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Les risques du métier
Publié dans Le Temps le 19 - 06 - 2010

Une histoire triste, une histoire aux conséquences dramatiques pour la victime âgée aujourd'hui de 27 ans et qui se trouve actuellement à l'hôpital pour traiter une grave maladie. Appelé à donner des explications à propos de ses fréquentations et surtout de ses relations, il a raconté son histoire. Les causes essentielles de sa maladie sont dues aux sévices qu'a connus ce jeune homme depuis sa tendre enfance et la vie perturbée qu'il a vécue depuis le jour où il a subi un attentat à la pudeur.
De père inconnu, il a été confié en 1983 par sa mère au village de l'association SOS où il a grandi. A l'âge de 13 ans, il s'est aperçu qu'il avait des gènes féminines. Ce qui a fait naître en lui un certain complexe, car cela se répercutait sur sa constitution physique et sur sa manière de parler. Cette situation a empiré quand, à une période déterminée, il a été affecté à l'atelier de menuiserie.
L'atelier était géré par A.J. Instructeur. Son rôle était d'apprendre aux jeunes qui lui étaient confiés un métier.
Un jour à la fin de la séance l'instructeur a demandé au jeune d'aller prendre une douche. Une petite salle d'eau située au fond de l'atelier. Le jeune s'est exécuté. Alors qu'il était en train de se laver, son instructeur l'a rejoint et a attenté à sa pudeur.
C'était le départ d'une période douloureuse pour le jeune qui ne savait pas quoi faire. Parler ou se taire. Son jeune âge ne lui a pas permis de prendre la décision qu'il fallait. Il s'est tu.
Deux ans plus tard, à l'âge de 15 ans, il s'est vu acculé par l'instructeur à se laisser faire. Un jour, après avoir refusé de répondre aux instincts bestiaux de cet instructeur, le gosse a subi des agressions. Une fois il lui a rasé le crâne, l'a blessé et comme pour le faire souffrir encore plus, il a pressé un citron sur ses blessures.
Une fois seul, le jeune garçon humilié, agressé, souffrant moralement et physiquement a décidé après mûres réflexions de déserter les lieux.
Profitant d'une journée de repos, il a pu quitter l'orphelinat pour ne plus y retourner.
Il s'est trouvé dans la rue. Aucune connaissance. N'ayant rien dans les poches. Il fallait faire face à tout ça. En plus il avait faim, il avait sommeil.
Encore une fois le destin lui a tourné le dos. Durant cette période où il fallait qu'il soit sauvé par une âme charitable, il était tombé dans les griffes de gens sans foi ni loi, qui ne pensaient qu'à assouvir leurs instincts bestiaux.
Le jeune homme s'habitua peu à peu à ce train de vie, pour en faire finalement un moyen de subsistance. Hélas il fut atteint par la maladie de perte d'immunité, HIV ou syndrome d'immunodéficience acquise.
Tel fut le malheureux tel que raconté par le jeune homme lui-même, à la police. Une enquête a été déclenchée pour aboutir à l'arrestation de cet instructeur. Ce dernier croyait qu'avec le temps, cette affaire ne verrait jamais le jour. Mais cette fois la volonté divine en a voulu autrement.
Il a été inculpé d'attentat à la pudeur contre une personne n'ayant pas atteint la maturité,
Il a été traduit devant la chambre criminelle du tribunal de 1ère instance de Tunis en état d'arrestation pour répondre d'un acte crapuleux perpétré à l'encontre d'un enfant.
Interrogé par le juge, il a déclaré qu'il a été responsable de l'atelier de menuiserie et qu'il initiait les jeunes placés sous son autorité. Il a déclaré connaître le jeune homme. Mais que ce dernier n'a jamais suivi des cours de menuiserie, il était affecté dans l'atelier des travaux agricoles. Il a déclaré également que l'atelier de menuiserie de l'orphelinat est situé à proximité de la direction. Cet atelier ne contient ni salle de repos ni salle de bains. Au sujet de la victime, il a déclaré qu'il le connaissait parfaitement et que ce dernier était connu par tous comme étant efféminé et qu'il le blâmait à chaque fois pour son comportement et sa manière de parler et d'agir. Au sujet de l'attentat à sa pudeur, il a déclaré qu'il était innocent et qu'il n'a jamais touché l'enfant. Au sujet du rasage du crâne, il a expliqué qu'il a réellement rasé le crâne de l'enfant mais c'était sur instruction du directeur du centre et en sa présence. Bref il a clamé son innocence.
L'avocat a essayé au cours de sa longue plaidoirie de persuader les juges qu'il s'agit de faits qui se sont déroulés il y a une vingtaine d'années. Cette affaire aurait du être classée. Sur le fond, il n'y a aucun élément matériel aujourd'hui à la disposition des juges pouvant confirmer la plainte déposée..
Après les délibérations, les juges ont cependant déclaré l'accusé coupable et le condamnèrent à une peine de vingt ans de prison ferme.


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