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Quand les banques ne prêtent pas qu'aux riches
Publié dans L'expert le 14 - 05 - 2010

Plus connu pour aider les populations dans les pays en voie de développement, le microcrédit existe aussi dans les pays riches, et s'inscrit dans une sphère plus complète qui comprend d'autres outils financiers tels que l'épargne, la micro-assurance, et d'autres produits formant la micro finance
C'est en 1974 au Bengladesh, que Muhammad Yunus, lors d'une séance de travaux pratiques, s'est rendu compte de l'absence de moyens financiers pour les petits artisans. En effet, les banques refusaient de leur prêter de l'argent jugeant les montants trop faibles et estimant qu'ils étaient insolvables.

C'est ainsi que Muhammad Yunus décida de leur prêter les sommes nécessaires. Ce prêt leur permit de développer leur activité, créer de l'emploi, rendre leur activité autonome et rembourser intégralement Muhammad Yunus. C'est ainsi qu'il eut l'idée de proposer de tels prêts à une échelle internationale.

Muhammad Yunus a également fondé la Grameen Bank, première banque de microcrédits, en 1983. La Grameen Bank est détenue principalement par des emprunteurs pauvres eux-mêmes. Remarquons aussi que la plupart des actionnaires sont des femmes. Depuis sa création, la banque a accordé des microcrédits pour 4,3 milliards d'euros.

Le 14 novembre 2006, le prix Nobel de la paix lui a été, d'ailleurs, attribué pour sa contribution à la lutte contre la pauvreté dans le monde.

Une définition…
Les microcrédits se définissent comme l'attribution de prêts de faible montant à des entrepreneurs ou à des artisans qui, vu leurs revenus modestes, sont exclus du secteur financier formel.

Pour obtenir un microcrédit, il faut premièrement démarrer ou développer un projet stable de très petite taille (maximum 3 personnes). Deuxièmement, il ne faut pas, ou difficilement, avoir accès au crédit bancaire. Enfin, il faut également avoir un projet d'entreprise suffisamment défini, avec un maximum de 75 000 € comme financement total.

LES MICROCREDITS DANS LE MONDE
Depuis leur naissance dans les années 70 les institutions de micro-finance n'ont cessé de croître et ceci, grâce au rôle prépondérant qu'elles jouent dans l'économie d'un pays, tant d'un point de vue économique que sur le plan social et culturel. On comprend alors aisément que les microcrédits se sont surtout développés dans les pays en développement.

Grâce à des donations ou des emprunts, des ONG octroient des crédits aux micro-entrepreneurs à l'instar de KIVA, qui fonctionne avec des institutions de micro finance (IMF) partenaires.

Kiva
Sur le site Internet de Kiva les particuliers peuvent soutenir un projet de leur choix. Chaque projet fait l'objet d'une fiche détaillant les caractéristiques de l'activité, le montant demandé et une présentation du porteur de projet.

Les projets sont très diversifiés. Par exemple, un financement a été demandé sur Kiva par une dame qui réalise le fumage et la vente de poissons dans son village. Ce financement lui permettra d'accroître ses stocks de poissons fumés et de faire vivre sa famille. Un autre projet destiné à financer la création d'une pharmacie a permis aux propriétaires de subvenir aux besoins de leur famille et au village d'avoir une pharmacie à proximité.

Le montant minimum du prêt est de 25 dollars (soit un peu moins de 25€). Evidemment, les prêteurs ne gagnent pas d'intérêts sur leurs prêts.

Kiva fournit aux institutions de micro finance des prêts sans intérêt en échange de la publication sur Internet d'informations transparentes sur l'impact pour le client. Les institutions de micro finance utilisent cet argent pour prêter aux clients au taux en vigueur et conservent le produit des intérêts. Les pertes éventuelles dues au défaut de paiement du client sont supportées par l'investisseur.

Le micro entrepreneur bénéficiaire du prêt rembourse sous la forme de mensualités qui sont réparties entre les membres de sa communauté de prêteurs, en fonction de l'apport de chacun. Ces derniers ne peuvent pas disposer de cet argent avant le remboursement complet de l'emprunt. En avril 2008, ces prêts concernaient 88 institutions de micro finance de 42 pays.

KIVA bénéficie aussi de l'appui d'un certain nombre de partenaires techniques (GOOGLE, MICROSOFT, YAHOO, …) et du sponsoring de fondations telles que CLINTON, KELLOG, ROCKEFELLER, ou encore MICROCREDIT SUMMIT CAMPAIGN.

ET EN Belgique…
Les microcrédits sont aussi d'application dans des pays comme la Belgique.

En effet, Crédal est une société belge qui octroie des crédits solidaires, des crédits sociaux et des microcrédits grâce aux investissements des particuliers. Ces crédits sont accordés aux associations et entreprises d'économie sociale ainsi qu'aux particuliers à revenus modestes.
Crédal leur offre également un soutien, un suivi ainsi que des conseils en gestion.

A ce jour, Crédal a déjà permis le développement de nombreux projets. Par exemple, en 2001 il a octroyé au Groupe d'Animation de la Basse Sambre (GABS) les fonds nécessaires pour engager du personnel supplémentaire.

D'autre part, la Région wallonne octroie également des microcrédits notamment via les prêts accordés aux chômeurs désirant s'établir en tant qu'indépendant à titre principal ou désirant créer une entreprise. Le montant maximum du prêt est égal à 4 fois l'apport en argent liquide, soit via un apport propre, soit via un prêt complémentaire, avec un maximum de 30.000 euros. Le remboursement de ce prêt se fait par des mensualités constantes. Sa durée est de 5,7 ou 10 ans.

Pour conclure, la micro finance c'est actuellement 25 milliards d'euros de prêts dans le monde alors que les besoins sont dix fois supérieurs. Toutefois les investissements privés devraient être multipliés par 10 d'ici 2015. Et, les investissements publics devraient doubler pour la même année.

Ceci laisse augurer un futur très prometteur.


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