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La «dette écologique» des pays se creuse et avec elle les inégalités économiques
Publié dans Le Temps le 20 - 08 - 2014

La date de surconsommation des ressources naturelles de la planète intervient de plus en plus tôt.
Mauvaise nouvelle pour la planète. A compter d'aujourd'hui et jusqu'à la fin de cette année, l'humanité va vivre à crédit sur son stock de ressources naturelles renouvelables. Ce mardi 19 août 2014 marque en effet le moment à compter duquel sa consommation dépasse toute cette offre disponible sur un an.
Une « dette écologique » qui ne cesse de s'alourdir. En 2000, cet indicateur créé par l'organisation non gouvernementale (ONG) Global Footprint Network (GFN) s'était allumé un 1ernovembre, soit au bout de 11 mois. Il n'en faut même plus huit aujourd'hui pour que « l'empreinte écologique » laissée par l'homme dépasse la biocapacité de la planète, en clair le potentiel dont dispose chaque pays pour reconstituer ses stocks de ressources, exprimés en hectares globaux (hag) par GFN. D'excédentaire qu'elle était encore en 1961 avec un quart de ses réserves encore non consommées, la terre est devenu déficitaire au-début des années 70. « Au lieu de vivre strictement des « intérêts » du capital naturel, l'humanité à commencé à puiser dans ce capital », explique Mathis Wackernagel, le fondateur de cette ONG et co-créateur du modèle de calcul de l'empreinte écologique. Ce basculement coïncide avec la croissance économique et démographique de la planète. Aujourd'hui, les besoins de l'humanité dépassent de 50 % les réserves de ressources renouvelables disponible, notamment pour l'alimentation ou encore le textile. Dit autrement, il faut aujourd'hui 1,5 terre pour répondre aux besoins d'une population croissante. Mais le plus difficile est à venir. Selon les calculs de GFN, bâtis sur des estimations de consommation énergétique et alimentaire adossées à une croissance démographique modérée, l'empreinte écologique de la planète dépassera de 200 % sa biocapacité avant 2050.
Un nouveau risque de stress économique
D'ores et déjà 86 % des Terriens ont commencé à manger leur pain blanc. Leur empreinte écologique est supérieure à ce que leur propre écosystème est en mesure de générer chaque année. Les pays à faible revenu par habitant et écologiquement déficitaires, comme l'Inde et Haïti, sont extrêmement vulnérables. Or ceux-ci abritent près des trois-quarts de la population mondiale. Beaucoup de pays riches font également partie des « débiteurs ». Le Japon aurait ainsi besoin de 7 fois plus d'hectares globaux (hag) qu'il n'en compte aujourd'hui pour satisfaire sa consommation actuelle. A Singapour, au Qatar et en Arabie Saoudite, l'écart est quasi abyssal. Quant à la France, ses réserves devraient être 1,7 plus élevées. En situation de déficit écologique, ces pays développés s'en sortent encore très bien. Leurs revenus leur permettent en effet de combler leur handicap. Mais à long terme cependant, leur dépendance à l'égard de ressources naturelles en grande partie importées peut devenir une source de stress économique. Car la demande mondiale augmente et, avec elle, les prix. A contrario, les pays qui ne tirent pas sur la corde se font rares. On les trouve plutôt en Afrique, en Asie, dans une partie de l'Europe du Nord (Suède, pays baltes). L'Australie et le Brésil eux-aussi sont excédentaires. Au final, seulement 14 % de la population mondiale vit dans des pays sont la biocapacité dépasse l'empreinte écologique. « Pour eux, le principal défi est de gérer leurs atouts naturels comme d'importantes sources de richesse », estime l'ONG. « Ils doivent être attentivement préservées et cultivées sur le long terme, plutôt que comme des trésors monnayables à court terme ».


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