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Les hôteliers rompent le silence et décident de ne plus payer leurs redevances municipales !
Publié dans Le Temps le 11 - 09 - 2014

« Les ordures débordent et pourrissent l'Ile sans qu'on puisse les enlever ni administrer le traitement adéquat. Cette situation nous inquiète. Elle ne provoque ni émoi, ni prise de conscience, à l'image des campagnes de dératisation qui se raréfient, ou des camions antimoustiques qui ne circulent plus, seuls les citoyens, frappés de plein fouet, broient leur pain noir en cette période estivale. Les services municipaux sont dépassés », avoue René Trabelsi Vice –Président de la Fédération régionale de l'hôtellerie.
L'état de l'environnement est déjà une réalité accablante qui ronge et préoccupe Djerba, menaçant non seulement la qualité de vie, mais également les habitants eux-mêmes. Comment en est-on arrivé là ? Les responsabilités sont partagées, si l'on s'en réfère à l'article, qui brosse un noir tableau de l'état des rues, d'artères et de l'île croupissant sous la saleté épaisse qui envahit et détruit tout sur son passage. Les bennes à ordures débordent et les déchets s'accumulent des semaines durant, avant que les services d'hygiène ne daignent réagir et vider les poubelles.
Les citoyens n'ont pas de choix jettent leurs ordures n'importe où. Les ruelles de Houmt Souk, Guellala, Midoun sont pleines d'emballages et de détritus. La situation ne s'est pas améliorée depuis belle lurette. Les failles sont nombreuses, et en premier lieu du côté de l'administration qui ne fait rien pour mettre de l'ordre dans la maison. Ce qui explique la colère des hôteliers :
« Les ordures débordent et pourrissent l'Ile sans qu'on puisse les enlever ni administrer le traitement adéquat. Cette situation nous inquiète. Elle ne provoque ni émoi, ni prise de conscience, à l'image des campagnes de dératisation qui se raréfient, ou des camions antimoustiques qui ne circulent plus, seuls les citoyens, frappés de plein fouet, broient leur pain noir en cette période estivale. Les services municipaux sont dépassés », avoue René Trabelsi Vice –Président de la Fédération régionale de l'hôtellerie.
Furieux, René insiste en montrant du doigt les ordures entassées le long des axes routiers. Et d'ajouter : «Je nettoie tous les jours mon secteur mais rien n'y fait, au bout de quelques heures ce bout de trottoir se remplit de détritus. J'étais obligé de louer les services d'un privé pour nettoyer mon quartier Erriadh, un village investi par des artistes venus du monde entier. J'ai dépensé de l'argent pour permettre aux touristes de se rendre dans ce musée à ciel ouvert. J'ai contacté les autorités et personne n'a intervenu pour nous débarrasser de ces montagnes de saletés ». Un autre habitué du quartier Midoun, est exaspéré : « La situation est devenue catastrophique voire chaotique. L'Etat est démissionnaire et aucune solution pour mettre fin à ce désordre .Quoi que tu fasses, c'est l'impasse. Les habitants des différentes localités de l'île et des habitations éloignées des zones urbaines se sont trouvés contraints de brûler terre et les poubelles débordent.
Aux quatre coins de l'Ile, le constat nauséabond est le même. « Djerba est sale » nous dit Caroline de Lyon. « On ne peut pas tolérer ces poubelles anarchiques .Les ordures s'approprient presque tous les lieux. Dans les jardins publics et les gares, dans les cités et sur les trottoirs, les ordures traînent en saletés dans cette Ile qui ne fait plus rêver ! »
S'agit-il d'un sabotage contre cette Ile ? Qui a intérêt dans le pourrissement de cette situation? Pourquoi les autorités et les responsables ne bougent pas? Où sont les partis politiques et les députés ? Qui est derrière cette catastrophe écologique ? « Qui veut nuire à notre Ile ? » s'interroge René Trabelsi qui demande à ne pas instrumentaliser ce dossier tout en appelant les autorités à saisir le taureau par les cornes, à travers une stratégie de sauvegarde de l'environnement, et contre la pollution et la saleté.
Le même décor toujours !
La saleté dans nos rues fait partie du décor. Les semaines passent et les déchets continuent de s'amonceler sans que le changement soit visible. Pourtant explique René tous les hôteliers payent leurs taxes soit 900 mille dinars. Le résultat : aucun effort pour enlever nos ordures. C'est pour quoi nous ne comptons plus payer cette taxe pour une prestation non fournie ! Nous allons déposer les montants exigés dans un fonds spécial en attendant une réaction positive de la part des municipalités. Volonté politique réelle ou énième effet d'annonce ? Pour beaucoup, la question reste encore posée. Et bien d'autres encore. A en croire les déclarations officielles, l'opération d'embellissement de l'Ile tarde à démarrer. Les décharges qui devront contenir ces saletés sont à quelques pas de l'Ile.
Certains habitants de l'Ile ont du mal avec l'ordre et la préservation de l'espace public. Les cités de Djerba sont touchées depuis plusieurs mois par une saleté démesurée. Des amas de déchets jonchent les trottoirs, les ordures sont balancées dans des décharges sauvages, des jardins publics, les plages,...C'est la démission. Cette situation préoccupante devient une priorité du gouvernement. L'Ile attend une réaction immédiate « Elle est là affirme René Trabelsi « il suffit d'aménager quelques décharges et le problème sera résolu. Djerba appartient à tous les Tunisiens. Alors pourquoi ce laisser aller ! » disait Mireille une amoureuse de l'Ile « On dépense beaucoup d'argent pour faire venir les touristes qui ne veulent plus sortir en ville ou faire des excursions dans l'île des Lotophages. Ils ne cessent d'exprimer leur déception d'être venus passer leurs vacances en Tunisie. «L'île est devenue une poubelle à ciel ouvert. Nous sommes mobilisés et nous n'avons plus droit au silence», explique Dr Riadh Barouni, un enfant passionné de l'île dans son réseau social tout en se demandant qui est derrière ce massacre? C'est l'impasse et tous les habitants de l'Ile continuent à côtoyer les montagnes d'ordures et à inhaler les odeurs nauséabondes sinon la fumée nocive des détritus brûlés, ils peuvent encore attendre et se convaincre qu'ils n'ont droit en revanche qu'à espérer !


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