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Analyse de l'Expert
Publié dans L'expert le 21 - 04 - 2009

La crise financière mondiale a pris tous les décideurs et les gouvernements au dépourvu. On ne s'attendait pas à une telle ampleur et une « contamination » aussi importante de l'économie réelle.
Dans un regain d'interventionnisme étatique, laissé depuis longtemps, tous les gouvernements ont décidé de mettre la main dans la poche pour aider une économie qui risque de s'effondrer. Plusieurs milliards de dollars ont été débloqués d'urgence pour venir en aide aux banques défaillantes, et pour absorber les titres toxiques qui circulent sur le marché. L'objectif étant de maintenir la confiance dans le système. Vient ensuite le tour de l'économie réelle, avec des secteurs qui ont été largement touché tel que le secteur automobile ou l'immobilier. Des aides, et des crédits ont été aussi débloqués pour limiter les plans de licenciement et les annonces de faillites, ainsi que les manifestations dans la rue. Après des mois et des milliards, qu'en est il de la situation de l'économie mondiale ? Les plans de relance ont il porté leurs fruits ? Que faut il encore faire ? Analyse de l'Expert.

Des milliards comme de la pluie :
En entendant les sommes astronomiques, contenues dans les plans de relance économique annoncés par les différents pays développés, on se demandait : mais ou était caché cet argent ? Pourquoi on n'a pas vu le 1/100 de ces sommes en cas de catastrophes naturelles, de famines, d'inondations, de lutte contre la pauvreté,…..L'argent n'a pas de morale. On ne peut pas s'empêcher de poser la question suivante : ou est passé l'argent perdu ? L'ampleur de la crise financière et économique mondiale était aussi important, que les états étaient obligés à augmenter considérablement leur déficits pour venir en aide au système. Le chiffre global des différents plans de relance s'élève à 2800 milliards de dollars.
Pour rapprocher l'image, ce montant équivaut à 72 fois le PIB de la Tunisie au prix courant en 2008, et 215 fois le budget de la Tunisie durant la même année.
Voici les principaux plans de relance présentés par les pays développés au cours des 7 derniers mois :
La Russie : Les mesures prises par le gouvernement russe ont concerné la consommation et l'investissement et ont été consacré au secteur de la construction, aux aides régionales et aux indemnisations chômage, pour un montant total de 19 milliards de dollars, soit 1,08% du PIB russe. Selon des déclarations officielles, les dépenses de la Russie face à la crise, en incluant les aides aux banques, ont atteint 200 milliards de dollars.
Le Royaume-Uni : Le Royaume-Uni a privilégié la relance de la consommation plutôt que l'investissement. Ainsi, sur les 21,5 milliards d'euros, 19 milliards sont consacrés à la consommation et 2,5 milliards à l'investissement. L'une des mesures importantes prises par le gouvernement britannique est sans doute la baisse de la TVA, de 17,5% à 15%.
La France : Le plan de relance français a quant à lui coûté 26 milliards d'euros, répartis comme suit : 11,5 milliards d'euros de remboursements anticipés aux entreprises, 10,5 milliards d'euros consacré à différents programmes d'infrastructures publiques. Rappelons que le gouvernement français a aussi annoncé la création d'un fonds d'investissement de 20 milliards d'euros.
L'Italie : Le plan de relance italien était réparti sur plusieurs compartiments et selon la conjoncture. Au tout début de la crise, le gouvernement a débloqué 5 milliards d'euros destinés aux familles et aux entreprises, et puis 2 milliards d'euros au soutien du secteur automobile, 9 milliards pour l'indemnisation des chômeurs et 17,8 milliards consacrés au financement de grands travaux.
L'Espagne : L'Espagne a réalisé deux plans de relance : Un premier de 18 milliards d'euros, un second de 11 milliards, soit un total de 29 milliards d'euros soit 2,52% d'un PIB 2008.
L'Allemagne : Le coût global du plan de relance allemand est évalué à 81 milliards d'euros. On compte dans ce plan 18 milliards de baisses d'impôts pour les particuliers et pour les entreprises, 17 milliards d'euros pour des investissements d'infrastructure ainsi que diverses aides à la consommation comme une prime à la casse et une prime aux familles.
Les Etats-Unis : On compte deux plans de relance l'un de 152 milliards de dollars (appelé plan Paulson) sous l'ère Bush, et un autre de 787 milliards de dollars sous l'ère Obama. Le Total s'élève à 939 milliards de dollars. Le plan Obama comprend 500 milliards de dollars de dépenses et 287 milliards d'allègements fiscaux.
Le Japon : Le total du plan de relance japonais s'est élevé à 524 milliards de dollars débloqués en plusieurs phases : 18 milliards de dollars comme premier plan, 273 milliards en Octobre et 233 milliards de dollars en Décembre dernier.
La Chine: Le plan de relance chinois était le plus important de la zone asiatique, et a atteint 586 milliards de dollars, soit 13,88 % de son PIB. Les sommes débloqués ont été destinées à la relance de la demande intérieure, aux investissements dans les infrastructures, à la réforme du système de protection sociale ainsi qu'à une augmentation des prêts aux petites et moyennes entreprises.

Des plans et pas de relance :
Selon les analyses de perspectives économique du Fonds Monétaire International, qui évalue le coût budgétaire des plans annoncés par les pays du G 20 à 1,5 % de leur PIB, en moyenne, en 2009 ; on estime que leur impact permettrait d'obtenir 0,5 à 1,25 point de croissance pour l'ensemble de ces pays. Selon le FMI la croissance de l'économie mondiale sera de 0,5 % en 2009, avec une croissance négative de 2% dans les pays développés et une croissance positive de 3.3% dans les pays en développement. Ces estimations ne concordent pas avec une réalité économique de plus en plus sombre. En effet, il ne passe pas un jour sans entendre des licenciements en masse dans des groupes et des multinationales. Des géants de l'industrie mondiale qui annoncent leurs faillites. Des manifestations dans la rue pour revendiquer contre la fermeture d'une usine. Rien que la semaine dernière deux banques américaines ont annoncé leurs faillites, ce qui porte le doute sur l'efficacité des fonds débloqués pour le système bancaire américain. Les bilans des grands groupes mondiaux pour l'année 2008 sont en majorité dans le rouge. Les signes des limites des plans de relance sont palpables : les marchés sont encore perturbés, et l'impact social de la crise économique se fait sentir clairement dans les pays développés surtout.
Les plans de relance ont surtout réussi à éviter l'effondrement de tout un système monétaire et financier dont les conséquences seront plus dramatiques. Ils ont aussi réussi à maintenir une certaine confiance des investisseurs dans l'économie mondiale.
Dans les dernières analyses de l'OCDE, on affirme que « les plans de relance commencent à porter leurs fruits, de manière très nette en Chine, plus timidement aux Etats-Unis » Selon le secrétaire général de cette institution « la croissance chinoise au premier trimestre, 6,1% en rythme annualisé, montrait que les mesures budgétaires et la hausse du crédit représentaient environ la moitié du volume de la baisse des exportations ».
Plusieurs mesures qui ont été prises dans le cadre des plans de relance auront des effets à long terme, mais certains évènements n'attendent pas. La grogne sociale se radicalise dans différents pays : elle s'est affirmée au cours du sommet du G20 et celui de l'OTAN à Strasbourg.
Faut il encore attendre ? Apparemment c'est le cas. Les analystes tablent sur une reprise en 2010, mais le FMI a estimé que les crises financières suivies de crises économiques risquent de durer plus longtemps que prévu.
Les pays en développement qui sont économiquement liés aux pays développés suivent avec attentisme le déroulement de la crise et espèrent que les plans adoptés apportent leurs fruits pour qu'ils ne sombrent pas dans la récession, qui a un coup social encore plus important pour eux.
Malgré l'importance des sommes des plans de relance, il est encore difficile de crier victoire et d'annoncer le sauvetage d'une économie mondiale qui s'effondre. Les gouvernements n'ont réussi qu'à colmater les brèches pour que le bateau ne coule pas. Reste à faire tourner la machine encore une fois, et naviguer jusqu'au port. Espérons que ce ne sera pas pour longtemps. Croisons les doigts.


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