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Open Sky : quel profit pour le pays ?
Publié dans Le Temps le 24 - 11 - 2017

Le touriste du 21ème siècle est à la recherche de plus d'indépendance, de plus de flexibilité et de bonnes affaires. Aujourd'hui, grâce à l'ouverture du ciel et la prolifération des compagnies low-cost, le touriste pourra planifier ses vacances et ses visites. Tous les pays touristiques facilitent cette approche en développant le low-cost. L'open Sky présente des avantages pour la Tunisie avec l'accroissement des flux de touristes et du trafic aérien, la baisse de coûts des voyages au profit du consommateur, l'ouverture de nouvelles lignes aériennes donc s'ouvrir sur une concurrence rude. Mais sommes-nous prêts à cette ouverture ? Qu'est-ce qu'elle va apporter à la Tunisie. Le directeur du tour-opérateur «Authentique international», Hakim Tounsi, est persuadé que l'écrasante majorité des Tunisiens ne sait pas ce qui signifie l'Open Sky avec l'Union Européenne. «En gros dit-il, avant la signature de cet accord, les droits du trafic aérien entre la Tunisie et l'ensemble des pays de l'Union Européenne sont gérés par des conventions bilatérales (de pays à pays) qui confèrent à la Tunisie la propriété de 50% du trafic généré avec chaque pays tiers. Ceci implique aussi en corollaire que par exemple une compagnie allemande n'a pas le droit, sauf autorisation des services d'aviation civiles tunisiennes et françaises, d'exploiter une ligne aérienne entre Paris et Tunis, car le trafic entre la France et la Tunisie revient à 50/50 aux pavillons français et tunisien et non pas allemand. L'accord de l'Open Sky avec l'Europe accorde à toute compagnie européenne, quel que soit son pays d'origine, le droit d'exploiter des lignes aériennes vers la Tunisie de n'importe quel aéroport européen. Le ciel devient ainsi libre et une compagnie tchèque, par exemple aura le droit d'exploiter une ligne d'un aéroport français ou allemand vers la Tunisie. En fait, avec cet accord la Tunisie va, entre autre, renoncer à ses fameux 50% des droits de trafic qui étaient générés dans le cadre d'accords bilatéraux pour passer à un autre système plus libéral. C'est la mondialisation qui progresse. Alors pourquoi en Tunisie entend-on par Open Sky plutôt l'arrivée de compagnies low-cost et de baisse attendue des prix ? Parce qu'en France la seule compagnie assimilable à une compagnie low-cost est Transavia, qui opère déjà depuis 2006-07 sur tous les principaux aéroports tunisiens (Tunis, Monastir et Djerba) et que l'Open Sky permettra à des compagnies du low-cost comme Ryanair ou Easyjet de mettre des vols entre la France et la Tunisie (sauf Tunis dans un premier temps).Les spéculateurs s'attendent avec l'Open Sky, entre autre, à une baisse substantielle des tarifs du transport aérien entre l'Europe et la Tunisie, ce qui est loin d'être assuré, entraînant l'augmentation des entrées touristiques vers la Tunisie et la dynamisation du tourisme et de l'économie tunisienne !
Pour un partenariat équilibré avec l'UE
Hakim Tounsi ne croit pas beaucoup à une ouverture totale du ciel mais plaide pour un partenariat avec l'Union Européenne plus équilibré, moins hégémonique préservant les entreprises tunisiennes, le tissu économique tunisien et permettant son développement » précise-t-il. Et d'ajouter « Puisque nous sommes devant le fait accompli, moi je dirai deux choses. Pour l'Open Sky il faudrait au moins que les compagnies aériennes tunisiennes obtiennent le droit de cabotage en Europe, ce que les marocains n'ont pas. Celle-ci prévoit que les transporteurs tunisiens pourront effectuer des vols à partir de n'importe quelle ville européenne.Personnellement, je crois dans le partenariat avec nos amis européens et c'est pour cette raison que j'appelle, en tant que technicien, à son amendement pour lui garantir la réussite dans l'intérêt du nord et du sud. Pour ce qui est des hôteliers tunisiens, certains vont disparaître car leur modèle ne peut fonctionner qu'avec les TO et le charter. D'autres vont prospérer car le package dynamique fera d'avantage leur bonheur. Paradoxalement ce seront les régions proches des grandes métropoles qui connaîtront le plus fort taux de développement au détriment des régions les plus excentrées. Aujourd'hui le tourisme local et le tourisme algérien font très bien vivre les hôtels de Hammamet et de Sousse car proches des métropoles par contre à Zarzis, à Tozeur et même à Djerba les hôtels auront de difficultés pour remplir».


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