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Obama: La Tunisie et l'Egypte seront les premiers à bénéficier des programmes d'assistance
Publié dans Tunisie Numérique le 19 - 05 - 2011

Dans un discours très attendu, Obama a précisé que l'Egypte et la Tunisie, qui ont mis à bas leurs dictateurs et qui se sont engagées dans une transition, seraient les premiers concernés par les programmes d'assistance que le FMI, la Banque mondiale et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement vont mettre en place, les présentant comme des cas cruciaux pour l'avenir de toute la région.
Barack Obama n'a pas oublié de souligner que de nombreux peuples en révolte n'avaient toujours pas eu satisfaction et étaient confrontés à de sanglantes répressions. De ce point de vue, le Président n'a éludé quasiment aucun sujet, fustigeant la répression orchestrée par les dictateurs ennemis de l'Amérique, en Libye et en Syrie, mais dénonçant aussi la violence déployée par les régimes alliés de Washington, comme le Yémen ou Bahreïn contre leurs opposants. «La nuit doit finir», a-t-il notamment dit à propos du Yémen. Seul le nom de l'Arabie saoudite, qui, il est vrai, n'a pas été le théâtre de mouvements de révolte, n'a été prononcé à aucun moment.
«La répression échouera, les tyrans tomberont. (...) Nous avons beaucoup de raisons d'espérer» a-t-il déclaré, il a aussi évoqué longuement le conflit israélo-palestinien, appelant à une réunion d'urgence pour relancer le processus de paix, Barack Obama a aussi promis un changement d'approche des Etats-Unis au Moyen-Orient, plaçant fermement son administration du côté des manifestants en quête de démocratie.
Faute de changer sa politique, l'Amérique fera face à une profonde rupture avec le monde arabe, a assuré le Président américain depuis le département d'Etat, où il prononçait cette allocution. Changer de politique implique pour l'Amérique de ne plus s'en tenir cyniquement à la défense de ses intérêts stratégiques, en matière de sécurité, de lutte anti-terroriste, de sécurisation des voies pétrolières ou de lutte contre la non prolifération nucléaire, a spécifié le numéro un américain. «Le soutien des réformes politiques et économiques» permettant aux sociétés arabes d'accéder en fin à une vie digne et prospère devra devenir une «priorité essentielle», a-t-il poursuivi, évoquant un vaste plan de milliards d'aide économique et d'intégration commerciale, sur le modèle de ce qui avait été fait après la Guerre froide pour amarrer l'Europe de l'Est au monde démocratique.
Le choix d'Assad
Obama s'en est pris tout particulièrement au régime de Bachar El Assad, jugeant que ce dernier était désormais face à un choix: «Le peuple syrien a montré son courage en exigeant une transition vers la démocratie, a lancé Obama. Le Président Assad est maintenant face à un choix. Il peut diriger la transition, ou s'écarter», a-t-il dit.
Le Président américain n'a pas éludé non plus le conflit israélo-palestinien, jugeant que les deux parties ne pouvaient faire l'économie d'une paix. «Les efforts des Palestiniens pour déligitimer Isräel ne créeront pas un Etat palestinien indépendant», a-t-il dit, à propos de la tentative des Palestiniens de marginaliser Israël à l'ONU et de faire reconnaître leur Etat par l'Assemblée générale. Il s'est toutefois prononcé pour la première fois en faveur d'un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967, au risque d'un choc frontal avec ses alliés israéliens à la veille d'une rencontre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. «Les frontières d'Israël et de la Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d'accord, afin d'établir des frontières sûres et reconnues pour les deux Etats», a déclaré M. Obama.
«Les Etats-Unis soutiennent un ensemble de droits universels», valables «que l'on vive à Bagdad ou à Damas, à Sanaa ou à Téhéran», et «notre soutien à ces principes n'est pas un intérêt secondaire», a affirmé le Président américain. Déplorant la violence d'Etat qui s'est manifestée au fil des révoltes, Barack Obama a jugé que «l'exemple le plus extrême est la Libye, où Mouammar Kadhafi a engagé une guerre contre ses propre concitoyens, promettant de les chasser comme des rats». Sans l'intervention de l'OTAN, «des milliers auraient été tués».
Revenant sur la mort d'Oussama Ben Laden sous les balles d'un commando américain, M. Obama a pris soin de remarquer que les révoltes arabes semblaient, à ses yeux, tourner le dos à l'extrémisme. Il a souligné que le chef d'Al-Qaïda «rejetait la démocratie et les droits individuels pour les musulmans au profit d'un extrémisme violent». Aujourd'hui, a-t-il insisté, les Arabes voient l'extrémisme d'Al-Qaïda comme «une impasse». Ben Laden est «un meurtrier de masse», et dès avant sa mort, son réseau «perdait sa lutte (...) car l'immense majorité des gens ont vu que le massacre d'innocents ne répondait pas à leur quête d'une vie meilleure», a déclaré le Président américain.


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