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Tunisie-Révolution: Scénario imaginaire pour une révolution réelle
Publié dans WMC actualités le 13 - 02 - 2011

Imaginez. Imaginez-vous que, pour parer à toute éventualité de récupération des raisons de la colère des peuples arabes par les islamistes, ou les ennemis jurés des hégémonies américaine et occidentale, les stratèges et les fins limiers des renseignements américains aient fomenté un plan pour stimuler toute émeute ou insurrection, la motivant et attisant le feu pour les transformer en des révolutions menant à des soulèvements contre des régimes dictatoriaux. Imaginez-vous un petit pays comme la Tunisie, dépouillé par une famille vorace, corrompue jusqu'à la moelle, sans foi ni loi, ne respectant rien ni personne, faisant fit de toutes les règlementations ou procédures, légalisant ce qu'elle veut et légitimant tout ce dont elle a envie, puisant dans les caisses de l'Etat et ses banques sans inquiétude aucune. Une, deux, des familles, spoliant, rackettant, abusant des biens publics et privés dans l'impunité la plus totale. S'attaquant sans scrupules à toutes les classes sociales, riches comme pauvres, réduisant les institutions de l'Etat à des boîtes en carton vidées de toute consistance.
Imaginez-vous une Tunisie dirigée par deux gouvernements, un au Palais présidentiel et un autre gérant les affaires courantes du pays. Des ministres sans aucun pouvoir de fait sur leurs départements respectifs et parmi eux certains devant supporter bien malgré eux un interventionnisme méprisable de la part de la présidence, de la «présidente» et ses acolytes.
Imaginez-vous des diplomates avertis sentant, entendant la colère gronder dans les milieux entrepreneuriaux, intellectuels et même dans la rue.
Les rapports décrivant dans le détail le pouls du pays indiquaient que c'était une question de temps avant de voir pareil pays se soulever contre un état de choses devenu insupportable. Rapports ultra secrets comme par enchantement publiés par le site Wikileaks dénonçant le clan mafieux de Ben Ali, sans dénoncer Ben Ali lui-même, sauf s'agissant de ce qu'il pense de son plus proche voisin, l'Algérie. Rappelez-vous les documents circulant, presque librement, et dans lesquels, on parle de projets pour faire hériter le pouvoir. Leila Trabelsi, Belhassen Trabelsi et Ali Seriati prépareraient même un coup d'Etat.
Des informations qui font bruit sur la toile et sont repêchées par certains médias en lignes et d'autres en papiers.
Imaginez un pays où les régions intérieures sont complètement délaissées, et où l'on ne voit guère l'impact des stratégies efficaces de développement ou les projets d'un «Fonds de solidarité» sans solidarité sur terrain.
Tout était cuit à point, il fallait tout juste attendre une amorce.
Et puis arriva un jeune homme digne, vendeur ambulant de son état, peinant pour subvenir aux besoins d'une famille nombreuse et démunie. Un jeune homme humilié, touché dans sa dignité et maltraité par un agent municipal, qui le gifle en pleine rue. Dans un acte de désespoir et de révolte pour sa dignité bafouillée, il s'immole! Bouazizi n'a pas tué les autres, il n'a pas commis d'attentat à la bombe, il s'est sacrifié.
La population souffrant de pauvreté, ignorée par le pouvoir central, choquée par le mépris et la mésestime, vit la Tragédie du jeune homme. Horrifiée par tant d'injustice, elle réagit. Il suffisait d'un détonateur, il fallait crier une colère refoulée pendant des années et briser la peur.
De marches de protestation, les mouvements se sont transformés en émeutes nourris par les balles de snipers qui n'attendaient qu'un petit signe pour abattre des manifestants pacifiques exprimant une colère légitime. Qui a donné les ordres aux snipers? Ce serait le président de ce pays, un certain Ben Ali, ancien militaire à la gâchette facile qu'on disait agent des services secrets de la plus grande puissance mondiale. Prévisible, avec une ambition démesurée et un passé sanguinaire. A chaque émeute (78 et 84) il n'hésitait pas à ordonner d'ouvrir le feu. Ses hommes ont tiré, Facebook a diffusé et les chaînes satellitaires ont pris le relais.
C'est l'indignation formulée, racontée et relatée sur tous les réseaux sociaux, c'est une mobilisation «spontanée» nourrie par des informations sur les razzias, les spoliations et les rackets des privilégiés et des intouchables d'un régime dictatorial qui ne devait plus continuer à gouverner un pays réputé pour être paisible et pacifiste.
«Anonymous» entre en jeu, attaquant les sites gouvernementaux. Etonnant, pourquoi n'avons-nous pas vu d'anonymous en Egypte?
De contestations sociales, les revendications tunisiennes deviennent politiques et de réformes profondes, ce sont les racines du mal qu'on a voulu arracher. La Toile était le champ de bataille mobilisateur, ce sont des Tunisiens soldats du Net via Facebook et Twitter qui se sont tous engagés pour donner le coup final à un régime mourant.
La révolution a grondé, la révolution a vaincu, le système est tombé.
Dans le même temps, depuis longtemps, on parlait d'un homme intègre, aimé et respecté dans son pays et estimé à l'international… Il paraîtrait que c'est l'Homme qu'il faut à la place qu'il faut et qui respecterait les équilibres qu'il faut… Serait-il le «black horse» (cheval noir…) que l'on cite souvent sans jamais désigner officiellement…
La suite de cette histoire imaginaire pourrait, peut-être, amener des réponses car nous en sommes encore au prologue… Juste imaginez… et si la Tunisie avait aussi servi de laboratoire pour exporter des révolutions dans d'autres pays ?
La révolution égyptienne est en marche, les autres sont sur le chemin…
Lire aussi: http://www.voltairenet.org/article168223.html


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