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Lettre d'excuses de Belhassen Trabelsi qui dit être prêt à rentrer en Tunisie
Publié dans Business News le 12 - 04 - 2012

Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, vient d'envoyer une lettre d'excuses adressée à « la Tunisie chérie et à son peuple fier ».
La lettre, en langue arabe littéraire et non datée, nous a été envoyée via son avocat Mohamed Hédi Lakhoua, que nous avons contacté pour authentifier la lettre et son expéditeur.
Belhassen Trabelsi entame sa lettre d'excuses par dire qu'il ne sait pas par où commencer, parce qu'il ne pense maintenant qu'à s'excuser à tout ce que son nom a causé de préjudice et d'injustice à tout Tunisien que ce soit sciemment ou pas.
« Nous nous trompons tous, mais il faut que l'on demande pardon, si l'on est sincères et cette lettre n'est qu'une tentative de ma part pour m'excuser et demander le pardon, bien que je sache que je suis aux yeux des Tunisiens, pour ne pas dire tous les Tunisiens, que je suis le criminel qui a pillé le pays et spolié les gens avant de partir. »
Belhassen Trabelsi dit qu'il ne s'est pas enfui, mais que face aux menaces qui lui ont été adressées, ainsi qu'à sa famille, à partir de la première quinzaine de janvier, et devant l'insécurité « après la tentative d'attaque de mon domicile à plusieurs reprises, puis son intrusion organisée, sa mise à sac et son incendie, j'ai dû protéger ma famille et m'éloigner provisoirement du pays. Nous avons quitté le territoire en toute légalité à partir d'un point frontalier et après avoir achevé toutes les procédures et tamponné nos passeports ».
Le beau-frère de Ben Ali s'est attaqué ensuite aux médias qui, dit-il, l'ont dénigré (sciemment ou pas) et ont donné de lui l'image de l'un des principaux symboles de la corruption de l'ancien régime, confondant ainsi ses propres agissements avec ceux d'autres.
« En mon absence, certaines histoires me concernant ont frisé l'imaginaire, y compris de la part de certains de mes associés avec qui j'avais de bonnes relations, basées sur la confiance ».
Belhassen Trabelsi consacre un paragraphe visant à amadouer ses lecteurs en disant qu'il n'est qu'un citoyen ordinaire appartenant à une famille modeste, qui a poursuivi ses études dans des conditions difficiles en Tunisie, puis en Algérie où il (aurait) obtenu le « grade » d'ingénieur, avant d'entamer ses activités économiques, qu'il qualifie de modestes également. Il déclare qu'il a fourni tous ses efforts pour l'essor de sa société qui s'est transformée en plusieurs sociétés, non pas parce qu'il a spolié le pays, mais grâce à ses efforts et son travail acharné et ses investissements pour « l'économie de mon pays. »
Il admet que les portes étaient ouvertes devant lui, en raison de son alliance avec le président de la République, et avoue que chaque fois qu'il a demandé un rendez-vous à un responsable, il a trouvé un bon accueil. Il relativise cependant en disant qu'il n'a jamais possédé une société de l'Etat et qu'il n'a jamais eu un terrain ou propriété appartenant à l'Etat (sic !) et qu'il a toujours rempli son devoir fiscal, à l'instar de tout citoyen.
Il dit que la majorité de ses propriétés, pour ne pas dire toutes, se trouvent sur le territoire de la République tunisienne et défie quiconque qui puisse prouver qu'il possède un mètre carré à l'étranger. Il est même prêt à fournir à l'Etat une procuration pour vérifier ce point.
« Tout le monde sait que j'ai beaucoup investi et que j'employais quelque 4000 personnes directement », dit-il avant de rappeler ses derniers investissements dans la société du sucre et dans la cimenterie où il a injecté l'essentiel de sa fortune et a ramené de gros investisseurs étrangers pour créer de l'emploi en Tunisie et servir l'économie du pays. « Ce comportement est-il celui de quelqu'un qui a spolié les biens du peuple ? Celui qui spolie le pays expatrie son argent et ne pense jamais à le rapatrier ou l'investir en Tunisie », conclut-il.
Belhassen Trabelsi dit que l'exil lui fait beaucoup de peine et qu'il a envie de rentrer au pays, quel qu'en soit le prix. Il dit être prêt à affronter toute instance judiciaire et de présenter toutes les informations en sa possession. Il dit être prêt également à donner les détails de son parcours et comment il s'est enrichi et corriger ses erreurs et réparer les préjudices s'ils existent.
« Je veux rentrer au pays afin de faire face à mon destin et de me plier aux interrogatoires et questionnements (…) », dit-il précisant qu'il ne veut pas affronter les vengeances, les jalousies, les haines, les mensonges… « Je ne pose pas de conditions, mais j'espère et j'ambitionne. Je sais que mon nom est banni, mais je reste Tunisien et tout Tunisien doit jouir de ses droits, quoi qu'il ait fait. »
Il conclut sa lettre en réitérant ses excuses et en répétant qu'il est prêt à affronter la justice et les instances de l'Etat en se présentant devant elles.
En attendant de voir si Belhassen Trabelsi va aller jusqu'au bout de son engagement, en rentrant au pays pour affronter la justice, précisons à nos lecteurs que certaines contrevérités sont contenues dans sa lettre.
Selon nos informations, l'incendie de sa maison a eu lieu après son évasion et non avant. Au moment de son départ, il a rencontré certaines personnes et il ne leur a pas dit que sa maison a été attaquée. Il était même serein.
Il dit qu'il n'a jamais possédé un bien de l'Etat, mais oublie de signaler que la concession Ford, qui appartenait à l'Etat, lui a été cédée à la suite de quelques subterfuges.
A propos des biens qu'il dit ne pas posséder à l'étranger, on sait qu'il possède (au moins) la compagnie aérienne égyptienne Koral Blue, filiale de Karthago Airlines.
Et il est évident qu'il a, au moins, un compte à l'étranger grâce auquel il séjourne au Canada depuis janvier 2011 et qu'il se paie les meilleurs avocats. L'histoire de ce compte a été évoquée, le 18 septembre 2011 par la Télévision Suisse Romande (TSR). Ce compte est à la HSBC Private Bank de Genève et il est crédité de 11 millions de francs suisses (soit l'équivalent de 17 millions de dinars tunisiens), selon TSR qui n'a pas été démentie par la banque.
Si nos informations sont erronées, nous lui publierons (volontiers) son droit de réponse, à condition qu'il prouve le contraire.
Cliquer ici pour lire la lettre originale en langue arabe


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