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Trois questions à Zohra Driss, députée à l'ARP «La Tunisie peut entrer dans une spirale inflationniste difficile à stopper»
Publié dans Le Temps le 11 - 03 - 2018

La situation économique du pays est devenue plus compliquée que jamais et, cette fois-ci, c'est le nouveau gouverneur de la Banque centrale, Marouane Abassi, qui nous le dit en personne: nos indicateurs sont très alarmants et les données ne présagent rien de rassurant. Malgré une amélioration au niveau du tourisme et de la production énergétique, le bilan économique reste très loin des objectifs fixés par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, lors de son discours inaugural au Parlement en fin du mois d'août 2016.
Au cours de cette interview, Zohra Driss, députée à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) et membre de la Commission parlementaire des Finances, est revenue sur cette question.
Le Temps : Le gouverneur de la Banque centrale, Marouane Abassi, a récemment déclaré que ‘les indicateurs actuels font peur'. En lisant cela, vous pensez à quels chiffres ? Pensez-vous que tu la Tunisie risque, comme l'assurent certains observateurs, de ne pas réussir à rembourser ses dettes extérieures?
Zohra Driss : Lors de sa conférence de presse, le gouverneur de la Banque centrale a tiré la sonnette d'alarme devant la montée vertigineuse de l'inflation qui est aujourd'hui de 7,1% ce qui va affecter très sérieusement le pouvoir d'achat du citoyen et sa capacité à l'épargne. La Tunisie peut rentrer dans une spirale inflationniste difficile à stopper. L'un des éléments de régulation – à moyen-terme d'une année – est l'augmentation du taux directeur émis par la Banque centrale donc du taux du marché monétaire ; ceci va, malheureusement, se traduire automatiquement par l'augmentation des coûts des prêts bancaires aussi bien pour le citoyen mais, surtout, pour les investisseurs ce qui causera donc, la régression de la rentabilité des entreprises et fera même décourager à l'investissement et à la création de richesse. Une autre équation dure à résoudre se pose pour le gouverneur de la BCT : comment freiner la dévaluation du dinar sans pour autant baisser le nombre de jours de devises dont dispose le pays, 77 jours aujourd'hui !
Le tourisme a beaucoup souffert suite à l'attentat de l'Impérial et du Bardo en 2015 toutefois, les chiffres officiels annoncent un retour à la normale. Est-ce que vous le confirmez?
Oui tout à fait je confirme la bonne reprise du secteur touristique pour 2018. Pour les marchés européens, le nombre de Belges et surtout d'Allemands a augmenté d'une manière très significative. Le marché français, qui a boudé la Tunisie depuis 2011, commence à afficher une croissance très importante. Le marché anglais reprend timidement car la programmation aérienne a été faite tardivement puisque le Travel Ban n'a été levé qu'en juillet 2017. Les principaux tours opérateurs Thomas Cook et TUI Travel se disent impressionnés par le niveau de la demande anglaise. Quant aux marchés russe et algérien qui ont sauvé le tourisme tunisien, les deux dernières saisons (2016 et 2017), ils annoncent, respectivement, des chiffres records : 700 mille et 3 millions sans toutefois oublier l'apport considérable du tourisme local. Pour toutes ces bonnes nouvelles, je demande au gouvernement de mettre en application de toute urgence le livre blanc proposé par la Fédération de l'hôtellerie pour permettre à de très nombreuses unités hôtelières de se mettre à niveau, de participer à l'essor de ce secteur et d'éviter que la demande ne dépasse l'offre.
Certains hôtels pourraient travailler dans de mauvaises conditions d'accueil et de mauvais services ce qui endommagerait la qualité de ce secteur. Je rappelle que le tourisme est un grand pourvoyeur de devises et un grand créateur d'emploi.
Pensez-vous que cette année pourrait, malgré toutes ces difficultés, marquer un nouvel élan économique ?
Le nouvel élan économique ne peut se faire que si le pays utilise toutes ses ressources pour optimiser ses capacités à l'exportation, à améliorer ses rentrées en devises à travers une politique qui permettrait à nos ressources énergétiques et minières de reprendre leur activité à un niveau maximal et pourquoi ne pas viser à surpasser nos productions de 2010.
Il faut aussi penser à résoudre le problème de surestaries qui coûte très cher aux finances du pays en devises et qui inhibe nos exportations et nos importations, ainsi que le transport aérien. Par ailleurs, il faut trouver, en urgence, une solution radicale aux sociétés étatiques qui coûtent très chère à la communauté nationale.


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