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Encore du chemin à faire
Droits de l'homme
Publié dans La Presse de Tunisie le 19 - 10 - 2016

Certes, la constitution du 27 janvier 2014 vient, texto, consacrer les principes des droits de l'Homme en Tunisie, mais leur traduction dans les faits n'a pas bien abouti. Deux ans déjà, on garde le même discours de sourds, sans avoir pu arriver à bon port. Et l'on se pose, alors, la question: est-ce un problème de mise en vigueur de la loi ou une volonté politique qui fait encore défaut ? En tout cas, il n'y a pas raison de se mettre dans son tort. Gouvernement, médias et société civile devraient ainsi s'y pencher pleinement. C'est dans ce sens qu'une conférence nationale s'est tenue, hier matin à Tunis, à l'initiative du centre «Kawakibi» pour les transitions démocratiques, en collaboration avec le ministère chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l'Homme. Intitulée «Gouvernance des droits de l'Homme, besoins et priorités», cette manifestation se veut un premier jalon sur la conception d'une stratégie en bonne et due forme, visant à renforcer les fondements politiques, réglementaires et structurels liés à ce champ d'action. Ouvrant la voie aux réactions de part et d'autre, M. Amine Ghali, président du centre «Kawakibi», a voulu recenter le débat. L'objectif consiste, a priori, à aligner tous les intervenants et activistes dans le domaine sur la même ligne droite, avec autant d'efficacité que de manière participative. D'après lui, la réflexion, en chœur, sur les besoins et priorités d'aujourd'hui en matière de droits de l'Homme se révèle nécessaire à tout plan d'action futur.
M. Mehdi Ben Gharbia, ministre délégué chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les droits de l'Homme, s'est félicité des textes de loi acquis dans la nouvelle constitution et les mécanismes de garantie qui en ont découlé. Toutefois, indique-t-il, on ne peut plus se contenter d'agir en rangs dispersés, chacun pour soi, d'autant plus que la constitution consacre l'approche participative dans la gestion de la chose publique. D'où, ajoute-t-il, l'implication de la société civile, en tant que forces vives, dans la bonne gouvernance, loin des conflits des domaines de compétence. «C'est pourquoi, on tient, aujourd'hui, cette conférence, à même d'y faire participer tous les droit-de-l'hommistes, afin de pouvoir mieux faire dans ce domaine», dit-il. Et de poursuivre qu'il est temps de réadapter nos lois à l'esprit de la constitution, mais aussi aux différentes conventions internationales, en réponse à nos engagements y afférents.
Instances constitutionnelles en difficulté
Car il y a longtemps qu'on n'arrive même pas à donner la preuve d'un véritable Etat respectueux des droits de l'Homme. Et bien que l'on dispose, aujourd'hui, d'instances constitutionnelles censées autonomes et indépendantes, leur situation laisse à désirer. Faute de locaux, de lignes budgétaires suffisantes et d'autres moyens matériels et humains, leur mission demeure, jusque-là, inachevée. Aller ainsi au combat mène à la mort tout droit, dit-on. L'Instance nationale de prévention contre la torture (Inpt), le Haut comité des droits de l'homme et des libertés fondamentales (Hcdhlf), ainsi que la Haica, sont tous des mécanismes qui semblent avoir failli à leur rôle de défense, de contrôle et de régulation.
Ainsi, leurs présidents respectifsi — Mme Hamida Dridi (Inpt), MM. Taoufik Bouderbala (Hcdhlf) et Nouri Lajmi —, n'ont pas hésité à dire leurs quatre vérités : «Caisses presque vides, personnel timidement mis en disponibilité, sans les moindres moyens nécessaires, auxquels s'ajoute la tutelle de l'exécutif». Bref, des instances en difficulté d'exercice normalement. « Et pourtant, on nous demande d'agir, de bouger et de réaliser de bons résultats. On ne sait pas comment le faire si les moindres outils du travail n'existent pas», se plaignent-ils. Comme si le fait de créer ces instances n'était que pour jeter de la poudre aux yeux, ainsi s'exprime le chef de la Haica. De son côté, Mme Dridi s'est interrogée sur le besoin de son instance si l'Etat ne compte pas lui favoriser le climat propice à l'accomplissement de sa mission. Celle-ci consiste, par la loi, à visiter les prisons et tous les centres de détention à travers la République, enquêter sur les crimes de torture et procéder à la sensibilisation à cet égard.


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