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Le testament d'un homme trahi par ses alliés !
Mahmoud Abbès « Abou Mazen »
Publié dans Le Temps le 25 - 09 - 2011

Par Khaled GUEZMIR - Mahmoud Abbès, de son nom de guerre « Abou Mazen », en allant à l'ONU pour demander la reconnaissance de l'Etat palestinien sur les frontières de 1967, il faut bien le préciser, vient d'écrire son testament politique dont nous retiendrons les points suivants :
D'abord, il reconnaît l'échec des négociations avec Israël et ses gouvernements toutes tendances confondues, qu'il s'agisse de la gauche, de Shimon Pérès et Ehud Barack, ou de la droite et du centre, de Benyamin Netanyahu et de Tzipi Livni.
Son pari sur la paix négociée, dont il a fait une stratégie au prix de concessions énormes et douloureuses, qui lui ont valu même des menaces de mort de la part des siens, et qui ont été faites sous la pression des Etats-Unis d'Amérique et de l'Union Européenne, a montré ses limites réelles aux conséquences implacables.
Toute la stratégie d'Israël et de l'Amérique a été de gagner du temps, élargir et étendre les colonies et s'approprier Jérusalem.
Même l'évacuation de « Gaza » par Ariel Sharon n'était qu'un leurre. En fait, l'objectif du Bulldozer, éleveur de cochons, était de tout rabattre sur la Cisjordanie et Jérusalem.
Mahmoud Abbès a compris après plus de quinze ans de loyaux services à l'Occident pro-israélien, auquel il a tout donné, que les promesses et la parole donnée ou ce que les historiens du Droit international public appelaient, jadis, « La Pacta sunt servanda » n'étaient, en fait, qu'une ruse de guerre pour s'approprier l'ensemble de la Palestine conformément au rêve sioniste de Théodor Herzl.
Donc, premier chapitre du testament, un constat amer d'échec et de regrets d'avoir été floué et trahi par toutes ces personnalités aux allures impériales et qui ont décidé, aujourd'hui, de la lâcher comme un citron pressé après en avoir récolté le jus.
Deuxième point, c'est sa décision de revenir au Droit international pour réclamer une reconnaissance de ce qui reste de la Palestine, aux mains de ses habitants et propriétaires depuis des siècles. Mais, là encore, il y va avec l'hésitation et la fatigue du guerrier qui aspire à réparer ce qui reste de son image avant l'éclipse et le repos bien « mérités » !
Mahmoud Abbès qui n'a pas lu Machiavel et qui a cru à l'honneur des hommes de pouvoirs et des super-puissants de ce monde, tente ainsi de sauver son honneur.
Mais, comme le dirait le grand Bourguiba, c'est trop tard et trop peu !
Trop tard, parce que les colons israéliens ont avalé plus du tiers de la Cisjordanie. Et Jérusalem est judaïsée à plus de 80% et n'était-ce le dôme de Omar et la Mosquée d'El Aqsa il y a longtemps qu'elle aurait disparu de la carte comme première « Kibla » de l'Islam et gardienne de sa gloire, même du temps des puissants croisés de Richard Cœur de Lion.
Trop peu parce que M.Abbès se trompe, encore une fois, de stratège et de tactique : En demandant le minimum, à savoir, les territoires occupés en 1967, il n'aura que des miettes, au cas où M. Obama et Mme Clinton voudraient bien se souvenir de leurs promesses jetées depuis bien longtemps aux oubliettes. M. Abbès n'avait même pas besoin de demander une reconnaissance « nouvelle » de l'ONU, parce qu'elle existe de fait par l'acte de partage de l'Assemblée générale de l'ONU du 29 novembre 1947 et qui a donné naissance à l'Etat d'Israël le 14 mai 1948. Il aurait dû et depuis longtemps, déclarer l'indépendance de l'Etat palestinien, tout court.
M.Mahmoud Abbès enfonce, donc, une porte largement ouverte par le Droit international public parce que tout simplement, sa politique a mené à ce désastre qui fait que la communauté internationale feint d'ignorer, aujourd'hui, cette résolution de 1947. En quelque sorte, le projet initial des deux Etats égaux, imposé par l'ONU est charrié tel une boue par le torrent de la réalité nouvelle imposée aux Palestiniens par Israël et ses protecteurs américains.
Nous sommes, en fait, dans une situation comparable à celle du Protectorat français en Tunisie, entre 1881 et 1934, où les élites tunisiennes étaient acculées à demander au Résident général français de leur permettre d'accéder à parité égale, à la fonction publique – tenez-vous bien – « tunisienne » !
Dramatique, n'est-ce pas ! M. Abbès est un peu au stade de l'étape du mouvement national tunisien avant Bourguiba et Algérien, avant 1954, quand les élites de nos pays demandaient l'aumône à la France pour leur donner des miettes dans leurs propres pays !
Enfin, dernière conclusion du testament : « Les audacieux ont la jouissance » et pour l'histoire, ce sont les Israéliens qui ont été les plus audacieux et les plus malins ! Il reste aux Palestiniens, aux Arabes et aux Musulmans de reprendre leur destin en main, de ne plus croire aux paroles même « données » par les Empereurs de ce monde et de reprendre leur moitié de la Palestine et de Jérusalem mètre par mètre, pouce par pouce, comme l'ont fait les Israéliens.
Cela prendra du temps… beaucoup de temps mais l'audace et la persévérance peuvent donner à réfléchir aux adversaires d'en face ! Qui sait.. ils comprendront, peut-être bien, un jour, qu'ils ont raté ce 23 septembre 2011, une occasion en or, de réparer tous les grands dommages qu'ils ont fait à Abbès Abou Mazen et de reconnaître son mini-Etat !


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