujemâa Remili, Mahmoud Ben Romdhane, Abdelmajid Sahraoui, Mustapha Ben Ahmed, Saïd El Aïdi, Bochra Belhaj Hamida, Leïla Chettaoui, Faouzi Elloumi, Abada El Kéfi, Mondher Haj Ali, Walid Jalled, Khemaïs Ksila, Abdelaziz El Kotti, Néji Jelloul (excusez le peu), et bien d'autres ne font plus partie de Nidaa ou bien se trouvent sur les bords de ce parti.
Entre ces deux alternatives, nous croyons savoir que le président du gouvernement d'union nationale aurait tranché en optant pour la première thèse à savoir le remaniement consistant à remplacer les ministres partants et, à la rigueur, la nomination d'un autre nouveau ministre
Ceci aura l'avantage de lui faire éviter les palabres indéfinies et les incontournables « marchandages », sachant que même le simple pourvoi des vacations pourrait constituer un véritable casse-tête.
Et puis, pourquoi veut-on faire de ce remaniement un grand chambardement au moment ou Youssef Chahed a, vraiment, plein d'autres chats à fouetter ? En effet, il a la délicate mission de préparer le projet de budget de l'Etat 2018 dans les plus brefs délais et la poursuite de la lutte contre la corruption qui s'érige, désormais, comme il vient de l'indiquer, lui-même, en une politique et non plus comme une simple campagne.
L'heure est à l'action
Sans oublier la menace que représente, toujours, le fléau du terrorisme qui n'a jamais disparu de notre pays. Et si des progrès énormes ont été enregistrés en la matière, le danger de l'extrémisme reste vivace avec l'arrestation quotidienne, ou presque, de groupes terroristes, la découverte et la saisie d'armes ainsi que des plans élaborés pour commettre des actes de sabotage avec l'objectif de créer un climat d'instabilité sécuritaire et sociale.
Plus encore. De l'avis des observateurs, l'étape n'est plus aux finasseries politiques, mais à l'action énergique et efficace et à la mise en place d'une stratégie pour sortir la Tunisie du marasme dans lequel elle se trouve depuis la révolution du 14 janvier 2011. Un marasme socio-économique qui s'installe dans la durée, même si on commence à entrevoir, ces derniers temps, quelques lueurs d'espoir grâce à la toute récente reprise qui a besoin d'une confirmation pour nous permettre de dire avec conviction que le pays se trouve résolument sur la bonne voie pour s'en sortir.
D'ailleurs, un des conseillers de Youssef Chahed, en l'occurrence, Fayçal El Hefiane, a confirmé, pas plus tard qu'hier, qu'il ne voit pas l'utilité d'un grand remaniement dans la mesure où l'équipe gouvernementale a besoin de temps pour être suffisamment évaluée avant de décider, éventuellement, des retouches à y introduire.
Et tout en mettant l'accent sur le fait qu'il donne juste son avis sur la question, M. El Hefiane juge que le gouvernement actuel pourrait, sauf imprévu de force majeure, aller jusqu'à la fin du mandat électoral soit fin 2019.
Et pour peu qu'il y ait une action collégiale entre plusieurs petits partis et autres personnalités de poids, capables d'engendrer un grand mouvement de foule comme l'avait fait Nidaa entre 2012 et 2014, Youssef Chahed, boosté par sa politique contre la corruption, et accompagné par une pléiade d'hommes, les mêmes ayant entouré BCE avant l'échéance de fin 2014, pourrait créer le choc et renverser la tendance actuelle privilégiant un avantage du parti islamiste qui demeure le mieux structuré.
En effet, un nouveau vaste front sans de multiples alter egos est capable de reprendre l'initiative et prétende à une prochaine victoire en 2019, car quoiqu'en prédisent, curieusement les sondages d'opinion, le Nidaa actuel n'a aucune chance, selon les analystes. A moins que HCE se découvre une capacité insoupçonnée de leader lui permettant de participer à un débat ou de tenir un face-à-face avec les politiciens de la place !...
En tout état de cause, les dés semblent jetés. Et à en croire Fayçal El Hefiane, conseiller influent à La Kasbah, Youssef Chahed n'a pas l'intention d'entrer dans les méandres des tractations et de la répartition de quotas, mais se contenterait de maintenir son staff qui lui a permis de sortir le pays, un tant soit peu, de l'auberge.


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