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Tunisie-Terrorisme : Le silence assourdissant de l'Etat face à la haute trahison et aux crimes d'Etat
Publié dans WMC actualités le 30 - 04 - 2018

Ils reviennent par contingents de pays où ils se sont habitués à tuer, décapiter, violer et perpétrer des génocides sur des populations civiles innocentes dont le seul crime est d'être syriennes, ou irakiennes, chiites, yazidites ou chrétiennes, ou encore parce qu'elles ne se sont pas soumises à l'état de fait prôné par les djihadistes opérant dans le cadre d'organisations djihadistes. Ces terroristes sont à la solde des Frères musulmans et de puissances internationales, ils sont leurs bras armés et s'appellent AQMI, Daech, Jabhat Annosra, Ansar Al Cham, et j'en passe.
Parmi les terroristes et en tête de liste en matière de férocité, de barbarie et de sauvagerie, figurent les jeunes tunisiens enrôlés depuis 2011 au vu et au su des autorités publiques de l'époque et sous le règne de la Troïka. Ils ont été ou payés pour aller tuer et se faire tuer ou endoctrinés par les centaines de prêcheurs qui avaient -et ont encore pignon sur rue- et par les activistes islamistes.
Le Djihad en Syrie et tuer des musulmans leur garantissent la félicité éternelle au paradis où tous leurs malheurs seront compensés car ils y trouveraient des fleuves remplis de miel et des houris !
Pour enrôler ces jeunes, les manipulateurs ont joué sur tous les tableaux profitant de leurs frustrations sociales et sexuelles et allant jusqu'à leur promettre l'inimaginable.
Voir et à entendre la députée du mouvement Nidaa Tounes, Fatma Msseddi, membre de la Commission d'enquête sur les réseaux organisant les déplacements des terroristes et leur enrôlement, relater les péripéties par lesquelles sont passés ces jeunes pour atterrir dans des pays en guerre, donne froid dans le dos !
C'était à l'occasion d'un Workshop organisé par le Centre international des études stratégiques, sécuritaires et militaire (CIESSM) sur le retour des dawaechs dans les pays d'Afrique du Nord et du Sahel.
«Selon les sources officielles du gouvernement tunisien, on dénombre 3.000 terroristes dont 70% ont été enrégimentés dans les organisations djihadistes sévissant en Syrie, alors que nombre d'ONG et d'associations travaillant sur ce dossier évoquent le chiffre de 5.000 djihadistes. Près de 800 sont revenus en Tunisie dont près de 170 ont été mis sous résidence surveillée, d'autres sous surveillance administrative» !
Et les autres ? Libres comme l'air ? Nous savons ce que les amnistiés djihadistes ont fait de la Tunisie tout juste quelques mois après leur relaxe, à leur tête un certain Abou Iadh. Ce qui explique les grandes peurs exprimées par une grande partie du peuple tunisien face à ces retours dangereux pour la paix dans le pays. Ce sont eux les maîtres d'œuvres des réseaux d'enrôlement et de déplacement des jeunes dans les zones de conflits. Les prêches dans les mosquées et les discours d'endoctrinement y compris politique ont été l'instrument «mental» pour les convaincre d'aller tuer ailleurs «pour la bonne cause».
Il vaut mieux ne pas s'étaler sur le retour des djihadistes algériens d'Afghanistan et la décennie amorcée juste après les élections municipales dans ce pays voisin.
Le ministre des Affaires religieuses interrogé dans le cadre de la Commission d'enquête s'est dit prêt à donner la liste de tous les noms des prêcheurs, affirmant que le ministère n'est aucunement responsable de leurs activités dans notre pays.
L'un des cas les plus choquants cité par Fatma Msseddi est celui de Hamza, un jeune handicapé moteur qu'on a retrouvé en Syrie : «Sa famille a été abasourdie, car il ne disposait pas de son passeport». Précisons que le jeune Hamza est un génie en informatique.
Des mécanismes très bien rôdés
Les réseaux responsables d'organiser le déplacement des jeunes dans les zones de conflits sont soumis à des mécanismes très bien rôdés. Il y a «le bras politique et le bras sécuritaire ou ce que nous appelons "police parallèle" et qui pour s'occuper de la logistique, sans parler des contrebandiers et des associations», précise Fatma Msseddi.
Les documents délivrés par les syndicats de la police républicaine et l'association «Mouatana» prouvent l'implication des activistes politiques dans le matraquage des jeunes. «Nous avons reçu des photos où l'on voyait un ancien député du parti Ennahdha, Habib Ellouze, discourir et assurer que s'il était plus jeune que les 60 ans qu'il faisait, il aurait été le premier à faire du djihad en Syrie. Abou Ya3rib Al Marzouki, un des idéologues du parti Ennahdha a déclaré "je suis fier de voir des jeunes tunisiens défendre leurs convictions en faisant le djihad partout dans le monde et j'ai honte de ceux qui considèrent le djihad comme un crime"».
Parmi les preuves indirectes soumises à la Commission, la responsabilité de Noureddine Bhiri, ministre de la Justice à l'ère de la Troïka, dans le balisage du terrain idéologique pour légitimer le djihad. «Un papier officiel édicté par le ministère de la Justice, datant du 3 décembre 2012, autorise le Cheikh Béchir Benhassan à prêcher dans toutes les prisons sans permission préalable et y faire des conférences. Le ministre a insisté auprès de toutes les autorités pénitentiaires pour qu'elles lui facilitent sa mission (Al Mornaguia pour exemple)».
Le président de l'Organisation internationale des savants musulmans, Youssef Al Karadhaoui, a aussi été l'un des acteurs ayant appelé au djihad en Syrie et a encouragé les jeunes tunisiens à le faire. 9 prêcheurs interdits d'entrer, parmi les 72 qui ont sévi dans notre pays, ont eu la liberté de circuler dans notre pays et ont même présenté des conférences au sein de nos universités pour enrôler les jeunes étudiants*. «Ceci prouve qu'il y a des sécuritaires qui ont été impliqués dans la facilitation de la circulation de ces individus dans notre pays ainsi que du déplacement des jeunes dans les zones de conflits. Il est choquant de trouver des responsables politiques, des députés et des sécuritaires impliqués dans les réseaux d'enrôlement des djihadistes, mais c'est malheureusement le cas».
Mais il n'y a pas eu que ces acteurs, précise Fatma Mssedi: «Les réseaux sociaux et les médias ont également eu une grande part de responsabilité dans ce drame national. Lorsque la chaîne Al Arabia a diffusé un documentaire sur les réseaux d'expédition des djihadistes, la machine médiatique islamiste a très vite réagi pour semer le doute, démentir toutes les informations diffusées par la chaîne en question. Nous avions voulu dans le cadre de notre Commission entendre les informations détenues par les députés qui se sont déplacés en Syrie et qui ont pu avoir des renseignements confidentiels de la part des autorités syriennes, mais les membres nahdhaouis de la Commission ont refusé net et court, prétextant que ces députés n'étaient pas en visite officielle et, par conséquent, leurs informations n'étaient pas valables».
A ce propos, le président de la République avait affirmé à maintes reprises que les relations diplomatiques entre la Tunisie et la Syrie ne sont pas rompues et qu'un consul tunisien est sis à Damas pour préserver les intérêts de la communauté tunisienne sur place. Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères convoqué dans le cadre de la Commission d'enquête a, dans ce même cadre, évoqué la nécessité de renforcer les relations entre la Tunisie et la Syrie pour des échanges plus fructueux.
Le présumé assassin de l'ambassadeur US en Libye libéré par le ministre des Affaires étrangères de la Troïka !
Mais ce qui est encore plus grave, assure Fatma Msseddi, c'est que le représentant du syndicat de la police républicaine a parlé de l'assassinat de l'ambassadeur américain en Libye en citant l'ancien ministre des Affaires étrangères sous le règne de la troïka. «Rafik Bouchleka a envoyé une délégation en Turquie pour récupérer le Tunisien présumé coupable du crime du diplomate américain afin de le juger en Tunisie, mais depuis, ce terroriste a été libéré pour repartir de nouveau en Turquie accompagné d'un groupe de jeunes !».
Le responsable sécuritaire a également précisé qu'on a profité de la commémoration de la Journée de la Terre dédiée à la Palestine pour faire entrer en Tunisie les services secrets israéliens «le Mossad».
Un accord a également été conclu avec le Hamas pour faire venir 33 Palestiniens en Tunisie dont la spécialité est la construction de tunnels et la formation de combattants dans les montagnes. Le martyr Mohamed Essboui, officier de police, a découvert ce complot, suite à quoi il a été victime d'un attentat.
Parmi les informations recueillies par la Commission, une rencontre entre Abou Yadh et le président d'un parti pour l'enrôlement des jeunes pour le djihad.
Qui est derrière le réseau du voyage des terroristes dans les zones de conflit ?
En 2017, plus de 40 réseaux spécialisés dont le voyage des djihadistes ont été démantelés par les forces sécuritaires, 6 groupements armés, 120 cellules d'enrôlement et plus de 180 cellules terroristes, ceci en une année seulement et malgré la disparition des services de sécurité de l'Etat, concoctée par la grande «patriote» Sihem Ben Sedrine.
En 2017, près de 29.000 jeunes filles et garçons ont été interdits de voyages pour suspicions quant à leur destination finale.
Nul n'ignore l'existence de vrais faux passeports, et le démantèlement des réseaux spécialisés dans le voyage des djihadistes a permis de savoir que ces réseaux ont pu infiltrer le système informatique et ont réussi à livrer aux jeunes des passeports qui leur permettent de partir en Turquie pour ensuite atterrir en Syrie.
Parmi les acteurs des réseaux cités plus haut, des sécuritaires arrêtés en attendant leurs jugements. Un rapport avait été présenté par Issam Dardouri, ancien officier à la Commission sur l'implication des sécuritaires ainsi que de nombre d'associations dans ces réseaux.
En 2012, on a mis fin au système de contrôle frontalier, ce qui a facilité la circulation des terroristes et les protégeant des poursuites, sans parler des dessertes assurées par une compagnie aérienne privée à destination d'Istanbul et la pression exercée sur des forces sécuritaires à l'époque pour autoriser les extrémistes djihadistes et terroristes impliqués dans des attentats à accéder au sol tunisien et y organiser des réunions. Cela s'appelle une implication à l'échelle de l'Etat dans les réseaux de transport des terroristes de notre pays vers les zones de conflits avec la complicité de la police parallèle ou infiltrée dans la fabrication de vrais faux passeports.
Les syndicats des forces sécuritaires républicaines ont présenté un rapport détaillé sur l'infiltration du ministère de l'Intérieur par une police partisane juste après que le corps de la Sécurité de l'Etat a été démantelé et que des dizaines d'officiers ont été limogés ou acculés à anticiper leur retraite. Suite à quoi des camps d'entraînement sauvages ont été aménagés à la Manouba, Sejnane et à Kairouan.
Les associations ont eu un rôle efficient dans l'encouragement des jeunes à partir en terres du Djihad. L'une d'elle, «Horria wa Insaf», aurait même bénéficié d'une aide financière de la part de l'ancien président de la République, Moncef Marzouki, dont 40.000 dinars, et ce juste avant l'organisation de la réunion des amis de la Syrie en Tunisie.
La présidente de ladite association, précise Fatma Msseddi, est une avocate connue pour défendre systématiquement les terroristes. Pire, une association caritative aurait dépensé près de 90 millions de dinars (MDT) dans les réseaux d'acheminement des terroristes vers les zones de conflits et le financement de campagnes électorales de deux partis.
Les informations citées par la députée lors du workshop ne sont qu'une goutte dans l'océan des renseignements recueillis et à recueillir et prouvant l'implication directe de personnalités politiques, partisanes et d'ONG dans l'une des plus grandes tragédies de la Tunisie post-indépendance. C'est l'instauration d'une idéologie basée sur la violence et le djihad via des instruments démocratiques et l'élévation du djihad et du terrorisme aux rangs de causes nobles qui garantissent à des jeunes à la fleur de l'âge le paradis parce qu'ils ont commis des tueries et des crimes abominables sur leurs pairs.
Face à tout cela, point de procès publics, aucun parti ou initiateur de ces mouvements n'est dénoncé en haut lieu ou jugé. Face à cela, c'est le silence assourdissant de l'Etat ! La haute trahison et les crimes contre l'Etat en sortent vainqueurs.
Amel Belhadj Ali
*Source : Syndicat des Forces sécuritaires républicaines.


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