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Tunisie Houcine Abassi mène le bal entre Ennahdha et le Front de salut national
Publié dans Business News le 21 - 08 - 2013

La valse continue depuis près de 48 heures à la Place Mohamed Ali. Des réunions successives se tiennent entre la direction syndicale et toutes les composantes des partis politiques et de la société civile, afin de trouver une issue à la crise traversée par la Tunisie. Ils sont tous unanimes à accepter le parapluie de l'UGTT pour ce Dialogue national. Quelle responsabilité pour Hassine Abassi et son équipe !
Ce statut de l'UGTT n'est pas né de la crise en cours en Tunisie. Tout le monde se rappelle très bien qu'à l'approche du 23 octobre 2012, la centrale syndicale avait lancé sa première initiative de Dialogue national, visant à établir une feuille de route pour la transition démocratique après l'échec de la Troïka gouvernante dans la réalisation des objectifs pour lesquels elle a été élue, notamment la rédaction de la Constitution, la mise en place des différentes Instances et le calendrier des échéances électorales.
L'initiative de l'UGTT était alors survenue pour offrir une sortie du blocage, à l'orée du premier anniversaire des élections du 23 octobre 2011. La rencontre a été prévue un certain 16 octobre 2012. Elle a été torpillée entre-temps par la Troïka gouvernante, qui s'est réunie le 13 octobre et a publié un communiqué promettant la tenue d'élections, au plus tard, en juin 2012.
Le même communiqué avait alors annoncé un rapprochement des positions sur la Constitution et la formation imminente de l'Instance indépendante des élections. Pour sceller ce sabordage de la réunion initiée par la centrale syndicale, Ennahdha et le CPR l'ont boycotté. Histoire de faire échouer ce dialogue, synonyme d'une alternative à l'échec des gouvernants dans la conduite de la phase de transition.
Depuis cette date, les initiatives pour l'instauration du Dialogue national, initiées par la société civile, UGTT en tête, se suivent et se ressemblent dans l'échec à cause de l'intransigeance d'Ennahdha. L'UGTT a pourtant persévéré dans sa recherche d'un compromis pouvant sauver la Tunisie.
Toutefois, l'intransigeance d'Ennahdha et, surtout, l'approfondissement de la crise traversée par la Tunisie, suite aux assassinats politiques et la dégradation continue des indicateurs économiques, ont fini par renforcer l'approche prônée par la centrale syndicale sur la voie de la fin de la gouvernance unilatérale d'Ennahdha.
L'assassinat de Mohamed Brahmi a été fortement ressenti en Tunisie, aussi bien au sein de l'Assemblée nationale constituante, que dans la société civile, UGTT en tête. La centrale patronale (UTICA) a depuis rallié la requête de l'UGTT consistant en la dissolution du gouvernement et la formation d'un cabinet restreint de technocrates.
L'UGTT de Houcine Abassi est donc parvenue à réunir les efforts de la société civile dans un bloc républicain que personne n'aurait imaginé il y a deux ou trois ans. Même pas après le 14 janvier 2011. La multiplication des bévues politiques de la part des gouvernants et leur mauvaise gestion des affaires du pays ont permis à leurs opposants de se réunir en rangs serrés. L'UGTT est le Maestro de ce camp républicain.
En face, la crise gouvernementale pèse profondément sur la Troïka gouvernante. Le mouvement Ennahdha est dans la tourmente. De toutes parts, les propositions de sortie de crise fusent. Le blocage est dans les structures dirigeantes d'Ennahdha. Coupables d'incapacité en matière de gestion sociopolitique et économique. Une sorte de fixisme ravageur y sévit, nourri de rapports de forces précaires, de peurs et d'extrapolations.
Ce faisant, le principal parti de la coalition gouvernementale s'enfonce, s'enlise dans la tourmente. Tout en risquant gros, probable reddition de comptes oblige.
La crise retentit au sein même de l'édifice gouvernemental. Les répliques acerbes de Noureddine Bhiri, influent dirigeant d'Ennahdha, aux propos et attitudes d'Ettakatol en disent long là-dessus. La discorde de la coalition au pouvoir fait preuve de déséquilibre et risque une chute imminente. Il est utile de rappeler qu'Ettakatol se prévaut généralement d'un alignement sur la position de la centrale syndicale et ce, depuis les deux gouvernements de Mohamed Ghannouchi en janvier et février 2011. Et même si cela n'a pas été le cas en cette phase d'appartenance à la Troïka, certains n'hésitent pas à évoquer une reprise de conscience chez le parti de Mustapha Ben Jaâfar.
Ainsi, les dernières manœuvres de l'UGTT ont permis d'asseoir une quadrature nouvelle. D'un côté, Ennahdha et ses alliés, ses banlieues et ses satellites, enfoncés dans la crise jusqu'au cou. Un groupe d'apparence toujours solide et solidaire, mais faisant preuve d'un immobilisme tous azimuts. De l'autre, le Front du Salut qui, par Front populaire interposé, maintient la pression et joue l'opposition radicale, maximaliste, pure et dure. Il œuvre tout simplement pour la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée nationale. Ni plus, ni moins !
Nidaa Tounès, lui, n'est pas affilié au Front populaire, mais se place dans la mouvance radicale du Front du Salut. Il épouse en même temps la position de l'UGTT, la centrale syndicale, et de ses alliés prônant la dissolution du gouvernement et le maintien végétatif de l'Assemblée constituante. Une approche intelligente et pragmatique, dans la mesure où elle permet au patron de Nidaa Tounès de se retrouver en tant que partie prenante de toutes les combinaisons.
L'UGTT et la société civile constituent la quatrième arête de cette quadrature. Ennahdha et consorts sollicitent sa collaboration pour en finir avec leur profonde crise. Le Front du Salut se réjouit de son « indépendance » et Nidaa Tounes et consorts y trouvent un allié de taille.
Face à cet échiquier, la Tunisie retient son souffle et attend les résultats des dernières tractations entre les uns et les autres. La patronne des patrons, Wided Bouchamaoui, la LTDH et l'Ordre des avocats ont continué à maintenir la pression, en exigeant le départ du gouvernement Laârayedh.
Jusqu'où iront Rached Ghannouchi et son parti islamiste face à la pression et aux revendications de ce « front républicain »?


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