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La monétique en Tunisie est-ce le bout du tunnel ?
Publié dans L'expert le 27 - 03 - 2014

La définition du mot « monétique » et de son périmètre est encore ambiguité. Cette ambigüité réside dans la limitation des domaines car la liste des services et de ses applications n'est pas exhaustive aujourd'hui. Certains la définissent ainsi : « La monétique est l'ensemble des technologies mises en œuvre pour l'utilisation des cartes bancaires. Elle permet les échanges d'argent de manière dématérialisée. En Tunisie, la monétique s'est limitée à l'usage de la carte bancaire qui reste, quant à lui, assez limité dans notre pays malgré les efforts fournis. Nous n'avons pas encore le réflexe d'utiliser la carte de paiement monétique dans d'autres usages que celui du retrait d'espèces.
Avant la création des premières cartes de paiement, la majorité de la population gardait leurs fonds sur eux ou à leur domicile. Or, ces sommes physiques pouvaient être volées et les victimes n'étaient pas remboursées par un organisme financier. Ainsi, la réalisation d'achats n'était pas sans risque pour l'intégrité de la personne et de ses économies.
De plus, si à un moment, un individu voulait effectuer un achat, il devait avoir la somme du montant de la transaction pour qu'elle puisse être effective, les transactions n'étaient pas aisées.
Aujourd'hui, la monétique permet de contrer ces risques grâce à la dématérialisation des moyens de paiement. Elle permet de sécuriser les transactions. En effet, l'utilisation d'une carte signifie la saisie d'un code identifiant, le code pin. Sans ce code, la carte est inutilisable dans la vente de proximité. Si toutefois, la carte est dupliquée et utilisée d'une manière frauduleuse, les victimes sont assurées et seront remboursées.
En outre, quiconque possède une carte de paiement peut effectuer un achat sans avoir à posséder la somme exacte de la transaction sur lui d'une manière physique. La monétique facilite ainsi les transactions bancaires.
Monétique et transactions bancaires : les enjeux
Le plus répandu des modes de paiement par Internet reste le paiement direct par carte bancaire. Le terminal de l'acheteur sert alors de facto de lecteur. Le procédé est des plus simples ; l'acheteur connecté est au site du vendeur et communique à la banque de ce dernier ses coordonnées bancaires via un formulaire virtuel.
Le rôle de l'administration publique a beaucoup de travail à faire dans l'instauration de la culture monétique au niveau de la population bancarisée dans notre pays. Les activités monétiques occupent une place de plus en plus grandissante du fait même que les activités principales des banques se rapportent au paiement. Le nombre de porteurs de cartes a considérablement augmenté ces dernières années. La Tunisie a d'ailleurs été classée, dans le dernier rapport des Nations Unies sur les services bancaires, première à l'échelle maghrébine et parmi les meilleures places africaines dans le domaine de la bancarisation de l'économie, ce qui dénote de l'importance de la population titulaire d'un compte bancaire.
Nous ne devons pas négligé l'effort déployé, toutes ces années, par Monetique-Tunisie qui n'a cessé de s'affirmer comme un leader du secteur NTIC en Tunisie, au Maghreb (Algérie, Libye) et en Afrique (Mauritanie, Rwanda), démontrant une fiabilité remarquable dans l'exploitation de flux transactionnels en croissance
Forte de ses performances, Monetique-Tunisie a su gagner la confiance de partenaires « références » dans le domaine monétique : Visa, Mastercard, American express, Diners Club et JCB et s'imposer progressivement comme la « gateway » monétique incontournable au Maghreb.
Cependant, le Tunisien n'a pas entièrement confiance en la monétique surtout en matière de transaction bancaire pour les opérations de fraude par contrefaçon à la carte bancaire réalisée sur des opérations de retrait d'argent de distributeurs de billets telles que celle rapportée par le journal « AfricanManager » daté du 24 décembre 2012 indiquant que ce sont près de 280 000 cartes bancaires concernées. La fraude ne toucherait, pour le moment, qu'une trentaine de comptes de particuliers pour des opérations réalisées dans les villes de « Raoued », « Riadh », « Andalous », « Ariana » et « La Marsa », mais elle risque de s'étendre aux villes de « Al Manar » et de « El Menzah ». En réaction à la fraude, « Tunisie Monétique » a équipé les distributeurs de billets touchés par cette fraude, de caméras de surveillance.
Concernant la question sur les types de fraude, une distinction reposant sur le critère du mode d'utilisation de la carte s'impose, faisant ressortir ainsi les paiements de proximité (de contact) et les paiements à distance (achat par téléphone ou via Internet).
. Les paiements de proximité : c'est à dire requérant la présence physique de la carte, ce qui engendre deux types de fraude :
– La fraude par contrefaçon ou falsifications des cartes.
– L'utilisation frauduleuse de cartes volées ou perdues.
Ces types de fraude se manifestent d'autant plus dans les cas où le fraudeur réussit à se procurer le code confidentiel en même temps que la carte ou encore lors des paiements à l'étranger du fait de l'absence du code confidentiel.
Cependant, cette dernière éventualité devient de plus en plus repérable car les procédures de paiement à l'étranger sont en train de s'accompagner progressivement de dispositions pour déjouer les tentatives (autorisations, contrôles d'identité, …)
. Les paiements à distance : c'est à dire sans présentation physique de la carte, mais avec simple communication du numéro de la carte et de sa date de validité, des informations qu'il n'est guère compliqué de « pirater », particulièrement sur les factures laissées chez les commerçants.
A ce sujet, les banques sont en train de développer des systèmes sécurisant ce type de transactions, mais comme pour toute modification, il faudra un certain temps pour mettre à jour les logiciels des terminaux de leurs clients commerçants.
La prévention
La prévention contre les risques de fraude regroupe deux types de mesures :
. La sécurisation de la carte : qui passe d'abord par l'adoption de dispositifs permettant de parer aux risques de contrefaçon ou de falsification du support. Ces dispositifs ont dû se renforcer au fur et à mesure des progrès de « l'ingéniosité » déployée par les fraudeurs pour rendre inefficaces les mesures de sécurité mises en place par les émetteurs.
C'est ainsi qu'au fil du temps, la simple signature du titulaire sur la carte a été complétée par l'introduction d'inscriptions lisibles seulement sous lampe de Hood (tout comme pour les billets de banque), puis d'un hologramme (technique dont la production est assez bien contrôlée) et dans certains pays, de la photographie du titulaire de la carte (Etats – Unis et Canada).
De même, les pistes magnétiques ont fait l'objet d'améliorations destinées à empêcher la recopie de leur contenu sur des supports contrefaits, falsifiés ou vierges.
Par ailleurs, l'inclusion d'un microprocesseur (embarqué sur une puce électronique) dans les cartes bancaires permet de gérer de façon quasi-inviolable, les éléments de personnalisation, d'authentification et d'identification du porteur tout en offrant les possibilités d'y embarquer diverses applications telles que les porte-monnaie électroniques, des procédés de gestion telles que les pistes d'audit, de nouvelles techniques de fidélisation du client, …
. La sécurisation du déroulement des transactions : qui passe, quant, à elle, par deux types de procédures :
Le contrôle du code confidentiel, sans lequel une transaction ne peut être réalisée (mis à part les paiements effectués à l'étranger). Cette procédure est liée directement à la présence de la puce électronique dont le microprocesseur effectue les contrôles nécessaires pour donner le « feu vert » au terminal afin de conclure une transaction de paiement.
La connexion du terminal de paiement avec le serveur de la banque émettrice, afin d'en requérir l'autorisation de paiement. Elle permet de contrôler que la carte n'a pas été mise en opposition par le client suite à un incident de perte ou de vol, ou bien par la banque elle-même en cas de non- respect du contrat porteur par le client ou en cas d'utilisation abusive.
Notons toutefois que cette connexion n'est pas systématique, mais relève principalement du type de la carte (cartes de crédit ou cartes à autorisation systématique) et du montant de la transaction en fonction des modalités chargées sur le terminal de paiement (seuil et critères d'appel).
La détection
Le « risque zéro » étant impossible, et des « maillons faibles » subsistant dans le système (notamment pour les transactions à l'étranger et les transactions off-line), les mesures de prévention doivent être complétées par la mise en place d'outils de détection de façon à « limiter les dégâts » liés à une tentative de fraude ou à une fraude avérée. Ces outils passent en général par des logiciels d'analyse comportementale performants, dont la mise en œuvre suppose des réactions rapides et efficaces de la part des contrôleurs quant aux transactions délictueuses constatées.
C'est pour cette raison que la garantie de paiement accordée au commerçant lui impose de remettre les transactions en recouvrement auprès de sa banque, par présentation des factures ou via le terminal de paiement, dans un délai limité (en général sept jours, délai largement suffisant étant donné que les transactions sont, dans la plus part des cas, télécollectées quotidiennement).
La confiance accordée par les consommateurs dans l'utilisation d'un moyen de paiement, nécessite de la part des banques et de ses fournisseurs, de les informer lorsqu'une fraude de grande ampleur survient, et c'est le cas actuellement en Tunisie. Puis il faut prendre parallèlement, des mesures de lutte contre la fraude afin de l'éradiquer dans les meilleurs délais mais aussi de rembourser les victimes concernées. C'est le prix du rétablissement de la confiance. A défaut, le consommateur risque de préférer un autre moyen de paiement plus sécurisé lors de ses achats à venir.


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