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Réveillon plutôt sobre, à Tunis !
Reportage
Publié dans Le Temps le 02 - 01 - 2011

La star de la soirée ? L'horloge - Les préparatifs du Réveillon ont, comme de coutume, débuté deux ou trois jours avant le 31 décembre. Mais, comme de coutume aussi, les Tunisiens ont différé à la dernière minute plusieurs de leurs achats. C'est pourquoi, avant-hier entre midi et 19 heures, les principales rues commerçantes de la capitale ne désemplissaient pas. A 20 heures, l'ambiance changea de cap néanmoins : la fête du nouvel an se célébrait pour les uns à la maison, devant la télé, avec les siens et si possible avec des proches ou des voisins, autour d'une délicieuse galette de gâteau, de fruits secs croustillants et de boissons chaudes ou fraîches.
Pour d'autres, elle se passait quelque part en banlieue ou dans un hôtel de la longue bande côtière du pays. Mais en ville aussi, on pouvait fêter le nouvel an : au Colisée, la soirée théâtrale organisée à cette occasion, draina un public nombreux qui, à sa sortie de la salle, passa encore quelque temps à profiter d'une brève balade nocturne ou d'une pause-café (thé, glace ou crêpe) avant de regagner le foyer. Dans les quelques restaurants restés ouverts jusqu'après minuit, on célébra comme on put l'avènement de 2011. La plupart des grands hôtels du centre de Tunis accueillirent également beaucoup de monde tout comme les terrasses des cafés qui à leur tour veillèrent assez tard. Le gérant de l'un de ces cafés nous confia que les recettes de sa soirée furent exceptionnelles : « Les autres jours, je réalise mes meilleurs gains entre 16 heures et 21 heures. Aujourd'hui, la tendance a basculé en faveur de la séance nocturne. C'est pour cette raison que le local restera ouvert jusqu'après minuit, surtout que ma clientèle est jeune. » A une heure du matin, ce café et deux autres servaient encore leurs clients qui ne semblaient pas du tout pressés de rentrer. Quant aux noceurs qui avaient déjà dépensé tout l'argent du Réveillon, ils décidèrent de passer le reste de leur veillée à sillonner de long en large l'Avenue (sans doute) la plus animée du pays ce soir du 31 décembre 2010 !
Jeunes, jeunes, jeunes !
Vendredi soir, au cœur de la capitale comme dans ses quartiers, l'ambiance était jeune à plus de 90 %. Les promeneurs, les attablés aux terrasses des cafés de l'avenue et dans ses restaurants et gargotes, les clients qui se bousculaient aux portes des modestes boîtes de nuit du centre-ville, les passagers du métro de 22 et de 23 heures, les derniers joueurs de cartes dans les quartiers populaires et les veilleurs invétérés qui passèrent une nuit blanche à travers rues et ruelles, avaient dans leur immense majorité entre 18 et 30 ans. Ils étaient en couples, en groupes mixtes ou de sexe unique et rarement en famille. L'ambiance de la ville était nettement marquée par leur présence même si l'on n'enregistra pratiquement aucun excès ni débordement : pas vraiment de chahut, mais beaucoup de mouvement et de gaîté. A minuit pile et aux premières minutes de la nouvelle année, on les entendait qui chantaient, sifflaient, lançaient des youyous ou bien carillonnaient avec les klaxons de voitures. Celles-ci émettaient des airs très branchés qui faisaient danser leurs occupants et quelques piétons frustrés de rythmes et de déhanchements. Mais pour ne rien exagérer, l'Avenue Habib Bourguiba restait relativement calme. Les vraies soirées folles et dansantes se tenaient dans les discothèques du coin. Les trois boîtes où nous nous rendîmes étaient pleines à craquer bien avant minuit : on s'y défoulait de toutes les manières possibles le plus souvent en compagnie d'amis et de compagnes autour de tables bien garnies. Une chanteuse séduisante ou un virevoltant DJ se chargeaient de chauffer un peu plus ce public bien emballé tandis que de vigoureux portiers veillaient à ce que les esprits ne s'échauffent pas outre mesure !
Brassage et embrassades
Le Centre-ville accueillit beaucoup de fêtards tunisiens, le soir du Réveillon ; mais nous croisâmes de nombreux étrangers sur la grande Avenue. Une famille d'Espagnols était là à attendre que l'horloge géante affiche minuit : « Belle soirée chez vous, mais l'ambiance est trop calme par rapport à celle qui règne en ce moment dans les capitales européennes. C'est tant mieux parce que nous sommes très fatigués après la tournée de dix jours qui nous a menés jusqu'au Sud tunisien. Après la séquence photos aux pieds de l'horloge, nous rentrerons immédiatement à l'Hôtel ! ». De jeunes étudiants ivoiriens étaient non loin de là attablés autour de boissons et de gâteaux : « Chez nous, à la Saint-Sylvestre, la fête bat son plein. Le réveillon est sacré là-bas et nous avons le mal du pays en ce moment. Nous sommes en Tunisie depuis seulement quelques mois et l'ambiance festive ivoirienne nous manque affreusement. Ici, sur cette avenue, ce n'est pas comme dans les hôtels de la banlieue. Trop calme à notre goût ! ». Cette atmosphère paisible ne déplaît pourtant pas à trois jeunes algériens rencontrés à quelques mètres de ce groupe africain : « En effet, c'est l'ambiance que nous privilégions ; nous ne sommes pas du genre à chercher les soirées bruyantes. Sans ce calme, nous n'aurions pas savouré la poésie et le charme de l'instant où nous immortalisions la première minute de 2011 devant votre horloge». Autour de nous, à minuit cinq, un premier cortège de voitures algériennes, libyennes et françaises commença à fêter la nouvelle année. Des taxistes tunisiens leur emboîtèrent le pas. Ensuite, ce fut le tour d'un deuxième, puis d'un troisième et d'un quatrième défilé de véhicules qui animèrent et illuminèrent aussi joyeusement le rond-point et les deux voies de l'Avenue. On se congratula, on s'embrassa et l'on chanta à l'unisson des airs maghrébins, africains ou européens mais à aucun moment, l'ambiance ne dégénéra en délire de foule indisciplinée.
La star du Réveillon
L'horloge géante de l'Avenue Bourguiba fut incontestablement l'Etoile de la soirée. Dès 23 heures trente, on commença à s'agglutiner autour du bassin qu'elle surplombe. Il n'y avait pas que des touristes qui, appareils photos et portables à la main, attendaient fébrilement l'instant magique où les deux aiguilles de ce monument se superposent au niveau de l'heure H. Des familles tunisiennes participaient à la «cérémonie» et prenaient autant de clichés qu'ils pouvaient de l'avènement de 2011.


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