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Tunisie Economie Crise : La main invisible de la mondialisation (8)
Publié dans WMC actualités le 21 - 01 - 2010


La stratégie des crises
Aucune mesure claire n'a été prise pour redresser la situation et surtout pour restaurer la confiance des marchés. La situation est encore confuse. Les plus importantes mesures à entreprendre pour sauver la situation économique internationale ont été ajournées. C'est la fuite en avant. Les décisions ne sont que de mesurettes de déblocage de la situation financière dans laquelle le monde des grands pays s'est trouvé. Pourquoi n'a-t-on pas pris de fermes décisions ? Qui est la cause principale de cette obstruction ? A qui en profite-t-elle ?
Avant de répondre à ces questions, il serait préférable de passer en revue les principaux événements qui se sont manifestés depuis la guerre russo-afghane à l'époque de Reagan tout en désignant les résultats de la Deuxième Guerre mondiale.
Pour connaître la vérité de cette crise, similaire à celle de 1929 -elle pourrait même être pire-, il serait important de faire un retour en arrière pour mieux préciser des éléments qui ont fondé l'économie de l'après guerre ainsi que ses résultats.
Les conséquences de la Première Guerre mondiale sont multiples mais les plus importantes sont l'apparition et la constitution de l'Union soviétique sous le régime du communisme, d'une part, et le renforcement de la puissance anglaise dont le Shilling était la monnaie internationale.
La Deuxième Guerre mondiale a entraîné la création du bloc socialiste, le bloc capitaliste et le bloc du tiers monde. Le dollar est devenu la monnaie internationale. Mais l'influence des Etats-Unis s'est renforcée d'une manière expansive en cherchant de remplacer les Anglais et le Français partout, et en créant de nouvelles alliances avec beaucoup de pays à travers le monde, notamment le Traité de l'Atlantique Nord; ils ont noué des relations privilégiées avec un bon nombre de pays en voie de développement surtout avec ceux qui sont riches en matières premières telles que le pétrole où ils sont prêts à faire face à l'avancée communiste.
L'objectif principal était la destruction du régime socialiste et le renforcement d'une économie de libre marché. Pour l'atteindre, il faut préparer une stratégie, une stratégie à double vitesse à savoir la modernisation de la machine de guerre par une nouvelle industrie d'armement qui se base sur les nouvelles technologies et l'adoption d'une politique antisoviétique. Le but principal est de convoyer l'Union soviétique dans une course d'armement, qui s'est terminé en faveur des Etats-Unis.
L'histoire se répète de la même façon, en empruntant d'autres voies. Les Etats-Unis ont perdu la guerre du Vietnam. L'Union Soviétique a eu le même sort par sa guerre avec les Afghans qui a harcelé l'économie soviétique, pour se trouver en fin d'étape dans une situation difficile, ce qui a accéléré la chute du Kremlin. C'est la victoire des Américains. La première phase du plan de la création d'un nouveau monde, la mondialisation, sous une domination américaine, a bien fonctionné et est arrivée aux frontières tracées. C'est une nouvelle réalité économique qui a pris place et elle sera la principale manière avec la quelle l'économie mondiale va se comporter.
La deuxième étape de ce plan mondial est la destruction par la guerre ou autres moyens de tout pays qui s'oppose directement ou indirectement à cette mondialisation et de punir les pays qui n'étaient pas des bons élèves et qui étaient en désaccord avec les Etats-Unis ou des alliés de l'Union soviétique, surtout les pays arabes riches en pétrole.
La guerre de l'Irak s'est déclenchée qui touche probablement à sa fin. D'autres crises se sont développées telles que le problème du Darfour, le problème palestino-palestinien, le problème syro-libanais, la guerre israélo-libanaise, la guerre contre le terrorisme, la guerre russo-géorgienne...
Chaque événement, quelle que soit sa nature, à un commencement et une fin. La mondialisation a commencé par la destruction de l'économie du régime soviétique et est en train de finir par la destruction de l'économie du régime des Etats-Unis, où comme on dit en arabe la magie a fait un mauvais tour au magicien, c'est-à-dire il a brouillé ses cartes par une mauvaise manœuvre ou un mauvais calcul. La vie nous cache toujours des imprévus immaîtrisables qui finissent par des moments où les rênes ne tiennent plus bon.
La conséquence principale de la lutte russo-américaine, à travers les âges, est que tous les deux ont subi des revers, l'un par une chute du régime et l'autre par une crise financière se développant dans un proche avenir en crise économique dont les conséquences sont encore inconnues.
Cette défaillance de ces deux puissances était due pour l'un par indifférence aux problèmes sociaux et la fuite en avant, pour l'autre par un mauvais calcul financier, qui n'était pas précis, surtout qu'on n'a pas précisé sa fin chronologique, c'est-à-dire on n'a pas pu arrêter les dégâts à temps, car l'affaire est devenue complexe. Les Américains n'ont pas prévu la dimension réelle de cette crise car le jeu se fait invisiblement en dehors de leurs pouvoirs puisque la stratégie arrêtée pour cette crise est en fait non américaine bien que plusieurs intéressés dans le monde croient que ce sont les Américains qui ont élaboré la stratégie mondiale des affaires politico-économiques. Les Américains ne connaissent que les grandes lignes de cette stratégie, mais les tactiques et le tableau de bord sont aux mains d'autres manipulateurs qui cherchent, toujours, à créer du désordre économique dans le but de semer la confusion internationale.
Le régime socialiste a chuté du fait de la non-cohérence des peuples avec le pouvoir. L'économie américaine a subi le revers actuel parce que ses calculs ont été faits d'une manière subjective sans tenir compte des éventuels retours de manivelle, et ils n'ont pas donné l'importance au facteur temps qui s'est accéléré d'une façon qui ne laisse pas le temps d‘agir ou de corriger. On peut maîtriser une crise si on sait réellement d'où elle provient et qui la provoque et surtout comment on la provoque. Plusieurs attribuent ce démarrage financier catastrophique à la crise des ‘subprimes' qui a sévi les USA en 2007. Ceci n'est que de l'apparence propagée pour la circonstance. C'est comme la provocation et le déclenchement d'une guerre. Il lui faut une cause directe et une autre indirecte.
Cette vérité n'est que partielle. La réalité est plus profonde qu'on le croit. Il faut bien imaginer comment faut-il préparer un jeu, quelles que soient son importance et sa nature sans l'entourer de toutes les conditions et les mesures d'appui ou de réussite. Oublier un facteur ou un déterminant de ce jeu, sans apporter les corrections en temps réel en cas de défaillance, est au fait une provocation claire qui fait appel aux futurs impacts négatifs pour qu'ils prennent position et s'endurcir pour en finir en difficile situation. (Lire la suite).


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